L'entraîneur-chef Paul Dalglish a été impressionné par l'intensité déployée par ses joueurs à la première journée du camp d'entraînement du Fury d'Ottawa lundi après-midi.

Début du camp du Fury: Dalglish vise un championnat

Quand Paul Dalglish a pris le relais de Marc Dos Santos à la tête du Fury d'Ottawa en 2016, il était rempli d'espoir envers sa nouvelle formation de la NASL.
En consultant sa liste des joueurs de l'équipe qui avait atteint la finale du Soccer Bowl à New York en 2015, Dalglish avait placé la barre bien haute en affirmant qu'il voulait guider l'équipe ottavienne vers l'étape suivante : le championnat. On connaît la suite, la troisième année d'existence du Fury a été décevante. Le club a pris le 10e rang des 12 équipes au classement général.
Malgré une année de transition ardue en 2016, l'entraîneur-chef écossais n'a pas hésité à replacer la barre au même endroit que l'an dernier lorsqu'il a ouvert le camp d'entraînement du Fury au Centre R.A. d'Ottawa lundi après-midi.
« La dernière saison a été la plus difficile de ma carrière de joueur ou d'entraîneur. Dans l'avion, en m'en venant à Ottawa, j'avais mon carnet de notes et je débordais d'enthousiasme, mais en l'espace de deux ou trois jours, le rêve avait déjà été détruit. En se rendant en finale, des joueurs ont vu leur valeur augmenter et ils ont choisi d'aller jouer ailleurs. C'est la nature d'un pays où il n'y a pas de promotion ou de relégation pour ses équipes de soccer. »
Quand la saison de la USL débutera dans huit semaines, Dalglish assure que les choses se passeront différemment même si le Fury évoluera dans une autre ligue.
Son équipe
« L'an dernier, ce n'était pas mon équipe. Les joueurs qui sont ici aujourd'hui, c'est moi qui les ai mis sous contrat ou qui leur ai offert une prolongation de contrat. Ils correspondent au moule du joueur du Fury que nous recherchons. Ce sont des compétiteurs intenses qui joueront avec du feu dans les yeux. Nous serons une équipe difficile à affronter. Maintenant, nous allons instaurer une culture d'équipe. Cette culture était inexistante avant parce qu'elle a été différente de l'an un à l'an deux à l'an trois. »
Dalglish ajoute que son équipe de 2016 n'a jamais réellement eu le temps de se cimenter. « Il y avait des joueurs qui exerçaient une loyauté envers l'ancien coach et ses idées. Il y en avait d'autres qui partageaient ma philosophie. Les ingrédients étaient réunis pour créer des divisions dans l'équipe. »
Neuf joueurs de l'édition 2016 du Fury sont de retour. Dix-huit joueurs sont actuellement sous contrat et Dalglish ne prévoit pas procéder à d'autres embauches, car il attend incessamment l'arrivée de trois à quatre joueurs qui seront prêtés par l'Impact de Montréal. Ceux-ci seront appelés à faire la navette entre le club de la USL et celui de la MSL en 2017.
Retours importants
Parmi les joueurs importants qui sont de retour, il y aura l'attaquant Carl Haworth, seul survivant de la première édition du club de 2014. Les milieux de terrain Ryan Williams, Jamar Dixon et Lance Rozeboom ont déjà prouvé leur utilité l'an dernier sans compter que Gerardo Bruna, la grosse prise de Dalglish en 2016, a enfin recouvré la santé. Il n'a pris part qu'à une poignée de matches l'an dernier.
En défensive, les vétérans Eddie Edward, Kyle Venter et Onua Obasi assureront une présence rassurante. C'est sans doute devant le filet qu'il y aura le plus gros point d'interrogation puisque le Français Romuald Peiser est allé rejoindre Marc Dos Santos avec San Francisco dans la NASL.
Callum Irving, un jeune Canadien au talent immense, devrait cependant être en mesure d'assurer la transition, lui qui a goûté à son premier match avec l'équipe nationale canadienne senior il y a quelques semaines aux Bermudes.
On vous disait que Paul Dalglish avait encore des idées de grandeur cette saison. Et comment ?
Célébrations à la maison
« C'est le 150e anniversaire du Canada cette année et il y a déjà plusieurs activités prévues dans la capitale. On sait que la coupe Stanley sera de passage et qu'il y aura le match de la coupe Grey dans notre stade. Nous ne voulons pas être des touristes dans tout ça. Nous voulons non seulement gagner le titre de la USL, mais nous voulons le gagner à la maison. Nous voulons faire partie des célébrations du 150e ! »