Julian De Guzman a été déçu de l'attitude de ses joueurs dans le dernier match perdu 1-0 à Harrisburg mercredi.

De Guzman cherche des joueurs affamés

Il reste trois matches à la saison du Fury d'Ottawa. À moins d'un miracle, il n'y en aura pas d'autres en séries éliminatoires.
Une victoire contre le Battery de Charleston (13-8-8) dimanche après-midi à la Place TD lui permettrait de rêver un peu, mais l'entraîneur-chef Julian De Guzman ne veut même plus penser aux séries dans le moment présent.
Avec une fiche de 7-10-12, son club est à six points d'une place en séries.
Portant l'étiquette d'entraîneur intérimaire depuis qu'il a remplacé Paul Dalglish il y a neuf matches, De Guzman ne veut même pas pencher sur son propre avenir.
« La direction ne me traite pas comme un entraîneur intérimaire. On me traite comme si j'allais être ici l'an prochain. Je vais faire la même chose avec nos joueurs pour les trois prochains matches. À ce point-ci, je ne pense même plus aux tactiques ni aux systèmes de jeu. Ce que je veux voir dans les trois derniers matches de l'année, ce sont les joueurs qui veulent s'imposer des sacrifices pour cette équipe. Qui veut gagner ? Je vais le voir de mes propres yeux d'ici la fin et ça sera mon job d'identifier ces joueurs. »
Julian De Guzman a été déçu de l'attitude de ses joueurs dans le dernier match perdu 1-0 à Harrisburg mercredi. Ils ont eu 55 minutes pour jouer avec l'avantage d'un joueur sur le terrain. Ils n'ont pas été en mesure d'en profiter.
« Je pense que le carton rouge des Islanders était la pire chose qui pouvait nous arriver. Automatiquement, nos joueurs ont pensé que nous avions un net avantage. Il n'y a qu'une seule façon d'expliquer notre défaite. L'autre équipe voulait gagner plus que nous. C'est ce qui m'a fait le plus mal. »
Le message de De Guzman est donc très clair. Il veut voir ceux qui sont prêts à se défoncer pour le logo. Depuis sa rentrée, le Fury n'a pas encore gagné une seule fois. Il s'est incliné à trois reprises et fait match nul six fois.
« C'est frustrant à bien des égards, mais dans le portrait global, je ne suis pas encore au bord de la crise de nerfs. Je demeure reconnaissant envers le poste que j'occupe. C'est un honneur de diriger cette équipe. »
Expérience vécue
À sa première année comme entraîneur, de Guzman signale que ce n'est pas la première fois qu'il traverse une aussi longue période de matches sans victoire. Il se souvient d'une fois en particulier où il était en tout début de carrière. D'ailleurs, il souhaite que ses joueurs s'inspirent de son expérience personnelle pour entreprendre les trois derniers matches.
« J'avais 21 ans. J'étais dans un club de deuxième division en Allemagne. On ne gagnait pas. Je ne jouais pas non plus. Nous avions passé deux entraîneurs durant la saison. Nous étions sur le point d'être relégués en troisième division quand un troisième entraîneur a fait son entrée. Il voulait voir qui allait lui en donner le plus. Avec lui, j'ai eu un nouveau départ et j'ai pu commencer 13 des 15 derniers matches. Notre équipe a quand même été reléguée, mais un club de notre division a accédé à la première division et ce club est venu me chercher pour jouer en Bundesliga l'année suivante. Ma carrière était lancée. »
Julian De Guzman parle donc en connaissance de cause. Le Fury a seulement 1,1 % de chances d'accéder aux séries de la USL maintenant, mais plusieurs joueurs jouent leur avenir.
« Il y a une occasion à saisir. Je serai aux aguets », dit-il.