Le nouveau joueur du Fury FC d’Ottawa David Edgar accepte de faire un grand pas en arrière pour le bénéfice de sa carrière.

David Edgar accepte le sacrifice

Des grands stades de la Premier League en Angleterre comme Wembley à la Place TD, il y a un grand pas en arrière que le nouveau joueur du Fury FC d’Ottawa David Edgar accepte de faire sans rechigner afin de relancer sa carrière de joueur de soccer.

Mardi, au lieu de prendre un vol nolisé comme pendant sa dizaine d’années avec des clubs comme Newcastle United, Burnley, Swansea City, Birmingham City, Huddersfield Town et Sheffield United, l’Ontarien originaire de Kitchener est embarqué dans un autobus pour se taper environ six heures de route pour arriver à Bethlehem, en Pennsylvanie, où il disputera un deuxième match dans l’uniforme noir et rouge mercredi soir contre le Steel FC de l’endroit.

Cela fait partie de son retour à la compétition après une année 2017 perdue en raison d’un accident bête, une voiture ayant frappé la voiturette de golf dans laquelle il prenait place lors de vacances en Arizona en décembre 2016. Il faisait alors partie de l’organisation des Whitecaps de Vancouver, de la Major League Soccer, avec qui il avait terminé la saison 2016.

« J’ai eu besoin d’une reconstruction majeure des ligaments croisés antérieur et postérieur d’un genou en raison de cet accident. C’était frustrant parce que c’était un délit de fuite, on n’a jamais trouvé la personne responsable. Ça aurait probablement été plus facile à accepter si c’était arrivé en jouant, sur un ‘tackle’, par exemple. Ensuite, peu de gens me donnaient une chance de revenir au jeu. Mais le football, c’est tout ce que je connais. Je voulais continuer. Ça n’a pas été facile, mentalement et physiquement, alors que c’était ma première blessure majeure. Mais mon épouse dit que j’ai été bon. On m’a dit que la première étape pour guérir, c’était de regarder en avant, et c’est ce que j’ai fait », a-t-il confié au Droit mardi après l’entraînement du Fury.

L’arrière de 31 ans, qui fait 6’ 4’’, est allé au camp d’entraînement des Whitecaps en début d’année, mais il n’a pas été retenu « pour une raison ou une autre », dit-il, et il a ensuite joué cinq matches avec Nashville, dans la United Soccer League, « mais ce n’était qu’une solution à court terme, je les ai aidés et ils m’ont aidé, mais ça n’allait pas être à long terme », explique-t-il.

Edgar a plutôt gardé un œil sur la formation ottavienne, dirigée par son ancien coéquipier avec l’équipe nationale du Canada, Julian de Guzman. Il a été intrigué par son « projet » de rassembler le plus de joueurs canadiens possible pour les développer pour Équipe Canada. « Je surveillais ce qui se passait en raison des connexions que j’ai dans l’équipe, je connais la plupart des joueurs et Julian aussi évidemment. Les deux dernières années de ma carrière ont été un peu drôles, c’est toujours moi qui devais m’ajuster. Je suis encore capable de le faire et d’aider les jeunes joueurs de l’équipe », estime celui qui s’est expatrié à 14 ans pour faire partie de l’Académie du Newcastle United.

Pour son premier match avec le Fury samedi dernier dans un verdict nul de 0-0 contre le Indy Eleven, l’entraîneur Nikola Popovic a modifié son alignement à un 4-3-3 pour s’adapter à son nouveau vétéran.

« C’est très difficile d’insérer un nouveau joueur dans l’alignement à ce temps-ci de la saison, parce qu’il faut former l’équipe de la façon qu’on veut jouer, et là il faut intégrer un joueur avec ses caractéristiques. On a fait beaucoup de vidéo avec lui, et il a bien fait à son premier match. Avec du temps, il va s’améliorer, c’est certain. C’est un vétéran qui sait quoi faire. Il apporte de la grandeur à notre brigade défensive et ça nous permet d’avoir plus de solutions, de changer la forme de notre équipe », a dit Popovic, refusant de dire si Edgar sera du onze partant contre le Steel FC.

« Ça fait du bien d’ajouter un tel joueur qui a vécu beaucoup d’expériences dans sa carrière. Ça a paru lors de son premier match, il a été très solide. En fin de saison comme ça, alors qu’on commence à ressentir les effets des matches précédents. C’est une profondeur accrue qui nous fait du bien, quelqu’un qui peut nous amener de la confiance et de la sécurité derrière », souligne de son côté le gardien québécois Maxime Crépeau, qui sera en quête d’un 13e blanchissage cette saison mercredi à Bethlehem.