Maxime Crépeau sera un des trois gardiens de l’équipe nationale canadienne masculine pour le début des qualifications de la Ligue des Nations la semaine prochaine en Floride.

Crépeau reçoit l’appel de Herdman

Il a beau avoir été prêté au Fury d’Ottawa par l’Impact de Montréal, les 12 jeux blancs signés par le gardien québécois Maxime Crépeau dans la USL ont retenu l’attention du sélectionneur de l’équipe canadienne senior de soccer.

Jeudi matin, John Herdman a dévoilé la composition de sa formation de 23 joueurs en vue des qualifications de la Ligue des Nations CONCACAF qui débuteront dans un peu plus d’une semaine et le nom de Crépeau figurait parmi les trois gardiens retenus.

« Ça fait du bien d’obtenir cette reconnaissance. C’est gratifiant de voir que tous mes efforts ont été reconnus. C’est une source de motivation supplémentaire qui va me permettre de pousser davantage pour atteindre mes objectifs », a dit le gardien de 24 ans après l’entraînement du Fury à la Place TD jeudi matin.

Les joueurs de l’équipe canadienne participeront à un camp de préparation à partir de lundi prochain avant d’aller se frotter aux Îles Vierges dans un match qui sera disputé en Floride le 9 septembre.

Milan Borjan, 30 ans, est le gardien numéro un incontesté du Canada depuis plusieurs années. Alessandra Busti, 18 ans, a également été retenu parmi les gardiens.

Maxime Crépeau a déjà participé à deux matches internationaux avec l’équipe nationale senior et ne sait vraiment pas s’il sera appelé à jouer dans le prochain match en Floride.

« L’équipe canadienne a de nouveaux entraîneurs que je ne connais pas encore, alors c’est difficile de savoir quel sera mon rôle. Milan est le gardien titulaire de longue date. Je suis content de faire partie de l’équation. Je vais être là pour bien représenter l’équipe, assister Milan et apprendre à connaître Alessandro qui arrive de l’académie de la Juventus », a ajouté Crépeau.

Ce dernier s’estime chanceux d’avoir été prêté au Fury pour la saison 2018 puisqu’il a eu l’occasion de se mettre en valeur en disputant tous les matches sauf les deux premiers de la saison.

« Mon passage à Ottawa a permis de me donner de la visibilité. Quand tu es un jeune gardien de moins de 25 ans, il faut que tu joues des minutes pour développer ton talent. C’est ce qui m’arrive cette année. »

Meneur de la USL avec 12 blanchissages, Crépeau va disputer le prochain match du Fury à New York vendredi soir. Il ira rejoindre l’équipe nationale dimanche pour revenir sept jours plus tard. Il va rater le match du Fury à Toronto la semaine prochaine ainsi que le match amical contre l’Impact de Montréal le 7 septembre.

Callum Irving, gardien numéro un du Fury pendant toute la saison 2017 et lors des deux premiers matches de la saison 2018 pourrait enfin reprendre du service, à moins que David Monsalve n’obtienne sa première chance de la saison.

Deux anciens Fury et un Ottavien

Deux autres anciens joueurs du Fury feront le voyage en Floride la semaine dernière, soit les défenseurs Marcel de Jong et Doneil Henry, qui ont maintenant fait le saut avec les Whitecaps de Vancouver dans la MLS.

Jonathan David, 18 ans d’Ottawa, fait également partie du groupe de la relève qui sera appelé à vivre l’expérience de la Ligue des Nations. Il a inscrit quatre buts à ses quatre derniers matches en Belgique.

Le match contre les Îles vierges américaines sera le premier d’une série de quatre. Le Canada affrontera ensuite la Dominique à domicile le 16 octobre, puis Saint-Kitts-et-Nevis le 18 novembre et enfin la Guyane française le 26 mars 2019.

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L'ATTAQUE DU FURY DEVRA DÉBLOQUER À NEW YORK CONTRE LE RED BULL

Tic-tac. Tic-tac. Tic-tac. 

En pleine lutte aux séries éliminatoires, le temps commence à presser pour que l’attaque du Fury d’Ottawa débloque.

Elle n’a pas fourni un seul but à ses trois derniers matches qui se sont soldés par un verdict nul et deux revers. Le Fury a été blanchi dans 13 de ses 27 matches de la saison régulière. Il a été victime d’un jeu blanc à presque tous les deux matches. Son meilleur compteur ne revendique que quatre buts. Seulement une autre équipe de la USL possède un « meilleur compteur » avec aussi peu de buts et le FC Toronto II en paye la note en occupant la cave du classement.

Une chance que la défensive « opère » parce qu’avec aussi peu de buts marqués, le neuvième rang de l’équipe ottavienne dans la conférence de l’est de la USL tient presque  du miracle. 

Son accès aux séries va carrément dépendre de l’éveil de son attaque parce que vendredi soir, le Fury (10-12-5) affrontera le Red Bull de New York II (9-7-10), une équipe qui le devance par seulement deux points au huitième rang de la conférence.

« Nous avons des joueurs de qualité en attaque. Il s’agit d’afficher plus de confiance dans le dernier tiers du terrain. Il faut trouver une façon de regrouper toutes les pièces du casse-tête et les buts vont se produire naturellement », a dit l’attaquant Tony Taylor, qui partage le sommet des marqueurs du Fury avec Steevan Dos Santos et Kevin Oliveira.

Blessé, Dos Santos ne participera pas au match à New York vendredi face au Red Bull qui a marqué une tonne de buts cette saison, mais qui en a aussi concédé plusieurs à ses adversaires. « Ils ont une puissante attaque, mais ils laissent beaucoup d’espace dans leur zone défensive. Il faudra exploiter cet espace », a ajouté Taylor, qui reviendra au jeu après avoir purgé un match de suspension en raison d’une accumulation de cartons jaunes.

Pour l’entraîneur-chef Nikola Popovic, l’attaque ne représente pas nécessairement un problème. Ce qui est grave, c’est son manque d’opportunisme.

« En étudiant nos trois derniers matches, nous constatons que nous avons créé beaucoup de chances de marquer. Plus que nos adversaires, mais nous n’avons pas été capables de capitaliser. Juste en convertissant 10 % de nos occasions, nous allons générer un ou deux buts par match. Ce n’est pas beaucoup demandé, 10 %. »

Le match à New York sera le premier d’une série de cinq à l’étranger, là où le Fury a eu de la difficulté à connaître du succès, mais Popovic ne veut pas regarder plus loin que le match de vendredi.

« Nous devons nous concentrer sur New York. L’histoire ne changera pas. Si nous gagnons tous nos matches (il en reste 7), nous avons des chances de finir au quatrième rang. Présentement, nous sommes là où nous pensions être, soit en pleine lutte pour une place en séries. »