Ryan Williams a compté le 1er but de son équipe lors de la première demie samedi.

Carl Haworth, cet attaquant indispensable

Sur le chemin de son retour au jeu, même s'il ne peut jouer des matches complets de 90 minutes, Carl Haworth trouve des moyens d'offrir de sérieux coups de pouce au Fury d'Ottawa.
Samedi, à la Place TD, l'attaquant canadien a fait son entrée dans la 61e minute. Une demi-heure plus tard, environ, il a permis à son équipe de soutirer un match nul de 2-2 au club de réserve des Red Bulls de New York.
Il a servi un très précis corner qui a permis à son coéquipier Jamar Dixon de créer l'égalité, in extremis, dans les arrêts de jeu.
« Carl a été brillant », a résumé l'entraîneur-chef du Fury, Paul Dalglish, après la partie.
« Nous avons établi un plan pour l'aider à reprendre la forme. Nous l'avons respecté. Carl est un joueur tout simplement trop important pour nous. Quand il saute sur le terrain, on voit immédiatement la différence. »
« Il nous a beaucoup manqué durant son absence. Il nous aide même lorsque la balle sort du terrain. Sa capacité à jouer la longue balle lors des entrées de touche peut nous donner un gros avantage », a-t-il ajouté.
D'ailleurs, peu de temps après le but de Dixon, Haworth a bien failli créer une autre chance de marquer pour son club lors d'une entrée de touche.
Il venait d'inscrire sa deuxième passe payante en autant de parties. Il en voulait clairement plus.
« On jouait devant nos fans et ils étaient simplement fantastiques aujourd'hui. Nous avions l'impression que nous leur étions redevables. Je regardais le temps qui s'écoulait sur l'horloge. J'avais l'impression qu'en allant puiser loin, dans nos ressources, nous pouvions créer une occasion supplémentaire de marquer », dit le joueur qui dispute sa quatrième saison dans la capitale.
Il y avait effectivement un petit quelque chose de spécial dans les gradins. Le Fury s'est produit samedi devant 7780 spectateurs - la plus importante foule de la saison.
Après le match, dans le camp du club local, il y avait un certain sentiment de satisfaction. Les Red Bulls sont, après tout, les champions en titre de la United Soccer League.
Dalglish ne pouvait cependant s'empêcher de penser qu'une victoire a filé entre les doigts de ses joueurs.
Deux mauvaises minutes
Le Fury avait réussi à prendre les devants grâce à un but du milieu de terrain Ryan Williams, en première demie.
Puis, en seconde demie, deux buts rapides des visiteurs - Zeiko Lewis et Brandon Allen - ont jeté une douche froide dans les gradins.
« Nous n'avons pas livré notre meilleure prestation de la saison. Ce n'était pas toujours joli. Il faut reconnaître qu'il n'est pas facile de jouer à un tempo élevé quand le match débute à 14 h, qu'il fait très chaud et qu'il faut courir sur une pelouse artificielle », déplore Dalglish.
Cela dit...
« Lors de leur premier but, nous n'avons jamais été capables de ralentir leur coureur. Nous avons amplement eu le temps de le voir arriver et nous ne l'avons pas arrêté. Les défenseurs sont pourtant payés pour être plus rapides que les attaquants adverses dans ce type de situation. »
« Pour ce qui est de leur deuxième but... C'était une belle pièce de jeu. Nous leur avons quand même rendu la vie un peu trop facile, si vous voulez mon avis. »
Les choses vont quand même plutôt bien pour le Fury, qui a subi seulement trois revers à ses 16 dernières parties.
L'équipe disputera son prochain match samedi prochain, sur la route. Elle sera à Louisville, au Kentucky.