À 35 ans, Christine Sinclair (droite) s’approche dangereusement du record de buts comptés en matches internationaux.

Canada-Brésil à Ottawa

Elle a marqué l’histoire du soccer féminin canadien, mais ses 173 buts en carrière l’ont aussi propulsé au sommet de son sport sur la scène mondiale.

Christine Sinclair et sa bande de l’équipe nationale feront un arrêt à Ottawa dimanche après-midi afin de se frotter au Brésil dans un match amical qui servira de préparation en vue des qualifications au tournoi de la Coupe du monde 2019 en France.

À 35 ans, Sinclair s’approche dangereusement du record de buts comptés en matches internationaux. L’Américaine Abby Wambach compte 184 buts à son arsenal, mais la joueuse de 38 ans est maintenant retraitée.

À 11 buts d’égaler la marque, le record est à la portée de la Canadienne native de la Colombie-Britannique. Et Sinclair aura amplement le temps de surpasser cette marque puisqu’elle compte poursuivre sa carrière jusqu’aux Jeux olympiques de 2020 à Tokyo.

« Si coach Ken (Kenneth Heiner-Møller) me garde avec l’équipe, je vais continuer de marquer des buts ! C’est mon objectif de rester au moins jusqu’aux Jeux olympiques », a raconté Sinclair à son arrivée à Ottawa plus tôt cette semaine lors d’une rencontre sur la colline Parlementaire.

Ce record, si l’on se fie à ses dires, semble plus important pour les membres des médias que pour elle.

« Ça n’a jamais été mon objectif de battre des records. Ce sont toujours les médias qui m’en parlent. Ce que je veux, c’est d’aider mon équipe à gagner des matches. Si je marque, tant mieux. Si nous gagnons, c’est encore mieux. Le record n’a jamais occupé une grande place dans ma concentration d’avant-match. »

Or, le soccer féminin a beaucoup changé dans les 20 dernières années. La parité est bien plus grande entre les grandes nations mondiales. Les matches à sens unique sont de moins en moins nombreux. Si Sinclair devait fracasser la marque de Wambach, c’est un record qui pourrait ne jamais être battu.

« La plus grande différence depuis que j’ai commencé à jouer au soccer sur la scène internationale, c’est le nombre de pays qui peuvent réellement aspirer à une Coupe du monde ou une médaille d’or olympique. Les États-Unis n’ont même pas passé les quarts de finale à Rio. Nous avons assisté à un réel changement de la garde depuis 20 ans », dit Sinclair.

Dernier match à Ottawa ?

Même si l’attaquant a indiqué qu’elle voulait se rendre aux JO de Tokyo, le duel de dimanche contre le Brésil pourrait être son dernier match en carrière à Ottawa. L’équipe nationale féminine ne s’arrête pas souvent dans la capitale. Elle dispute habituellement deux matches par année en sol canadien.

La dernière fois que l’équipe canadienne a joué à la Place TD, c’était justement avant les Jeux olympiques de Rio en 2016. Près de 24 000 personnes avaient pris place dans les gradins pour assister à une victoire de 1-0 du Canada sur le Brésil grâce à un but de Jeannine Beckie dans les arrêts de jeu.

On ne s’attend pas à une pareille foule en ce dimanche de fête du Travail même si le Brésil pourrait être tenté de savourer sa revanche pour sa défaite dans le match de la médaille de bronze face aux Canadiennes aux Jeux de Rio.

Pour Christine Sinclair, rien ne sert de regarder derrière. « Ça va être notre dernier gros test avant le tournoi des qualifications à la Coupe du monde au Texas au mois d’octobre. Nous affrontons une des meilleures équipes au monde et j’espère qu’il y aura beaucoup de monde dans les gradins. Notre objectif est toujours d’inspirer la prochaine génération de joueuses. »

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CRÉPEAU BRILLE, LE FURY PERD

Maxime Crépeau a continué de démontrer qu’il était le joueur le plus utile du Fury d’Ottawa au MSU Soccer Park de New York vendredi soir.

Le gardien a été bombardé de 22 tirs, dont six cadrés. Il a même bloqué un pénalty à la 55e minute, mais encore une fois, il n’a pas été appuyé par son attaque. Le Fury a été blanchi dans un quatrième match de suite. Il a aussi encaissé un troisième revers consécutif en s’inclinant 1-0 contre le Red Bull de New York II, un club qu’il pouvait déloger au huitième rang avec une victoire vendredi.

Au lieu de tout ça, les Ottaviens ont maintenant trois points de retard sur une place dans les séries éliminatoires. Nashville occupe dorénavant ce huitième rang il a trois matches en mains sur Ottawa (10-13-5). Le Red Bull (10-7-10) est passé au septième rang avec sa récolte de trois points.

Jared Stroud a été l’unique marqueur de la rencontre à la neuvième minute. La meilleure occasion de réplique est venue de Tony Taylor qui a frappé le poteau à la 32e minute. Le Fury a été dominé 22-7 dans les tirs au filet et 6-1 dans les tirs cadrés.

Le défenseur Eddie Edward n’a rien fait pour aider la cause de siens en héritant d’un carton rouge à la 54e minute, laissant le Fury en désavantage numérique pendant les 40 dernières minutes de jeu. C’est à la suite de ce carton rouge que Maxime Crépeau a pu empêcher le Red Bull de prendre une avance de deux buts. Il a plongé à sa droite pour arrêter un pénalty d’Anatole Bertrand-Abang.

Le Fury a donc mal amorcé sa longue séquence de cinq matches sur la route. Il aura l’occasion de relancer son attaque qui n’a pas marqué en 366 minutes en affrontant le FC Toronto, pire club de la USL, jeudi prochain.

Nouveau défenseur

Par ailleurs, le Fury a annoncé avoir obtenu le prêt d’un nouveau défenseur en provenance de l’Impact de Montréal vendredi. Michael Petrasso, 22 ans, a pris part à 14 matches de l’Impact dans la MLS et viendra donner un coup de main à l’équipe dans sa quête pour une qualification aux séries de la USL. Il a également participé à huit matches (sept départs) de l’équipe nationale canadienne senior. Le dernier match international du Torontois remonte à la Gold Cup en 2017.