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Crépeau poursuit sa magie

Un autre match du Fury, un autre jeu blanc de Maxime Crépeau. Mais surtout deux arrêts spectaculaires, coup sur coup, lors d’un tir de pénalité.

Une séquence impliquant le gardien québécois qui a été diffusée un peu partout. Que ce soit au petit écran ou sur les médias sociaux.

Ça se passait samedi soir en Caroline du Sud. Plus précisément contre le Battery de Charleston.

Crépeau a glissé à sa gauche à la 50e minute pour repousser le tir initial pris par Ataula Guerra. Puis il a sorti la jambe droite pour stopper le rebond redirigé par Nicholas Rittmeyer.

Deux arrêts qui ont permis au Fury de revenir à la maison avec la nulle de 0-0 et demeurer invaincu dans une quatrième partie consécutive.

« Ce fut un moment marquant du match », a avoué Crépeau, lundi, avant l’entraînement du Fury à la Place TD.

« Mais comme je dis depuis le début de la saison, mon rôle est de garder le match à zéro. L’équipe joue super bien devant moi. On a un beau bloc quand on est en bas du terrain. Les chances de marquer sont rares. Puis lorsqu’il y a un penality comme ça, je dois répondre. C’est dans mes mains. »

Et jusqu’ici, l’athlète de Greenfield Park, qui a été prêté au Fury par l’Impact de Montréal, ne déçoit pas. Il a blanchi l’adversaire lors des 373 dernières minutes de jeu.

Crépeau, 23 ans, dit avoir réagi « instinctivement » sur le tir de pénalité.

Habituellement, les gardiens du Fury vont passer en revue des vidéos des tireurs de l’équipe adverse avant une partie.

« Mais Charleston n’a eu aucun penality depuis le début de la saison. Je me suis fié à mes instincts », a-t-il raconté.

Ce dernier s’est aussi rappelé que Guerra s’était pointé devant lui quelques minutes auparavant.

Qu’il avait tenté une frappe à la gauche du gardien.

Puis il y avait le non verbal de l’attaquant du Battery.

« Je le regardais dans les yeux (avant le tir de pénalité) et il regardait vers le bas. J’avais l’impression qu’il s’en allait là », a relaté Crépeau, qui ne s’est pas trompé.

Ses coéquipiers ont tous défilé afin de le féliciter après ces deux arrêts. C’est sans compter les appels et courriels reçus après le match.

« J’ai eu beaucoup de messages de félicitations », a confirmé la nouvelle coqueluche du Fury.

« À la fin de la journée, on sort de là-bas avec un match nul. Je suis content qu’on a pu ramener un point à la maison (...) Notre préoccupation numéro un, c’est le classement. Il faut accumuler des points. »

Le Fury occupe le 14e rang avec une fiche de 2-4-3.

Charleston, lui, flirte avec le sommet. Tout comme le prochain adversaire à débarquer vendredi à Ottawa, le Steel FC de Bethlehem (4-4-2), qui se trouve en cinquième position.

Cette partie aura lieu pour une rare fois en soirée à la Place TD.

« J’ai hâte. Habituellement, nous jouons les samedis à 14h », a rappelé Maxime Crépeau.

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Nana devra encore attendre

Il s’avère un des deux grands blessés du Fury aux côtés de la vedette locale Maxim Tissot.

Un de ces joueurs que l’organisation a hâte de voir enfin sur le terrain. Une de ces embauches majeures effectuées durant l’hiver.

Son nom ? Nana Attakora.

Un défenseur central ontarien qui a joué 70 parties dans la MLS. C’est sans compter une dizaine de présences sein de l’équipe canadienne senior. L’an dernier, il était même le capitaine des Deltas de San Francisco lors de leur victoire au Soccer Bowl, cette finale de la NASL.

Sauf que le joueur âgé de 29 ans n’a pas encore enfilé son numéro 4 chez le Fury. Il ratera le neuvième match du calendrier régulier, samedi en Caroline du Sud, lorsque ses coéquipiers affronteront le Battery de Charleston.

« Les cinq à six derniers mois ont été difficiles », avoue Attakora, qui a subi une fracture à une cheville lors du Soccer Bowl. Des ligaments ont aussi été déchirés.

Le hic ?

Le vétéran joueur ignorait l’ampleur des dégâts sur le coup.

« Ce n’est que lors de la deuxième semaine du camp d’entraînement, lors de notre retour de la Floride, que j’ai réalisé que quelque chose n’allait vraiment pas », relate-t-il.

Un test de résonance magnétique a révélé la nature du problème.

« Je dois dire que le club a été très bon avec moi. On s’est assuré que je reçoive tous les traitements nécessaires afin de retrouver la santé. On n’essaie pas d’accélérer mon retour au jeu. »

Sauf qu’il se rapproche plus que jamais de l’alignement du Fury.

« Je termine ma deuxième semaine à l’entraînement avec les gars, souligne Attakora en souriant.

«Je rattrape le temps perdu. Je reprends la forme. Autant que je veuille jouer dès que possible, je sais trop bien que la prudence est de mise. J’ai appris que si on tente de forcer la note, que je reviens trop tôt, d’autres problèmes risquent de survenir.»

Né à North York, Nana Attakora a joué trois saisons aux côtés de Julian de Guzman chez le Toronto FC. Il a aussi vu de l’action chez les Earthquakes de San Jose et le DC United, toujours dans la MLS.

À travers tout ça, il y a eu un séjour d’une saison au sein du FC Haka en Finlande.

S’il a abouti à Ottawa, c’est en raison de deux hommes, Marc Dos Santos et de... Julian de Guzman.

«Marc m’a dirigé à San Francisco. Il m’a vanté l’organisation du Fury. Il m’a aussi parlé en bien de l’entraîneur-chef Nikola (Popovic) qui avait déjà travaillé avec lui.

«Puis il y a ma relation avec Julian. Je lui ai toujours voué un grand respect. Et il est un peu comme moi. Il s’avère un grand compétiteur qui n’aime pas perdre.»

De Guzman est devenu directeur général du Fury pendant la saison morte. Une de ses premières mises sous contrat a été celle de Nana Attakora.

«Julian m’a vendu sa vision du club, comment il comptait construire une équipe gagnante. C’était facile de lui dire oui.»

Parlant de vision, Attakora sait déjà la voie qu’il empruntera une fois ses crampons accrochés. Il veut travailler dans le domaine de l’immobilier.

«Comme mon père. Il est un gros joueur en ce moment au Ghana en Afrique de l’Ouest. Il m’a déjà enseigné beaucoup de choses.»

Par ailleurs, un de ses jeunes coéquipiers, Jimmy-Shammar Sanon, a appris dans les dernières heures qu’il affrontera l’Argentine et Lionel Messi le 29 mai prochain. L’attaquant a été sélectionné par l’équipe haïtienne en vue de ce match amical international qui aura lieu à Buenos Aires.

Les Argentins se serviront de cette joute dans leur préparation finale avant le début de la Coupe du monde FIFA 2018.

Sanon rejoindra la formation nationale de Haïti dès mardi prochain. Il avait effectué ses débuts avec elle en octobre dernier, jouant 59 minutes dans un match nul de 3-3 contre le Japon.

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Falvey parmi les étoiles de la semaine

Nouvel indice nous permettant de croire que la situation s’améliore, lentement, chez le Fury d’Ottawa. Un membre de l’équipe a été sélectionné au sein du XI de la semaine de la United Soccer League (USL).

Colin Falvey, leader incontesté de l’équipe, fait partie des trois défenseurs retenus au sein de l’équipe, cette semaine. L’Irlandais de 32 ans a participé aux deux victoires obtenues par l’équipe. Il a marqué l’unique but dans la victoire de 1-0 contre Penn FC. Il s’est distingué, défensivement, lors du match remporté 2-0 contre Atlanta United II. Falvey est un des deux joueurs du Fury qui a pris part aux 720 minutes de jeu, jusqu’à maintenant.

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Maxime Crépeau ne laisse rien passer

Maxime Crépeau aurait difficilement pu imaginer une meilleure façon de célébrer son anniversaire de naissance.

Vendredi, le gardien de buts québécois a soufflé 24 bougies.

Il n’a pas trop fait de vagues.

Samedi, il a enfilé ses chaussures à crampons et son maillot jaune serin. Il a sauté sur la pelouse – artificielle – de la Place TD pour aider le Fury d’Ottawa à vaincre le club de réserve d’Atantla United, 2-0.

« C’est un BEAU cadeau de fête, s’est-il exclamé. Une belle victoire, un autre blanchissage... Que pourrais-je demander de mieux ? »

La vie semble, effectivement, sourire au jeune athlète de Greenfield Park qui a été prêté au Fury par l’Impact de Montréal.

Il s’agissait de son troisième blanchissage en 10 jours.

Il a maintenant franchi le cap des 300 minutes sans concéder un seul but.

« Mon rôle, personnel, c’est d’offrir à l’équipe une chance de gagner. Je ne suis pas tout seul, derrière. Les trois derniers blanchissages, ce n’est pas juste moi. Les gars travaillent super bien devant moi. Nous l’avons encore vu aujourd’hui », a-t-il déclaré après la partie.

« C’est un effort collectif quand on parle de clean sheets. À la fin de la journée, le gardien peut sortir du lot parce qu’il ne concède pas, mais toute l’équipe devant souffre pour obtenir ce résultat », a-t-il précisé. Crépeau choisit donc la prudence et la modestie, ce qui semble sage.

Trois blanchissages, c’est bien. Il demeure quand même loin du record d’équipe qui appartient à Romuald Peiser.

Le Français a joué pendant 648 minutes consécutives sans laisser passer un seul ballon, durant cette mémorable saison 2015 où il a remporté les gants dorés dans la North American Soccer League (NASL).

Crépeau atteint quand même son objectif premier.

Le Fury a profité de sa belle séquence pour quitter la cave du classement de la United Soccer League (USL).

Les deux victoires et le match nul devraient, au minimum, purifier l’air dans les salons de la Place TD. Tous les joueurs et les dirigeants, qui demandent du temps et de la patience aux partisans depuis le début de la saison, pourront respirer un peu plus à l’aise.

Les choses changent, affirme Crépeau, qui s’affirme de plus en plus comme un leader.

« On l’a senti à Harrisburg, lundi. On l’a senti, ici, aujourd’hui. On a encore bien débuté le match. On a marqué deux buts. Ensuite de ça, on gérait, entre guillemets. Nos adversaires avaient le ballon, mais ils n’étaient pas vraiment dangereux. Donc, ça ne nous dérangeait pas plus que ça. C’est pas comme si nous avions affronté une équipe qui nous avait poussé à jouer sur les talons en essayant des passes en profondeur ou des tirs au but », analyse-t-il.

« Il n’y a pas de transformation, juste une meilleure compréhension. Les gars s’habituent à jouer avec de nouveaux coéquipiers. Au début, les gars ne connaissaient pas vraiment celui qui s’alignait à gauche ou à droite. Il y avait donc moins d’automatismes. Dans une nouvelle saison, il faut de la patience. On s’est dit qu’on se donnait du temps pour bien tout comprendre. On voit maintenant que des automatismes commencent à se former. »

Les attaquants

L’entraîneur-chef du Fury, Nikola Popovic, n’a pas envie de voir la vie en rose. Pas si vite, dit-il.

Crépeau n’était pas scandalisé de voir les visiteurs contrôler le ballon, en fin de match.

Son patron, lui, n’a pas aimé sa lecture de la feuille de match. Le Fury a contrôlé le ballon pendant 33 % du match, seulement. « C’est nettement insuffisant. Nous devons faire mieux », a-t-il décrété.

L’entraîneur était quand même heureux de savoir que Steevan Dos Santos a enfin brisé la glace. Meilleur marqueur de l’équipe, en 2017, le striker originaire du Cap-Vert a enfin inscrit son premier but en 2018.

Dans la victoire de 2-0, Carl Haworth a été l’autre marqueur.

« C’est bon de contribuer aux succès à l’attaque. Nous ne pouvons quand même pas laisser Colin Falvey marquer tous les buts, rigole le capitaine.

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Les attaquants donnent une autre victoire au Fury

Terminée, la traversée du désert?

Après avoir très mal entamé la saison, le Fury d’Ottawa commence à enchaîner les résultats.

En 10 jours, le club de soccer de la capitale a réussi trois blanchissages consécutifs. Il a obtenu sa deuxième victoire consécutive, samedi, en dominant le club de réserve du Atlanta United, 2-0, à la Place TD.

Les blanchissages font bien paraître Maxime Crépeau.

Le gardien québécois a toutefois reçu un bon coup de pouce, cette fois. Les trois attaquants insérés dans le XI Partant du Fury - Steevan Dos Santos, Carl Haworth et Adonijah Reid - ont probablement livré leur meilleure performance de la saison.

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Meilleur-Giguère a enfin sa chance

L’attente a été plus longue que prévu, mais Thomas Meilleur-Giguère a enfin obtenu son premier départ depuis qu’il a été prêté au Fury d’Ottawa par l’Impact de Montréal il y a deux ans.

Le défenseur de 20 ans a broyé du noir en 2017 alors qu’il a été limité à 59 maigres minutes de jeu réparties sur quatre matches dans un calendrier qui en compte 32. L’année précédente, à seulement 18 ans, il avait obtenu 21 départs et même marqué deux buts avec le club-école de l’Impact dans la USL. Une blessure à un défenseur du Fury lui a toutefois ouvert la porte la semaine dernière contre le Red Bull de New York II.

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Falvey donne une première victoire au Fury

Il a attendu à son septième match, mais le Fury d’Ottawa a enfin pu savourer sa première victoire de la saison 2018 dans la USL lundi soir.

Cette première récolte de trois points est survenue sur la route, à Harrisburg, avec un but tardif compté à la 87e minute par un défenseur! Bien placé dans la surface de réparation, Colin Falvey a saisi un retour de corner pour botter le ballon dans le filet et procurer un gain fort attendu de 1-0 au Fury contre le Penn FC. Le gardien Maxime Crépeau signait ainsi un deuxième blanchissage consécutif.

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Le Fury face à trois de ses ex-champions

Après trois matches consécutifs à domicile où il a amassé ses deux premiers points de la saison, le Fury d’Ottawa aura fort à faire à Harrisburg lundi soir pour effacer son zéro dans la colonne des victoires du classement de la USL.

Face au Penn FC, les Ottaviens seront confrontés à trois membres importants de leur édition championne de la saison d’automne de la NASL en 2015.

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Un premier blanchissage pour le Fury

À défaut de pouvoir applaudir un but, la foule record pour un match des écoliers de la USL aura au moins été témoin du premier blanchissage de la saison du Fury d’Ottawa mercredi.

Majoritairement constitués d’élèves en provenance de 49 écoles de la région, 8084 spectateurs ont vu Maxime Crépeau au sommet de sa forme. Le gardien québécois prêté par l’Impact de Montréal a réalisé sept arrêts, dont plusieurs vols, pour permettre au Fury d’Ottawa d’arracher un verdict nul de 0-0 au Red Bull de New York II.

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Falvey ne joue pas avec des perdants

Le début de saison du Fury d’Ottawa est un désastre.

Comment dire autrement ? Avec un seul point en banque après cinq matches, il forme provisoirement le pire des 33 clubs au classement la USL. Ces résultats contrastent avec l’enthousiasme débordant de l’organisation pendant le camp d’entraînement.