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Autre honneur pour Crépeau

Maxime Crépeau était un homme occupé dans sa chambre d’hôtel des Caraïbes à St-Kitts-et-Nevins lundi soir.

Fraîchement installé avec l’équipe nationale canadienne en prévision d’un match de la Ligue des Nations de la CONCACAF le 18 novembre, le gardien du Fury d’Ottawa devait répondre à une tonne de messages de félicitations.

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Partenariat accru à prévoir avec le Fury et Dos Santos

Julian De Guzman se souvient encore du moment où il a pris Marc Dos Santos par surprise en l’appelant directement afin de lui offrir ses services pour venir terminer sa carrière de joueur à Ottawa avec le Fury.

C’était en 2015. Marc Dos Santos était encore à trois ans de devenir le nouvel entraîneur-chef des Whitecaps de Vancouver. Même s’il était armé du meilleur curriculum vitae de l’histoire du soccer canadien, De Guzman était venu jouer à Ottawa pour des peanuts.

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Crépeau rafle tout, Tissot confiant pour l’avenir

Nouveau détenteur du record de blanchissages dans la USL, le gardien Maxime Crépeau a raflé la moitié des trophées au gala de fin de saison du Fury d’Ottawa jeudi soir à la Place TD.

Grâce à ses 15 jeux blancs en 31 matches, le Québécois a mis son nom sur les trophées du joueur le plus utile à l’équipe, du joueur par excellence choisi par les partisans et du meilleur nouveau venu de la saison 2018.

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Le Fury laisse partir 15 joueurs

Aux grands maux, les grands moyens.

Visiblement déçu d’avoir raté les séries de la USL par quatre points, le Fury d’Ottawa a annoncé qu’il laissait partir 15 joueurs mardi. Près de la moitié de ces joueurs avaient été prêtés au Fury pour la saison 2018 et certains d’entre eux seraient accueillis à bras ouverts en 2019, mais l’équipe n’a aucun contrôle sur ces prêts.

Par exemple, Maxime Crépeau et Thomas Meilleur-Giguère sont de retour avec l’Impact de Montréal et c’est le club de la MLS qui décidera de leur sort la saison prochaine. Clément Bayiha, Daniel Kinumbe, Jimmy Sannon et Gabriel Balbinotti sont dans le même bateau. Adonijah Reid a quant à lui passé la dernière année et demie à Ottawa en prêt du FC Dallas.

Pour les huit autres joueurs, le Fury n’est pas passé par quatre chemins pour expliquer le non-renouvellement des contrats incluant ceux de Steevan Dos Santos et Tony Taylor, les deux meilleurs compteurs du club avec cinq buts. Clairement, cinq buts, ce n’était pas suffisant.

« Nous avons raté les séries avec ce groupe. Nos performances se sont améliorées par rapport à 2017, mais ce n’était pas suffisant pour accéder aux séries. La qualité du jeu de la USL s’améliore. Il faut s’améliorer nous aussi en relevant la barre », a d’abord expliqué le directeur général Julian De Guzman.

En ce moment, il peut seulement confirmer le retour de six joueurs pour former son noyau de 2019 : les Canadiens Jamar Dixon, Nana Attakora, Maxim Tissot, Chris Mannella, le Britannique Onua Obasi et Kevin Oliveira (Cap-Vert).

De Guzman est aussi en pourparler avec les agents du capitaine Carl Haworth, du défenseur Eddie Edward, du gardien David Monsalve et du milieu de terrain Jérémy Gagnon-Laparé afin de les ramener à Ottawa.

Les agents libres Callum Irving, David Edgar, Sergio Manesio, Cristian Portilla, Daniel Haber et Azake Luboyera devront quant à eux trouver du travail ailleurs l’an prochain. Membre de l’équipe nationale canadienne, Edgar tentera d’évoluer à un niveau supérieur à présent qu’il est bien rétabli d’une blessure qui lui a fait rater plus d’un an d’action.

Même si plusieurs Canadiens ont été libérés mardi, Julian De Guzman assure qu’il ne dérogera pas de son « projet canadien. »

« Le plan demeure d’avoir une équipe majoritairement composée de joueurs canadiens, mais nous voulons avoir des Canadiens dont le talent est supérieur à la moyenne. À la fin de la saison, j’ai dit que je voulais garder 40 % de notre noyau de joueurs. Nous avons confirmé le retour de 20 % et je travaille sur l’autre 20 %. Nous avons reçu de l’intérêt de Canadiens qui voudraient faire partie de notre projet. Nous puiserons là pour aller chercher la majorité de l’autre 60 % des joueurs qui nous manquent. Nous n’avons aucun contrôle sur les prêts, mais nous reprendrions un gars comme Thomas Meilleur-Giguère si l’Impact le voulait. »

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Franc-tireur recherché chez le Fury

Un club qui a mené la USL en blanchissant ses adversaires 15 fois sur 34 matches devrait participer aux séries éliminatoires.

Il ne faut pas chercher de midi à 14 heures pour comprendre pourquoi le Fury d’Ottawa a été exclu des séries de l’automne 2018. Il n’était pas capable d’acheter un but.

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Crépeau s’attend à être échangé

Le Fury d’Ottawa n’a peut-être pas atteint son objectif de prendre part aux séries éliminatoires de la USL en 2018, mais son «projet canadien» a tout de même servi la cause de huit joueurs québécois cette saison.

La majorité d’entre-eux ont été prêtés par l’Impact de Montréal, mais personne n’aura eu autant d’impact à Ottawa que Maxime Crépeau. Le gardien de 24 ans a inscrit une nouvelle marque de la USL avec ses 15 blanchissages. Les chances de le revoir à Ottawa la saison prochaine sont minces.

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Le Fury rate les séries de justesse

Beaucoup de cœur. Beaucoup d’efforts. Beaucoup d’occasions de compter. Absence de touche finale. Pas assez de buts. Pas assez de victoires.

En résumé, ce sont les raisons qui expliquent l’exclusion du Fury d’Ottawa des séries de la USL. Malgré la présence de Maxime Crépeau qui a mené la ligue avec un record de 15 blanchissages, l’équipe ottavienne a raté les séries pour la quatrième fois en cinq ans depuis ses débuts professionnels.

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Pas de séries pour le Fury d'Ottawa

Oubliés, tous les scénarios de probabilités d’accès aux séries éliminatoires de la USL pour le Fury d’Ottawa.

Le premier critère qu’il pouvait contrôler, une victoire obligatoire, n’a pas été coché samedi après-midi devant 5385 spectateurs à la Place TD.

Dans son match de la dernière chance, le Fury (13-15-6) a été blanchi dans un quatrième match consécutif à domicile. Il s’est incliné 2-0 contre le Battery de Charleston (14-6-14). Du même coup, il ratait les séries pour une quatrième année depuis sa rentrée au soccer professionnel il y a cinq ans.

« S’il y a une chose que je ne peux pas remettre en question, c’est le cœur et l’effort de notre équipe », a dit le vétéran défenseur Eddie Edward.

Il a cependant ajouté un « mais » à son commentaire.

« Malheureusement, dans le sport professionnel, le cœur et l’effort, ce n’est pas toujours suffisant. Enlevez nos deux erreurs qui ont mené à leurs deux buts et je pense que nous avons joué un de nos meilleurs matches de la saison. C’est dur à prendre. Nous savons tous que nous sommes capables de faire mieux. Nous avons laissé tomber nos partisans... Il faut tirer des leçons de cette déception et revenir plus fort l’an prochain. »

Le défenseur natif d’Ottawa a raison. Le Fury a généré les meilleures chances de marquer contre le Battery, mais c’est un peu l’histoire de sa saison.

« Nous n’aurions jamais dû être dans une position d’avoir à gagner notre dernier match de l’année pour rentrer dans les séries. Aujourd’hui, on voit ce qui se produit quand tu ne saisis pas tes occasions durant la saison. »

Encore une fois, le Fury a touché des poteaux ou raté des filets complètement ouverts.

L’entraîneur-chef Nikola Popovic a dû se rendre à l’évidence après le match.

« Je n’ai jamais dirigé une équipe qui a frappé autant de poteaux dans une saison. À un moment donné, ce n’est plus que de la malchance ou des accidents. Il faut que ce soit relié à une question de qualité... »

Le Fury n’a marqué que 15 buts en 17 matches à la maison en 2018. En pleine course aux séries, il a été blanchi quatre fois de suite à ses quatre derniers matches à la Place TD. Clairement, une équipe qui aspire aux séries ne peut se permettre cela.

« Il y a trois éléments qui vont faire de nous une meilleure équipe l’an prochain a dit l’entraîneur Popovic. De meilleures conditions de camp d’entraînement. S’assurer d’avoir un meilleur calendrier et un alignement plus solide pour disputer un calendrier de 34 matches. Il faudra s’assurer d’avoir la même qualité sur le terrain même quand nous avons deux matches dans la même semaine. »

La différence entre le Fury et le Battery samedi ?

Quand ils ont eu des chances, les visiteurs ont concrétisé. Quand le Fury a eu des chances, il a frappé des poteaux, raté le filet ou encore, il a été victime d’un bel arrêt du gardien Robert Beebe.

En ce sens, la foule venue appuyer son équipe est restée sur son appétit. Si Maxime Crépeau ne réalisait pas un blanchissage, les chances du Fury de gagner étaient minces cette saison, mais au moins, ils ont pu lutter pour une place dans les séries jusqu’au dernier match de la saison, ce qui n’avait pas été le cas depuis deux ans.

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S.O.S. au premier capitaine

Participer aux séries de la USL. C’était le premier objectif de la saison 2018 du Fury d’Ottawa.

Tout sera encore possible à son dernier match de l’année samedi après-midi à la Place TD, mais premièrement, il devra ramasser les trois points d’une victoire contre le Battery de Charleston.

La deuxième étape exigerait de l’aide en provenance de Cincinnati ou de Tampa Bay. Champions de la saison régulière, Cincinnati devra vaincre Nashville. Sinon, Tampa devra livrer un match nul ou l’emporter contre Bethlehem.

Dans ce contexte, le capitaine Carl Haworth a tendu une perche au premier capitaine de l’histoire du Fury cette semaine. Richie Ryan, un des favoris de la foule pendant ses deux saisons à Ottawa, porte maintenant les couleurs du FC Cincinnati. Advenant une victoire du Fury, Ryan et sa bande pourraient rendre un service royal à l’équipe de la capitale en défaisant Nashville en soirée samedi.

«Le message a été fait! Il faudra tenir notre bout et gagner, mais j’ai déjà dit à Richie que je trouverais  une façon de lui remettre ça si son club pouvait battre Nashville. Cincinnati a connu une saison fantastique. Ils n’ont pas perdu à leurs 22 derniers matches. On espère qu’ils ont une autre victoire dans le corps. Si jamais on réussit à se faufiler dans les séries, on devrait jouer contre eux en première ronde. Je ne pense pas qu’il y ait une meilleure place dans la USL pour disputer un match des séries. L’ambiance là-bas est incroyable. Ils ont près de 30 000 personnes à leurs matches.»

Le FC Cincinnati a une fiche ahurissante de 17-0-5 à ses 22 derniers matches. Le problème, c’est que Richie Ryan n’a pris part qu’à trois de ces rencontres en raison d’une blessure qu’il s’est infligée pendant un match du 27 juin contre le FC Toronto II. L’Irlandais de 33 ans n’a pas joué depuis trois mois, lui qui avait obtenu 14 départs avant de subir une fracture de stress à un pied. Il pourrait toutefois reprendre l’action samedi dans le dernier match de la saison.

«Je ne m’attends pas à commencer le match, mais je pourrais arriver en relève», a d’abord indiqué le milieu de terrain étoile dans un échange de messages avec Le Droit.

Ryan a assuré son ancien coéquipier Haworth d’une chose. Même si le championnat de la saison régulière est dans la poche du FC Cincinnati, son club fera tout ce qui est possible pour gagner le dernier match à Nashville.

«À titre de professionnel, tu te dois de vouloir gagner chaque match. Nous avons besoin d’entrer dans les séries avec une victoire pour conserver notre momentum. Pas question de lever le pied.»

S’il est évident qu’il aimerait aider le Fury à accéder aux séries, Ryan se garde quand même une petite gêne pour le dire ouvertement. «J’aime mieux ne pas commenter là-dessus, car il y a une chance qu’on s’affronte en séries!», a dit le sympathique athlète devenu père pour la première fois pendant son séjour à Ottawa.

À juste titre, Ryan souligne aussi que le Fury (13-14-6) a d’abord la lourde tâche de vaincre une excellente équipe. Charleston (13-6-14), rappelons-le, va terminer au quatrième rang de la conférence de l’Est. Il accorde très peu de buts.

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Match décisif pour le Fury

Des clubs de la USL ont fait leur boulot depuis deux semaines. Ils ont arraché de précieux points à des adversaires directs du Fury d’Ottawa pour lui permettre de conserver ses espoirs d’accéder aux séries éliminatoires.

Le ballon est maintenant dans son camp pour assurer sa survie dans le dernier duel de la saison 2018 qui sera présenté à la Place TD samedi après-midi.