François Brassard a passé la dernière saison avec les Mariners du Maine, dans l’ECHL.

François Brassard satisfait de sa première saison dans la ECHL

François Brassard a franchi les douanes, lundi après-midi, au moment même où le premier ministre Justin Trudeau annonçait de nouvelles mesures plus sévères pour le service frontalier.

Rien de bien réjouissant, là-dedans.

La seule bonne nouvelle, c’est que le gardien originaire de Hull sait qu’il n’aura pas besoin de retourner aux États-Unis dans un avenir proche.

Les joueurs de la Ligue nationale, de la Ligue américaine et des principaux circuits juniors vivent toujours dans l’incertitude.

Brassard, lui, a passé la dernière saison avec les Mariners du Maine, dans l’ECHL. Le troisième circuit professionnel en importance, en Amérique du nord, a choisi de complètement annuler le reste de sa saison.

Pour lui, tout est réglé.

« C’est certain que j’aurais aimé voir comment le reste de la saison aurait pu se dérouler », a réagi le jeune homme de 26 ans. On l’a contacté alors qu’il se trouvait sur les routes de campagne du Maine.

« On était au quatrième rang de notre division. Donc, on faisait les séries », dit-il.

« En première ronde, il aurait fallu affronter une grosse équipe, les Growlers de Terre-Neuve. On les avait déjà battus trois fois sur six, en saison régulière. Je pense que ça nous aurait donné une bonne série. »

À titre personnel, surtout, Brassard avait enfin l’impression de contribuer.

Il a choisi de tenter sa chance dans l’ECHL, cet automne, après avoir passé trois saisons plus que satisfaisantes dans les rangs universitaires canadiens.

Il s’est vite retrouvé coincé derrière deux vétérans.

Les Mariners, club dirigé par le Gatinois Daniel Brière, ont des partenariats en vigueur avec deux organisations de la Ligue nationale.

Ces deux clubs, le Canadien de Montréal et les Rangers de New York, ont choisi de lui envoyer un gardien.

Pendant les deux premiers mois de la saison, Brassard n’a jamais eu l’occasion de prendre part à un match.

« Quand j’ai signé mon contrat, je savais que ça pouvait m’arriver, explique Brassard. Je n’avais jamais commencé une saison dans une situation comme celle-là. Je n’étais quand même pas frustré. Je parlais avec l’entraîneur chaque jour. On ne pouvait rien faire. »

En bout de ligne, Brassard a disputé 14 matches. Il a présenté des statistiques fort respectables.

« Je ne suis pas inquiet de ce côté-là. Je suis capable de jouer dans cette ligue. Je sais que je serai capable de me trouver un job l’année prochaine. »

Emploi d’été

Joueur autonome, il aimerait se donner une autre chance de gravir les échelons en Amérique du nord. Mais il est prêt à étudier les offres des ligues européennes.

Pour l’instant, il se soucie davantage de sa deuxième carrière. Les joueurs de l’ECHL ne roulent pas sur l’or. Depuis quelques années, il passe ses étés à travailler dans des écoles de hockey.

Dans le contexte actuel, il se demande si ces camps estivaux réunissant des centaines de jeunes garçons et filles auront bel et bien lieu.

« Sinon, je devrai me trouver autre chose. Heureusement, on n’est pas rendus là, encore. »