L'Ottavienne Gabriela Dabrowski était de passage au Challenger de Gatineau mercredi soir.

Fraîchement revenue de sa finale à Wimbledon, Dabrowski en visite à Gatineau

Aussitôt rentrée de Wimbledon où elle a été finaliste avec sa partenaire chinoise Yifan Xu, Gabriela Dabrowski est venue faire au tour au parc de l’île mercredi afin de saluer quelques amie(s) des circuits de la WTA et de l’ATP.

Populaire, on approchait l’Ottavienne pour la féliciter à chaque occasion.

« Ça fait chaud au cœur de recevoir ces encouragements, mais je trouve qu’en général, le double passe sous le radar au tennis. J’aimerais que les gens y consacrent un peu plus d’attention. L’atmosphère y est différente. C’est du jeu excitant. J’aimerais particulièrement voir le double féminin recevoir plus d’attention », a dit celle qui est rentrée en ville lundi après avoir gagné cinq matches en double féminin et deux autres en double mixte sur le gazon londonien.

En carrière, l’athlète de 27 ans compte neuf titres en double féminin et deux en double mixte (Australie et Roland-Garros). Elle va passer les prochains jours dans la capitale nationale pour visiter ses parents avant de se rendre à la Coupe Rogers à Toronto.

« Dans une saison de tennis, je suis à la maison moins que 30 jours par année. Je m’ennuie de mes parents, mais pas de l’hiver ! Au tennis, notre saison a tendance à suivre le soleil. »

À Gatineau, elle est surtout venue appuyer son amie Carol Zhao, qui a atteint le deuxième tour après sa victoire contre la Japonaise Risa Ozaki, cinquième tête de série. Blessée, Zhao revient au jeu après quelques mois d’absence. Elle a chuté jusqu’au 485e rang mondial après avoir pointé au 131e rang en 2018.

« Je connais bien des joueuses ici, mais mon amitié avec Carol remonte à plusieurs années », a dit celle qui joue souvent avec Yifan Xu depuis mars 2017.

Elles ont été finalistes à Wimbledon et elles savent qu’il ne leur manque pas grand-chose pour terminer un tournoi du Grand Chelem avec un triomphe.

« Il n’y a rien de drastique à changer. Il faut être plus agressives sur certains coups où l’occasion se présente. Il faut saisir le moment et le savourer au lieu d’être stressée. Barb (Strycova) et Sue (Wei Hsieh) ont gagné Wimbledon parce qu’elles étaient plus détendues. Elles nous ont fait part de cette réflexion. Il faut reconnaître la chance que nous avons d’être en finale d’un Grand Chelem. »

Dixième au monde en double, Dabrowski joue moins souvent en simple où elle occupe le 361e rang. Elle aime encore cette discipline et n’est pas prête à se concentrer uniquement sur le double.

« Jouer en simple, c’est compliqué pour une spécialiste du double. Il faut ajouter des tournois à son horaire. C’est difficile de faire l’équilibre entre les deux. J’aimerais jouer davantage en simple, surtout avec un entraîneur. Quand je suis laissée à moi-même, j’ai l’impression d’être en mode survie. La façon de gérer un match n’est pas la même qu’un match de double. »