Simon Fournier prendra part à la descente, au super-G, au slalom et au slalom géant à Davos. À cela s’ajoutera le combiné.

Fournier vise le podium

Les entraîneurs de l’équipe canadienne de développement lui ont fait part de leurs attentes. Ça tombait bien. Simon Fournier s’était fixé le même objectif qu’eux.

Le skieur alpin de Hull veut gagner une médaille aux championnats du monde juniors qui se dérouleront du 30 janvier au 8 février, à Davos, en Suisse. Reste à voir dans quelle épreuve.

«Je m’attends à me retrouver sur le podium. C’est un super bel objectif... un objectif atteignable», a pris le soin de préciser Fournier, mercredi, lorsque joint dans un centre de ski en Italie.

L’athlète âgé de 20 ans profitait d’un rare congé depuis un mois passé en Europe. Il allait tout faire, sauf toucher à la neige dans les prochaines heures.

Une petite sortie au spa se trouvait à l’horaire, tout comme une joute de cartes avec ses coéquipiers.

«Nous avons trois jours de congé avant de reprendre l’entraînement. Ça va faire du bien.»

L’hiver dernier, Fournier avait notamment terminé 13e au combiné des Mondiaux juniors en Suède. C’est sans compter sa 14e position en slalom.

«Je suis confiant, surtout que je vais obtenir plusieurs opportunités», a-t-il souligné.

On le verra prendre le départ de la descente, du super-G, du slalom et du slalom géant. À cela s’ajoutera le combiné.

Donc cinq chances afin de gagner cette médaille tant reluquée.

«Ma saison n’a pas bien commencé. Mais j’ai eu de super bons résultats à la maison avant de partir vers l’Europe», a soutenu Fournier, qui a gagné des courses FIS à Mont Saint-Sauveur et Mont-Tremblant avant Noël.

Puis dans la dernière semaine, il a pris le 13e rang à un slalom à Soell, en Autriche.

Mardi, il a signé le 17e temps le plus rapide au super-G de Cortina d’Ampezzo en Italie.

«Un résultat surprenant, a avoué Fournier, qui excelle avant tout en slalom.

«C’est le fun de voir que j’ai des options. J’ai eu aussi de bons résultats en descente.»

Ajoutez à cela que la santé va bien. Aucune blessure ne l’a envoyé à l’infirmerie depuis le début de sa dernière saison dans les rangs juniors.

«Je touche du bois», a-t-il lancé en riant.

Ce dernier a apporté un changement important l’été dernier. Il a troqué ses skis, optant pour les produits Rossignol après une association de cinq ans avec un autre manufacturier.

«Tout était positif dès le premier camp d’entraînement. Je suis en confiance. Ça va super bien. Je suis très content de ma décision.»

Après les Mondiaux, Fournier reviendra en Amérique du Nord afin de compléter le calendrier du circuit Nor-Am. Ce qui va clore sa carrière dans les rangs juniors.

Ce sera ensuite la bataille pour percer les rangs de l’équipe senior.

Mais pour l’instant, Simon Fournier n’a qu’une chose en tête. Gagner une médaille, peu importe sa couleur, à Davos.