Le skieur alpin de Hull Simon Fournier a participé à huit slaloms depuis le mois d’octobre et n’a jamais réussi à se qualifier pour la deuxième manche.

Fournier a appris à la dure en Europe

Simon Fournier s’attendait à mieux faire à sa première saison à plein temps sur le circuit de la Coupe du monde.

Le skieur alpin de Hull a pris le départ de huit slaloms depuis octobre. Il n’a jamais réussi à se qualifier en vue de la deuxième manche.

À Levi, Val d’Isère, Madonna di Campiglio, Adelboden et Schladming, Fournier n’a pas été assez rapide lors de la première descente. À Zagreb, Wengen et Kitzbuehel, il a été incapable de rallier le fil d’arrivée.

« Ç’a été difficile en Coupe du monde. Ce n’est vraiment pas ce que j’aurais aimé comme résultats, mais ça fait partie de l’apprentissage », a-t-il avoué, lorsque nous l’avons contacté.

Fournier se trouvait au Colorado au moment de l’entrevue. Il était de passage quelques jours à l’Université de Denver où il étudie en finances.

« Il faut bien que je me présente un peu à mes cours. Mes enseignants sont bien contents de me voir », lance-t-il en riant.

Fournier ne participera pas aux deux derniers slaloms de la saison en Coupe du monde à Niigata Yuzawa Naeba et Kranjska Gora. Il a aussi raté celui de Chamonix le week-end dernier.

« C’était le plan. Je dois faire des courses pour l’université à la fin février pour me qualifier en vue des finales de la NCAA. »

Fournier s’est tapé quelques courses au Québec la semaine dernière avant de mettre le cap vers Denver. Il a terminé sur le podium lors de deux slaloms du circuit Nor-Am, à Mont Édouard.

« Ça faisait du bien de recommencer à réussir deux bonnes descentes de suite. Ça faisait changement de mon mois de janvier », souligne-t-il, faisant référence à ses insuccès en Coupe du monde.

À l’âge de 22 ans, Fournier est le plus jeune membre de l’équipe canadienne dans les épreuves techniques. Avant cet hiver, il avait pris trois départs en Coupe du monde en plus de terminer 24e en slalom aux championnats du monde de 2019 à Are, en Suède.

« Ce fut une grosse adaptation cette saison. Tu as une course le dimanche puis une semaine de congé avant ta prochaine course en Coupe du monde. Sur le circuit Nor-Am, tu avais l’impression d’avoir un lendemain puisqu’il y avait souvent trois ou quatre courses. C’est une grosse différence. Tu as l’impression de ne pas skier beaucoup, souligne Fournier.

«C’est excessivement compétitif, le slalom, en Coupe du monde. C’est tout le temps serré. Tout le monde a une chance. Je n’ai pas été opportuniste dans mes manches. Des fois, ce fut en raison du manque d’expérience. D’autres fois ce fut des erreurs tactiques ou un manque de confiance.»

Cette saison difficile ne menacerait aucunement sa place au sein de l’équipe canadienne qui cherche à se rajeunir.

Fournier espère compléter l’hiver sur une note positive. Il aimerait finir à nouveau au sommet du circuit Nor-Am.

«Il reste trois courses, dont un slalom. On va voir ce qui va arriver.»