Jeff Hostetler a permis aux Giants de New York de remporter le Super Bowl, en 1991, contre les Bills de Buffalo, alors qu’il n’avait débuté que deux matchs en près de sept saisons complètes avec l’équipe.

Foles et Hostetler, un peu le même parcours jusqu’au Super Bowl

Peu après qu’une blessure au genou ait mis un terme à la saison de Carson Wentz, plaçant les espoirs de Super Bowl des Eagles de Philadelphie sur les épaules de Nick Foles, le téléphone de Jeff Hostetler a commencé à sonner.

De tous les quarts ayant amorcé une saison comme réserviste pour la finir comme partant au Super Bowl, Hostetler est peut-être celui dont le parcours se compare le plus à celui de Foles. Philadelphie va miser sur ce dernier lors du grand match de dimanche, face aux Patriots de la Nouvelle-Angleterre.

Hostetler n’avait débuté que deux matchs en près de sept saisons complètes avec les Giants quand Phil Simms s’est blessé au pied lors de la semaine 14, en 1990. Ayant amorcé la saison avec 10 gains consécutifs, New York avait ensuite perdu trois fois en quatre matchs, au moment de la blessure à Simms. Les observateurs avaient déjà commencé à douter de la force réelle de l’équipe.

Le doute se pointait aussi le bout du nez à propos des Eagles quand Wentz, qu’on voyait comme aspirant au titre de joueur le plus utile cette saison, est tombé au combat dans un gain portant la fiche des siens à 11-2.

«Tout le monde avait quitté le train, s’est rappelé Hostetler. On ne donnait plus cher de notre peau, mais ça, c’était la vision de l’extérieur. Dans le vestiaire, nous avons adopté une mentalité d’assiégés, et ç’a paru. Un club semblable aux Eagles. Ils sont devenus plus unis, mais personne ne les voit victorieux. Un club si négligé, mais qui est tissé serré à cause de l’adversité, ça peut être dangereux.»

Hostetler a gagné en confiance en étant lancé dans la mêlée tard dans un gain contre Dallas, en début de saison, et en orchestrant une remontée face aux Cards quand Simms s’est blessé une première fois, lors du sixième match de l’équipe.

Quand est venu le temps de remplacer Simms en décembre, Hostetler n’avait tenté que 93 passes depuis son arrivée dans la NFL, en 1984. Il a trouvé le moyen de mener les Giants à deux victoires pour conclure la saison régulière. Ensuite, un gain sans appel au premier tour, contre Chicago, puis des gains surprenants face aux 49ers, lors du match de championnat de la Conférence nationale, et aux dépens des Bills, lors du Super Bowl.

«Beaucoup de choses négatives ont été dites, a dit Hostetler. Ça me poussait à faire mal paraître ces gens-là, parce que ça venait de personnes qui ne m’avaient pas vu jouer. Je n’avais jamais eu d’occasion. Ce n’était pas un cas de “j’ai eu ma chance, j’ai échoué, et me voilà donc réserviste”. J’étais réserviste parce qu’il n’y avait pas d’accès à l’autonomie et parce que le gars devant moi jouait très bien, sans se blesser.»

Brady mécontent

Par ailleurs, le quart Tom Brady, des Patriots de la Nouvelle-Angleterre, n’est plus certain de vouloir collaborer avec la station de radio WEEI de Boston, après qu’un animateur ait décrit sa fille de cinq ans comme étant «une petite insignifiante fatigante».

Brady a écourté une apparition téléphonique, lundi matin, disant notamment «je vais évaluer si je veux encore participer à l’émission.»

Alex Reimer a fait les remarques après avoir vu le premier épisode du documentaire «Tom vs Time», disponible sur Facebook. Son émission a été diffusée jeudi, quatre jours avant le segment matinal où figure Brady, avec les animateurs Kirk Minihane et Gerry Callahan.

Brady a dit «ça fait plusieurs années que j’essaie d’être très respectueux envers vous. J’ai toujours essayé de faire une bonne apparition. C’est très décevant d’entendre ça à propos de ma fille ou de tout autre enfant. Ils ne méritent vraiment pas ça.»

Le lendemain du commentaire de Reimer, WEEI a suspendu l’animateur pour une durée indéfinie. La semaine dernière, WEEI et les Patriots avaient annoncé le renouvellement de leur entente, qui inclut des appels hebdomadaires de Brady et de l’entraîneur-chef des Patriots, Bill Belichick.