L’équipe turque de volley-ball masculin que dirige le Gatinois Glenn Hoag jouait et s’entraînait jusqu’à mercredi. Les activités de leur ligne ont finalement été suspendues jeudi.

Fini le volley pour Hoag et ses joueurs en Turquie

C’était une des dernières ligues professionnelles au monde dont les activités n’avaient pas encore été suspendues en raison de la COVID-19. Un Gatinois dirige depuis 10 ans une des 12 formations de ce championnat de volley-ball masculin, en Turquie.

La «Efeler Ligi» a finalement cédé, jeudi. Tout ça à la veille des finales prévues samedi, dimanche et lundi dans le centre du pays.

«Nous devions partir ce matin. Le départ a été remis», a relaté Glenn Hoag, quand nous l’avons contacté.

Ce dernier occupe le poste d’entraîneur-chef au sein de l’Arkas Spor d’Izmir, une des meilleures équipes de la ligue. Cette année, ses joueurs figurent au deuxième rang du classement général, avec une fiche de 16-6. Ils font partie des favoris pour gagner la Coupe de Turquie.

«On a joué notre dernier match sans spectateurs, le 14 mars. On a tenu un entraînement, mercredi. On disait aux gars de faire attention, d’éviter au maximum les contacts, de se laver les mains. Les gars commençaient à avoir peur. Ils voyaient ce qui se passait ailleurs.»

Plus de quatre millions de personnes habitent à Izmir et ses banlieues. La ville portuaire est située en bordure de la mer Égée, près du golfe du même nom.

«Il y a seulement 200 cas recensés en Turquie, mais je ne suis pas sûr que les gens, ici, sont bien bien testés.»

«Nous sommes pas mal dans le néant, ici. Nous n’avons aucune idée dans quelles villes se trouvent les cas. Rien n’a été divulgué.»

Hoag, qui est âgé de 61 ans, se trouve à la barre de l’Arkas Spor depuis 2010. Il occupe aussi le rôle de directeur technique du club, participant à diverses cliniques de volley-ball destinées à la relève.

La compagnie qui possède le club brasse des affaires dans le transport maritime. «Plusieurs de ses navires sont bloqués un peu partout.»

«Nous sommes en gestion de crise en ce moment.»

Des joueurs étrangers ont commencé à lui poser des questions, dans les derniers jours. L’Arkas Spor aligne trois Bosniaques, un Brésilien et un Canadien.

Ces derniers espéraient retourner dans leurs pays respectifs avant la fermeture des frontières. C’était le cas du passeur Jay Blankenau, qui est originaire de Sherwood Park, en Alberta.

Hoag et sa conjointe Donna se trouvent dans le même bateau que les joueurs. «Je sais que les vols d’avion seront plus rares. Il va falloir prendre une décision. Est-ce que nous restons ici un mois ou deux mois de plus?»

«Je ne suis pas trop inquiet. Nous sommes en bonne santé.»

Un de leur fils, Christopher, demeure aussi en Turquie, tandis que l’autre, Nicholas, a pu obtenir une place sur un vol d’avion nolisé. Ce dernier, qui jouait en Pologne, est arrivé à Ottawa mercredi matin.

«Là, il est en confinement», a expliqué le paternel.

Équipe Canada

Le coach sera confronté à un autre défi, dans les prochaines semaines, quand il mettra son chapeau d’entraîneur de l’équipe nationale masculine du Canada.

Toute sa planification en vue de l’été menant aux Jeux olympiques a pris le bord. La FIVB a notamment reporté à l’automne les activités de la Ligue des nations.

«Ça devait nous servir de plateforme pour sélectionner nos joueurs en vue des Jeux. Tu peux juste en amener 12, et non 14. Nous allons planifier autre chose. Nous allons contacter les Américains pour voir si ce sera possible d’organiser des matches amicaux. Mais encore là, tout est en l’air. J’ai demandé quand même aux joueurs de se tenir prêts.»