Albert Korir a remporté le Marathon d’Ottawa, dimanche matin.

Fin de semaine des courses: un gobelet d’eau fait la différence

Albert Korir avait gagné le Marathon de Houston en janvier. Il avait célébré en enfilant un chapeau de cowboy.

Quatre mois plus tard, le coureur infatigable du Kenya a fait le coup à nouveau, étant le plus rapide, dimanche matin, au Marathon d’Ottawa Banque Scotia. Et il a fêté ça en croisant le fil d’arrivée en sautant!

Quelques secondes plus tard, le jeune homme âgé de 25 ans a eu droit à une longue accolade de son entraîneuse qui versait quelques larmes. 

Puis l’ambassadeur du Kenya s’est empressé de lui remettre le drapeau de leur pays natal.

« Je suis tellement heureux... C’est un grand exploit », a soutenu Korir, qui ne s’attendait pas à remporter l’épreuve ottavienne qui possède la distinction Or de l’IAAF.

Ce dernier a parcouru les 42 km en deux heures, huit minutes et trois secondes. C’est deux minutes de plus que le record de l’événement qui tient depuis 2014.


Korir a devancé de 11 secondes son plus proche poursuivant, l’Éthiopien Abera Kuma. Les deux rivaux africains se suivaient depuis le départ à 7h.

Un peloton de 10 hommes était dans le coup jusqu’à la mi-course. Un nombre qui a fondu rapidement par la suite.

Kuma était côte à côte avec Korir quand il a décidé d’effectuer un détour vers la station d’eau avec... moins de deux kilomètres à parcourir. Sa soif aura été coûteuse.

« Il n’avait pas pu prendre de l’eau au 35e kilomètre », a tenté d’expliquer son interprète.

Ce n’était pas la première décision douteuse de Kuma en carrière. Il s’était déjà battu avec un adversaire en fin de course des championnats du monde de cross-country en 2011. La vidéo était devenue virale. L’IAAF avait disqualifié les deux hommes.

Quant à Korir, il semble prendre de bonnes décisions. Quand il a vu son rival se diriger vers la station d’eau, il n’a pas hésité à augmenter la cadence.

« Kuma est un coureur redoutable. Je ne savais pas si je serais en mesure de le battre. Quand j’ai vu ça, j’ai décidé d’en profiter et m’échapper. »

Un choix important attend maintenant Albert Korir dans les prochains jours. Quoi faire avec le chèque de 30 000 $ remis au nouveau champion ?

« Je devrai y penser... Je ne m’attendais pas que je pouvais gagner... Peut-être effectuer des investissements dans mon pays. »

 La coureuse éthiopienne Tigist Girma a été la première femme à franchir la ligne d’arrivée.

Pendant qu’il jasait avec les médias, Tigist Girma, elle, franchissait le fil d’arrivée. La logique était respectée chez les femmes. Une coureuse éthiopienne était déclarée gagnante pour une dixième année de suite.

Girma, 25 ans, a complété le Marathon d’Ottawa en deux heures, 26 minutes et 34 secondes, doublant ses compatriotes Betelhem Moges et Etaferahu Temesgen. Sa victoire n’a rien de surprenant. Elle faisait partie des favorites.

Deux de ses partenaires d’entraînement s’avèrent Tirunesh Dibaba et Mare Dibaba, respectivement triple championne olympique et championne du monde en 2015.

Girma, elle, avait gagné le Marathon de Guangzhou en Chine en 2018. Deux ans auparavant, elle avait triomphé à Beyrouth.

À ses yeux, sa victoire à Ottawa s’avère la plus importante de sa jeune carrière. « Il y avait de meilleures coureuses ici », a-t-elle dit via un interprète.

Reid Coolsaet et Dayna Pidhoresky ont été les Canadiens les plus rapides dans leur catégorie respective.

Coolsaet, qui fêtera ses 40 ans en juillet, s’avère ce double Olympien qui espère participer aux Jeux une dernière fois en carrière l’an prochain à Tokyo. 

« C’est toujours plaisant d’être le premier Canadien, mais j’ai été plus lent que j’aurais aimé ici... Deux minutes de trop », a-t-il soutenu après avoir stoppé le chrono à deux heures, 17 minutes et 37 secondes.

Le Marathon d’Ottawa fêtait sa 45e édition. Il demeure l’épreuve reine de la Fin de semaine des courses Tamarack.

Olympiques

Les Olympiques sont optimistes, alors que la construction commence

Un vent d’optimisme balaye le vestiaire des Olympiques de Gatineau à la veille de leur premier match de la saison 2019-20 à Drummondville vendredi soir.

Les deux années de démolition obligatoire sont terminées. L’air a été purifié. La fondation a été installée. Si les plans avancent comme prévu, la majorité des joueurs qui sauteront sur la glace contre les Voltigeurs feront partie de l’équipe qui aspirera bientôt à procurer un premier championnat à l’organisation depuis 2008.

Sports

Belzile permet au CH de vaincre les Panthers

Alex Belzile a marqué en infériorité numérique avec 6:03 à faire en troisième période et le Canadien de Montréal a vaincu les Panthers de la Floride 4-3, mercredi.

La rencontre était présentée à Bathurst à la suite du concours Kraft Hockeyville, remporté par la ville de Renous, également au Nouveau-Brunswick.

Olympiques

Olympiques: «Les partisans pourront tomber en amour avec nos joueurs» — Alain Sear

La dernière saison complète des Olympiques de Gatineau au mythique centre Robert-Guertin est à nos portes.

Comme chaque début d’automne, l’enthousiasme et l’optimisme sont à leur comble. Les Olympiques lanceront une jeune équipe dans la mêlée vendredi soir à Drummondville. Depuis leurs sièges en bois, les partisans pourront apprécier les péripéties des Zach Dean, Olivier Boutin, Mathieu Bizier, Pier-Olivier Roy, Manix Landry, Émile Hegarty-Aubin et Yevgeni Kashnikov pendant plusieurs années, non seulement au « Vieux Bob » pour commencer, mais aussi après le déménagement dans le nouvel amphithéâtre du secteur de la Cité durant la saison 2020-21.

Patinage artistique

Tessa Virtue et Scott Moir accrochent leurs patins [VIDÉO]

Les patineurs canadiens Tessa Virtue et Scott Moir ont annoncé qu’ils prenaient leur retraite à la fin novembre.

Dans une vidéo publiée tard mardi soir sur Twitter, les deux patineurs ont annoncé qu’ils mettaient un terme à leur carrière après 22 années passées ensemble. Ils avaient enflammé le Canada lors des derniers Jeux olympiques d’hiver à Pyeongchang, en Corée du Sud.

«Nous ne savions pas comment vous l’annoncer, mais je crois que le meilleur moyen pour nous de le faire c’était ici, sur la patinoire, puisque c’est notre chez-nous, a expliqué Moir. On croit que c’est le bon moment pour dire au revoir, pendant qu’on aime encore le sport.»

«Merci pour votre soutien. Ça nous a beaucoup touchés «, a ajouté Virtue, âgée de 30 ans.

Les deux athlètes amorceront une dernière tournée, Rock the Rink Tour, le 5 octobre à Abbotsford, en Colombie-Britannique, et elle se conclura le 23 novembre à St. John’s, à Terre-Neuve.

Les Québécois auront la chance d’assister pour une dernière fois à une prestation des deux athlètes. Virtue et Moir seront de passage à la Place Bell à Laval, le 14 novembre, et à Québec, au Centre Vidéotron, le lendemain.

Les Ontariens ont fait vivre toute une gamme d’émotions aux Canadiens en Corée du Sud, quatre ans après s’être contentés de la médaille d’argent en danse aux JO de Sotchi. Virtue et Moir ont battu leur propre record du monde dans le programme court, avant de vaincre leurs grands rivaux, les Français Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron. Au passage, ils ont également décroché une médaille d’or dans l’épreuve par équipes.

Le couple canadien avait décroché sa première médaille d’or olympique en danse aux JO de Vancouver, en 2010.

Ils ont aussi été sacrés champions du monde à trois reprises (2010, 2012 et 2017).

+

Rouge et Noir

Dedmon veut reprendre sa place

Le Rouge et Noir d’Ottawa a besoin d’aide. N’importe quoi ! Juste une petite étincelle pourrait l’aider à sortir du marasme dans lequel il est plongé depuis bientôt six semaines.

Cette étincelle pourrait bien leur être fournie par une recrue qui s’apprête à quitter l’infirmerie.

Sports

Terminé pour les Steelers

La saison est encore jeune, mais celle des Steelers de Pittsburgh semble déjà gâchée. Après une performance médiocre en lever de rideau face aux Patriots, ils ont offert une performance beaucoup plus respectable face aux Seahawks, mais pas assez pour aller chercher une première victoire. En prime, ils ont perdu les services du quart-arrière Ben Roethlisberger pour le reste de la saison en raison d’une blessure au coude. Ça commence à ressembler au début de la fin.

Sports

L'Impact défait Toronto 1-0 lors du match aller

Ignacio Piatti a inscrit le seul but du match et l'Impact de Montréal a blanchi le Toronto F.C. 1-0, mercredi soir, lors du match aller de la finale du Championnat canadien.

L'Argentin de 34 ans, qui a obtenu une quantité d'occasions de marquer lors de cet affrontement, a marqué son quatrième but du tournoi, permettant à son équipe de mener 1-0 dans cette finale.

La semaine 2 de la NFL en images

Sports

Les Jackals champions

Les Jackals du New Jersey ont remporté leur premier titre dans la Ligue Can-Am, s’imposant 8-7 devant les Miners de Sussex, samedi soir. Après avoir éliminé les Aigles de Trois-Rivières en cinq matchs en demi-finale, les hommes de Brooks Carey ont servi la même médecine aux champions de la saison régulière, cette fois en quatre parties. Depuis 2014, toutes les équipes de la ligue ont donc remporté un championnat, soit Rockland (2014), Trois-Rivières (2015), Ottawa (2016), Québec (2017), Sussex (2018) et le New Jersey (2019). 

Rouge et Noir

Les Lions dominent le Rouge et Noir 29-5

VANCOUVER — Mike Reilly a tout fait vendredi soir, menant les Lions de la Colombie-Britannique vers une victoire facile de 29-5 aux dépens du Rouge et Noir d'Ottawa.

Le vétéran quart a lancé deux passes de touché et pour des gains de 286 verges. Reilly a également parcouru 31 verges au sol et il a inscrit deux majeurs.

Il s'agissait de la première victoire des Lions (2-10) à domicile cette saison, mettant fin à une séquence de sept revers en Colombie-Britannique.

Le quart du Rouge et Noir Jonathon Jennings a lancé deux interceptions et il a obtenu 191 verges par la voie des airs. Il a été victime de quatre sacs par la défensive des Lions, qui a appliqué beaucoup de pression lors de cet affrontement.

Le Rouge et Noir (3-9) a encaissé un cinquième revers de suite.

L'équipe locale a ouvert le pointage dès la troisième minute de jeu, quand Reilly a rejoint le receveur Lemar Durant pour un jeu de 52 verges.

Les Lions ont ajouté un touché avant la fin du premier quart, quand Duron Carter a capté une passe de 28 verges de Reilly pour son premier touché dans l'uniforme de l'équipe de la Colombie-Britannique.

Le Rouge et Noir a voulu donner le ton au début du deuxième quart, effectuant un jeu truqué lors d'une feinte de dégagement, mais le gain de 35 verges d'Anthony Gosselin a été annulé en raison d'une pénalité.

Reilly en a profité pour porter un dur coup à ses adversaires avant de rentrer au vestiaire à la demie. Il a réalisé une course de trois verges jusque dans la zone des buts, procurant une avance de 21-0 aux Lions.

Les visiteurs ont donné des signes de vie quand Lewis Ward a réussi un botté de précision de 32 verges, mais Reilly a planté le dernier clou grâce à une faufilade d'une verge pour son deuxième touché au sol de la soirée.

Football

Les Griffons optent pour un quart français

Les Griffons du Cégep de l’Outaouais espèrent que leur nouveau quart-arrière partant français aura un peu de magie dans le bras droit et les deux pieds durant les deux prochains mois.

Merlin Barreiro s’est vu confier le rôle de diriger l’attaque lors de cette 14e saison de l’équipe de football collégial québécois qui a pris son envol, le week-end dernier, en Mauricie. Il était réserviste lors de ses deux premières années dans son pays d’adoption.

Cyclisme

Grand Prix cycliste de Québec: l’Australien Michael Matthews prend goût à la victoire [PHOTOS]

Il y prend goût! Pour une deuxième fois d’affilée, l’Australien Michael Matthews a remporté le Grand Prix cycliste de Québec, vendredi après-midi, en coiffant au sprint le Slovaque Peter Sagan et le Belge Greg Van Avermaet, deux habitués du podium de la Grande-Allée.

Comme à l’habitude, la course s’est jouée dans les derniers kilomètres lorsque le peloton a rattrapé les cinq coureurs d’une échappée qui durait depuis le premier tour. Tout était en place pour une fin excitante.

«Mes sentiments sont différents qu’en 2018. J’avais eu une mauvaise saison, j’étais émotif. Cette fois, je me sens privilégié et béni de réussir ce doublé. Le peloton était très relevé, les meilleurs au monde étaient au rendez-vous», disait le héros du jour.

Non seulement l’étaient-ils, mais ils avaient aussi gardé le meilleur pour la fin. Malgré l’écart de huit minutes qui séparait le groupe de tête au peloton, à un certain moment, tout le monde savait que le vainqueur serait déterminé au sprint. Et tous les gros noms s’y sont pointés : Matthews, Sagan et Van Avermaet, mais aussi le Belge Jasper Stuyven (5e), le numéro 1 mondial Julian Alaphilippe (7e), le Québécois Hugo Houle (15e) et le Canadien Michael Woods (17e). En fait, ils ont été 31 à obtenir le même temps de 5 heures, 13 minutes et 1 seconde au terme de cette balade de 201,6 km effectuée sous un ciel ensoleillé dans les rues de la capitale, où une foule massive était de la partie.

Matthews savourait pleinement sa victoire, d’autant plus qu’il ne pensait pas pouvoir racheter une faute stratégique commise dans le dernier tour.

«Dans les deux derniers kilomètres, j’ai commis une grave erreur. J’étais beaucoup trop loin au bas de la dernière montée et j’étais convaincu que ma course était terminée. J’ai grimpé avec l’énergie du désespoir, j’ai rattrapé les 5-6 coureurs en tête qui se sont mis à se regarder. J’avais les jambes, alors j’ai joué le tout pour le tout. J’ai couru avec mon cœur, je ne sais pas comment j’ai fait», résumait celui qui avait tout misé sur le sprint à l’entraînement, ces derniers temps.

À Montréal, dimanche, Matthews pourrait devenir le premier coureur à réussir des doublés successifs dans les deux villes. En 2018, l’Australien l’avait aussi emporté à Québec et Montréal.

«C’est correct» dit Sagan

Le Slovaque Sagan et le Belge Van Avermaet l’ont accompagné sur le podium. Sagan le faisait pour une troisième fois après avoir gagné en 2016 et 2017. Van Avermaet, lui, s’en offrait un sixième, mais n’a jamais goûté à la victoire à Québec.

«Ça aurait pu être mieux, ça aurait pu être pire, c’est correct! Depuis six ou sept ans, ce sont toujours les mêmes gars qui sont sur le podium. Les gros noms sont devant, ils se regardent, se demandent quoi faire et le peloton revient. Il n’y a personne de meilleur qu’un autre, c’est comme ça», notait Sagan en serrant la pince de Matthews et en nous saluant.

Le Belge, lui, n’était pas triste à l’idée d’avoir encore été tenu à l’écart de la première marche de tribune d’honneur.

«Ce n’est pas une course facile, je suis satisfait de la façon dont ça s’est déroulé. J’ai répondu aux attaques d’Alaphilippe, et même si j’ai dû puiser au fond de moi, je n’étais pas trop inquiet pour le sprint. Bon, on a perdu un peu de force, mais j’étais heureux de pouvoir suivre tous ces gars», notait celui qui a terminé troisième pour la seconde fois à Québec.

+

Sénateurs

Chabot s'entend pour huit ans avec les Sénateurs

Les Sénateurs d’Ottawa n’avaient pas vraiment le choix de miser gros sur Thomas Chabot pour tenir leur promesse de rebâtir leur équipe autour de lui.

Le défenseur étoile de 22 ans aurait pu explorer ses options en attendant pour négocier, lui qui pouvait devenir joueur autonome avec compensation l’an prochain. C’est pourquoi sa décision d’accepter une prolongation de contrat de huit ans pour 64 millions $ se veut si importante pour cette organisation qui a vécu une descente aux enfers lors des deux dernières années, incluant une vente de feu de vedettes (Erik Karlsson, Mark Stone, Matt Duchene et Mike Hoffman) au cours des 14 derniers mois.

À LIRE AUSSI : Des coéquipiers heureux pour Chabot

Le prochain capitaine, c’est lui

« On s’est assis pour discuter peu après le 1er juillet, et sans entrer dans les détails, on a su tout de suite qu’on pourrait trouver une solution, a relaté le directeur général Pierre Dorion en conférence de presse jeudi. Nous avons parlé à ses agents (Ian Pulver et Dominic De Blois) de notre plan à long terme, ils ont relayé notre vision de comment les Sénateurs pourraient connaître du succès avec Thomas et nous avons réussi à nous entendre tard (mercredi) soir... Les deux partis voulaient un contrat à long terme, mais je pense que ça en dit long sur l’engagement de Thomas envers les Sénateurs et notre plan à long terme. »

Il reste encore une année au contrat d’entrée du premier choix de l’équipe (18e au total) au repêchage de 2015, à un salaire de 832 500 $. Par la suite, son nouveau pacte entrera en vigueur et lui rapportera 8 millions $ en moyenne par année à compter de 2020-2021. Il fera 7 M$ lors des deux premières saisons, puis 4 M$ en 2022-23, puis 8 ou 10 $ lors des saisons subséquentes jusqu’à la fin de l’entente, en 2027-2028.

Chabot a dit que de voir le centre Colin White s’engager envers le club pour six ans à un salaire de 4,75 M$ par an le mois dernier a pesé dans la balance lorsqu’est venu le temps pour lui de s’engager pour rester dans la capitale nationale jusqu’à l’âge de 30 ans.

« Premièrement j’ai la chance de jouer dans la Ligue nationale de hockey. Deuxièmement, j’ai la chance d’être un gros morceau d’une équipe de la LNH qui veut rebâtir autour de moi et d’autres joueurs. Avoir la chance d’être ici, avec les fans qu’on a... On sait qu’ils adorent l’équipe, la ville est extraordinaire, j’ai toujours été bien traité ici, j’ai adoré chaque moment que j’ai été ici. Quand l’opportunité est venue d’avoir un contrat de huit ans, c’est sûr on n’a jamais hésité. Je veux avoir ma maison à Ottawa pour longtemps », a d’abord commenté Chabot.

« Colin et moi, on s’est parlé tout l’été. Le fait de le voir signer un contrat à long terme, de le voir heureux de rester ici pour plusieurs années, ça incite beaucoup de jeunes joueurs à avoir la même intention, d’être sur la même page. C’est ça qui est important, tout le monde veut bâtir ensemble. Il y a beaucoup de talent dans notre chambre, que ce soit ici en ce moment ou dans la Ligue américaine... Il va y avoir des hauts et des bas parce que nous sommes jeunes, on va tous faire des erreurs, mais ce qui compte, c’est à quel point les gars veulent être ici », a-t-il ajouté au sujet de White.

Chabot n’avait pas joué la veille lors du gain de 4-3 contre les Maple Leafs de Toronto parce qu’il ne se sentait pas à 100 %. Dorion a indiqué qu’il n’en avait pas parlé aux soigneurs de l’équipe parce qu’il tenait à jouer aux côtés du défenseur recrue Maxence Guénette, nerveux à l’idée de jouer un premier match de la LNH. « Ça montre bien le caractère qu’il a... Il est venu dans mon bureau avec son agent et je lui ai dit qu’il n’allait pas jouer », a-t-il relaté. 

Quand le contrat de Chabot entrera en vigueur l’an prochain, il ne faudrait pas se surprendre que le « C » de capitaine soit alors brodé sur son chandail numéro 72, lui qui a établi des sommets personnels avec 14 buts et 55 points en 70 matches l’an dernier.

Jour de tests pour les Sénateurs

Tennis

C'est la fin pour le Challenger de Gatineau

Le tournoi qui a vu naître Bianca Andreescu, Denis Shapovalov et Félix Auger-Aliassime n’est plus.

Le Challenger Banque Nationale de Gatineau ne vivra pas de septième édition en 2020. Mathieu Toupin et Johanne Demers, les codirecteurs qui tenaient les Internationaux de tennis de Gatineau à bout de bras depuis six ans, ont remis leur démission.

Devant ce constat et les défis grandissants de l’organisation au niveau du financement, des infrastructures et des bénévoles, le président du conseil d’administration David Hood a dû se rendre à l’évidence et mettre un terme à son contrat le liant à Tennis Canada. Trop de risques et de contraintes s’ajoutaient à la présentation d’une septième édition. Selon lui, le tournoi n’était plus viable.

« Si nous avons eu la chance d’organiser des tournois professionnels à Gatineau, c’est surtout grâce à la vision, l’énergie et le professionnalisme des codirecteurs Mathieu Toupin et Johanne Demers. Ils ont consacré des heures incroyables au tournoi. Je tiens à les féliciter pour tout ce qu’ils ont accompli. Ç’a été impressionnant. Cela dit, notre défi devenait aussi de plus en plus grand chaque année », a d’abord expliqué David Hood.

À la conclusion de l’édition de 2018, d’énormes drapeaux rouges avaient été agités, mais le conseil d’administration avait décidé de poursuivre l’aventure en essayant de trouver des pistes de solution à long terme. Après le tournoi de 2019, les défis s’annonçaient insurmontables. Par conséquent, les codirecteurs ont démissionné.

Trois facteurs incontrôlables feront en sorte que le parc de l’Île sera désert l’été prochain selon M. Hood. Le problème de financement arrive au premier rang.

« Des organismes ont participé, mais pour aller chercher du financement, ça exigeait énormément d’heures de la part des codirecteurs. En Outaouais, la communauté des gens d’affaires est moins impliquée. Nous avons eu de très bons partenaires d’affaires, mais trop peu. À Drummondville, dans un tournoi similaire, les gens d’affaires se sont ralliés. »

Le deuxième facteur est lié aux infrastructures vieillissantes du parc de l’Île qui ne répondent plus aux normes des circuits de l’ATP et de la WTA.

« Le site doit être monté à partir de zéro chaque année. C’est un long processus. La Ville de Gatineau a fait ce qu’elle a pu du côté des estrades, des terrains et des lumières, mais l’éclairage actuel nous empêcherait de présenter des matches en soirée l’an prochain. La Ville a augmenté sa participation d’année en année. Elle a été un partenaire important, mais les demandes pour la prochaine édition vont sûrement surpasser ce qu’elle peut ou veut faire. Nous avons un manque de terrains ici. Une semaine avec deux ou trois jours de pluie nous empêcherait de faire le tournoi. C’est trop risqué », a ajouté M. Hood.

Enfin, un manque de bénévoles a aussi forcé l’organisation à abandonner son tournoi.

« Les exigences de l’ATP et de la WTA augmentaient chaque année. Il fallait toujours plus de monde et c’était devenu difficile de satisfaire leurs critères rigides. »

Toupin secoué

De son côté, Mathieu Toupin avait des trémolos dans la voix lorsqu’il s’est adressé aux médias en son nom et en celui de Johanne Demers. Fier compétiteur, il était émotif au moment de commenter sa démission.

« Je prends la parole parce que j’ai cru en notre projet. Sans toi, Johanne, ce tournoi n’aurait jamais eu la qualité et l’ampleur qu’il a connues. Je veux retenir le positif et je peux dire que la sixième édition a été la plus belle. Tout le monde nous l’a dit. Nous en sommes fiers. C’est clair dans ma tête que nous quittons comme des gagnants. Par contre, personnellement, là où nous sommes rendus, je vois ça comme une défaite. Nous avons tout fait pour que ça fonctionne et ça ne peut pas fonctionner. »

+

AUCUN SAUVETAGE POSSIBLE

Les pistes de solution ont été explorées. Il serait trop tard pour sauver le Challenger de Gatineau 2020, surtout avec la démission de Mathieu Toupin et Johanne Demers. Ils n’ont jamais compté leurs heures pour organiser les six éditions d’un tournoi qui roulait  rondement malgré un manque d’effectifs par rapport aux équipes qui travaillent aux Challengers de Granby et Drummondville.

Le duo Toupin/Demers s’est rendu jusqu’au bout de ce qu’il pouvait offrir. Aujourd’hui, il va s’attaquer à d’autres priorités. Déjà, l’année dernière, les Internationaux de tennis de Gatineau avaient abandonné la présentation de son tournoi Futures d’hiver à la suite de changements aux règles de l’ITF. Encore une fois, Mathieu Toupin a rappelé la raison d’être de ces deux tournois.

« Il y a 11 ans, Tennis Outaouais Performance (TOP) a été créé. Ce n’est pas facile de faire de la haute performance en région. Il nous fallait des événements pour donner une belle vision à nos jeunes. Ç’a fonctionné avec Sébastien Collard qui vient de partir dans un collège américain. L’année dernière, c’était Claudelle Labonté-Frey. De voir Mélodie Collard [longue pause suivie d’un soupir] performer au US Open comme elle l’a fait et d’être rendu dans le top-40 au monde, ça prouve que les idées que nous avions étaient les bonnes. »

Justement, Mathieu Toupin compte revenir à la base au cours des prochains mois.

« Il reste des clubs de tennis extérieurs, la Sporthèque et TOP avec de nombreux athlètes. Il y a aussi Mélodie Collard. Personnellement, c’est là que mon énergie va aller. Bianca Andreescu vient de gagner le US Open. Elle va tenir le tennis à flot pendant un certain temps. La prochaine, ce sera Mélodie... »

Sénateurs

Des coéquipiers heureux pour Chabot

Thomas Chabot l’a dit jeudi, les choses « vont très vite » pour lui et sa famille alors que l’annonce de sa mise sous contrat à long terme par les Sénateurs « change ma vie » à tout jamais.

L’arrière québécois de 22 ans demeure humble cependant et quand il s’est présenté devant les médias pour sa conférence de presse, il l’a fait en portant un beau complet noir avec des motifs floraux qu’il a recyclé. « Je l’avais l’année passée », a-t-il avoué en riant au Droit.

Tennis

La vie transformée de Bianca Andreescu

TORONTO — Le fait de gagner les Internationaux de tennis des États-Unis a apporté tant de prestige à Bianca Andreescu qu’elle peut se permettre de laisser les messages de Drake sans réponse.

De passage au Tonight Show avec Jimmy Fallon lundi, Andreescu a confié à l’animateur américain qu’elle n’avait toujours pas eu de nouvelles de Drake, dont le succès 5AM In Toronto faisait partie de sa liste de chansons visant à la motiver, en route vers un premier triomphe en simple par un joueur issu du Canada à un tournoi du Grand Chelem.

Après avoir vu l’entrevue, Drake est entré en contact avec Andreescu, mais l’Ontarienne de 19 ans n’a pas répondu immédiatement.

«J’ai une vraie conversation avec lui, c’est irréel», a déclaré Andreescu lors d’une conférence de presse mercredi, lors de laquelle elle a lu aux journalistes les messages que Drake lui a envoyés.

«C’est du genre : “Me voici, émoticone sourire. Félicitations. Nous sommes tous fiers de toi. J’ai aimé chacun des messages dans lesquels tu étais mentionnée. LOL. Je pensais que tu verrais”.»

«Je ne les ai pas vus. Je suis à peine allée sur les médias sociaux, a raconté Andreescu. Je ne faisais qu’afficher des choses. C’était cool. Je ne sais même pas quoi répondre à ça. Ça va me prendre du temps.»

«Il sait que j’ai vu le message, a-t-elle ajouté en riant. Ne vous inquiétez pas, je vais répondre, je vais répondre. Je ne peux pas ignorer son message.»

Ce n’est là qu’un des moments surréalistes qu’a vécus Andreescu depuis qu’elle a battu la légendaire Serena Williams 6-3, 7-5 en finale des Internationaux des États-Unis samedi, à l’intérieur du stade Arthur-Ashe, à New York.

Tourbillon d’entrevues

Ç’a été un tourbillon d’entrevues télévisées, de messages de Drake, de Shania Twain, de porte-couleurs des Raptors de Toronto, et un vol de retour vers Toronto dans un jet privé fourni par Uninterrupted, la plateforme de médias sociaux de LeBron James.

«Je n’arrive toujours pas à croire que je suis allée au Tonight Show», a déclaré Andreescu.

«Je ne pensais pas que [Jimmy Fallon] était une personne en chair et en os avant que je ne le rencontre. J’ai regardé son émission tellement souvent et de pouvoir m’asseoir dans cette chaise était vraiment agréable.»

Près de 30 journalistes, 20 caméras de télévision et une dizaine de photographes se trouvaient au Centre Aviva mercredi pour la première conférence de presse d’Andreescu au Canada depuis qu’elle a gagné un premier tournoi du Grand Chelem.

Elle a répondu à des questions sur la façon dont elle a célébré son triomphe (un souper avec ses parents), quelle actrice la personnifierait dans un film (Jennifer Lawrence), quelle chanson elle a écouté avant la finale de samedi (Hot Girl Summer par Megan Thee Stallion) et comment ses parents et son chien Coco gèrent cette nouvelle renommée.

«Ils reçoivent beaucoup d’attention, surtout ma mère. Je pense qu’elle est même sur BuzzFeed. Je pense que ça mérite des applaudissements», a lancé Andreescu, tout en applaudissant elle-même et en ricanant.

«C’était vraiment drôle de voir tous les gazouillis que ma mère a reçus, et évidemment mon chien Coco.»

Exactement un mois plus tôt, Andreescu était assise dans la même pièce et répondait aux journalistes après avoir remporté la finale de la Coupe Rogers quand Williams, son idole de jeunesse, s’est retirée en raison de spasmes au dos après seulement quatre jeux.

Depuis, beaucoup de choses ont changé pour Andreescu.

Elle s’est propulsée jusqu’au cinquième rang du classement de la WTA, elle est devenue la favorite pour les honneurs de fin d’année sur la scène sportive au Canada, a mérité un chèque de 3,85 millions $US (5,15 $CAN), samedi, et a acquis une renommée universelle.

Cependant, Andreescu n’est pas encore rassasiée.

«Ce sera le temps d’avancer après aujourd’hui, après toutes ces activités avec les médias, a rappelé Andreescu. Aujourd’hui, bien sûr, je vais célébrer un peu et voir mes amis. Mais je demeure concentrée sur ce qu’il y a à venir.»

Dans l’immédiat, Andreescu veut se qualifier pour la finale du circuit de la WTA, à Shenzhen, en Chine, du 27 octobre au 3 novembre. Les huit premières au classement y seront invitées et pour l’instant, Andreescu détient le quatrième échelon en vue de cet événement.

Par ailleurs, Andreescu prévoit reprendre le collier lors de l’Omnium de Pékin, à la fin du mois.

Tout ce qui a ralenti Andreescu cette année, ce sont des blessures à l’épaule droite et des raideurs continuelles au haut de ses cuisses. Si l’on exclut les matchs où elle a dû se retirer à cause de blessures, elle a remporté ses 23 derniers duels en simple.

«Si je suis en santé, je pense que je peux réaliser de plus grandes choses encore dans le sport, a souligné Andreescu. Les blessures sont l’un des pires ennemis des athlètes parce que vous restez assis à regarder les autres jouer pendant que vous êtes blessé. Je ne crois pas qu’un seul athlète aime ça. L’objectif principal est de demeurer en santé autant que possible, car j’ai été souvent blessée depuis le début de ma jeune carrière.»

Des nouveaux visages chez les Sénateurs

Sénateurs

Bon départ des anciens Leafs

Trois des quatre anciens des Maple Leafs de Toronto ont effectué leur début dans l’uniforme des Sénateurs d’Ottawa mercredi soir au Centre Canadian Tire, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils ont fait sentir leur présence.

Les attaquants Connor Brown et Tyler Ennis ont tous deux secoué les cordages, le premier deux fois plutôt qu’une. Le défenseur Ron Hainsey a récolté une passe sur un but en avantage numérique de Max Véronneau et les hommes de D.J. Smith ont remporté un deuxième match en 24 heures contre leurs rivaux de la Bataille de l’Ontario, 4-3 devant 11 531 amateurs, majoritairement des partisans des visiteurs comme d’habitude.

Sénateurs

Maxence Guénette lancé dans la fosse aux lions

L’entraîneur-chef des Sénateurs D.J. Smith a décidé de ne pas utiliser son vétéran défenseur Nikita Zaitsev contre son ancien club mercredi soir.

À sa place du côté droit, il a décidé d’utiliser le jeune Maxence Guénette, qui devait à l’origine se retrouver aux côtés de Thomas Chabot, sauf que ce dernier a déclaré forfait en raison d’un début de virus. Il a été remplacé à la dernière minute par l’ex-Olympique Hubert Labrie, qui a commencé le match aux côtés du choix de septième ronde au dernier repêchage en juin à Vancouver.

Tennis

L’association Bianca Andreescu-Sylvain Bruneau, une idée de Louis Borfiga

MONTRÉAL - Sylvain Bruneau a su dès ses premiers moments à titre d’entraîneur à temps plein de Bianca Andreescu qu’il avait une joueuse extraordinaire entre les mains.

Bruneau et la championne des Internationaux des États-Unis ont commencé à travailler ensemble à la demande de Louis Borfiga, vice-président du développement de l’élite à Tennis Canada. C’était en février 2018. Bruneau était en Roumanie à titre de capitaine de la Coupe Fed.

«C’est vraiment sa vision à lui ce qui se passe présentement», a noté Bruneau en conférence de presse au stade IGA, mardi. Et cette association aurait pu ne jamais se produire.

«Au départ, j’étais réticent, car j’ai une bonne relation avec toutes les filles de l’équipe (de la coupe Fed). Je savais que si j’étais attitré à l’une d’elles en particulier, ça pouvait changer la dynamique avec les autres. J’avais des réserves, mais Louis a été convaincant.»

Les deux premiers tournois auxquels ils ont participé «ensemble», en mars 2018 au Japon, Andreescu a atteint la finale.

«Je trouvais que c’était une joueuse de talent. Je voyais des choses à travailler, à faire différemment. Lors de ces deux premiers tournois, nous retournions sur le terrain après tous les matchs, car nous étions seuls, il n’y avait pas de préparateur physique avec nous. Cette championne-là, je la sentais. J’avais observé ses réactions lors de quelques matchs en Coupe Fed où il y avait énormément de pression. La façon dont elle abordait les matchs, les points importants. Je me demandais même si elle était consciente de tout ça, de qui elle était. Je savais que j’avais un super projet entre les mains.»

Jamais il ne s’est douté qu’elle atteindrait les sommets du tennis féminin en seulement 18 mois.

«Je me pince un peu. C’est quand même énorme, quand on regarde son année. J’ai vu des signes l’an dernier que son année 2019 allait sûrement très bien se passer, mais ce qu’elle fait, c’est...» laisse-t-il en suspens.

Bruneau se retrouve désormais avec une joueuse du top-5 mondial et gagnante d’un Grand Chelem entre les mains. Et le tourbillon médiatique qui l’accompagne.

«Nous avons beaucoup de demandes, évidemment. Nous comprenons l’intérêt au pays, qui s’est rangé derrière elle. Il fallait aussi gérer avant la finale: le plus gros match restait encore à jouer. Juste le fait d’être en finale à New York, contre Serena, en Grand Chelem, c’est déjà beaucoup. De gagner le titre, c’est venu quintupler tout ça. Ça en fait pas mal. Mais c’est certain que c’est une bonne chose.

«Je n’ai jamais vécu quelque chose de tel, c’est clair. (C’est) peut-être un peu (plus gros que je l’imaginais). Mais c’est fantastique. Je suis ravi pour le tennis canadien, de l’engouement que ça a suscité d’un océan à l’autre. Il paraît que les cotes d’écoute ont été incroyables. Je suis content pour Bianca, pour l’équipe. C’est juste beau, mais c’est gros à gérer pendant quelques jours. Je sais que ça va retomber éventuellement.»

Cette pluie de demandes a forcé le clan Andreescu à revoir quelque peu son calendrier. Alors qu’elle devait participer à plusieurs tournois de la portion asiatique du calendrier, Andreescu ne participera qu’à l’Omnium de Chine, à Pékin, du 28 septembre au 6 octobre.

«On verra comment ça se passe. Le but est de participer aux Finales de la WTA, tournoi qui regroupe les huit premières au monde, a souligné Bruneau. Il va falloir être judicieux dans les choix au calendrier, de l’entraînement et des périodes de repos. Au printemps, elle a joué beaucoup de matchs puis a été blessée. Il y a eu beaucoup de positif à retenir de cette période, mais aussi du négatif. Nous n’avons pas hésité après Toronto à la retirer de Cincinnati. On se retrouve avec un scénario un peu similaire (pour l’Asie).»

Le plus beau dans tout ça? Bruneau est convaincu qu’Andreescu peut encore améliorer tous les aspects de son jeu.

«Elle peut progresser dans tous les départements de son jeu. Elle a un jeu complet, un super jeu, et fait plein de bonnes choses sur le terrain, mais elle peut encore s’améliorer. Elle n’est pas spécialisée. Le tennis féminin est un peu stéréotypé, très en puissance. Les filles jouent des styles assez similaires. Elle a un éventail de coups qui lui permet d’apporter beaucoup de progrès dans son jeu, au service et en fond de terrain notamment.»

+

Tennis

Andreescu au 5e rang du classement féminin

Il y a un an, Bianca Andreescu ne figurait pas parmi les 200 meilleures joueuses du circuit féminin après avoir perdu au premier tour des qualifications aux Internationaux des États-Unis. Quelle progression!

Après la conquête de son premier titre en grand chelem à Flushing Meadows, la nouvelle coqueluche du tennis féminin s’est hissée au cinquième rang, un bond de 10 places au classement, lundi, alors que Ashleigh Barty a remplacé Naomi Osaka au sommet de la hiérarchie.

La victoire en deux manches d’Andreescu en finale, samedi, contre Serena Williams a permis à l’athlète de 19 ans de poursuivre sa rapide ascension, elle qui était 178au monde à la fin de la saison dernière.

Elle est la première femme de l’ère moderne, qui a commencé en 1968, à remporter les Internationaux des États-Unis à ses débuts dans le tableau principal. Ce n’était que sa quatrième présence en carrière à un tournoi du grand chelem.

La joueuse de 19 ans est aussi devenue la première Canadienne de l’histoire à remporter un titre de grand chelem en simple.

«Je ne pense pas avoir jamais été aussi sereine que présentement, ni même il y a un an. Je me décourageais et des pensées très négatives me traversaient l’esprit. Je brisais des raquettes. Je criais contre moi pendant les matchs. En fait, pas seulement pendant les matchs, même pendant les entraînements, a confié Andreescu, qui a également remporté les tournois d’Indian Wells, en Californie, et de Toronto cette année.

«Mais j’ai réalisé que cette façon de faire n’était pas du tout à mon avantage. Alors j’ai commencé... à demander conseil à d’autres personnes, a-t-elle ajouté. Depuis lors, j’essaie d’avoir une vision très positive de tout. Je pense que cela m’aide vraiment, même dans des situations difficiles.»

À la suite de son titre à Flushing Meadows, elle présente un palmarès de 45 victoires et seulement quatre défaites depuis le début de l’année. En 2019, elle reste invaincue contre les joueuses du top 10 mondial.

Rouge et Noir

Bethel-Thompson brille et les Argonauts battent le Rouge et Noir 46-17

OTTAWA — McLeod Bethel-Thompson a lancé trois passes de touché et les Argonauts de Toronto ont gagné un premier match à l’étranger depuis 2017 en battant le Rouge et Noir d’Ottawa 46-17.

Bethel-Thompson a complété 26 de ses 39 passes pour 411 verges de gains et deux interceptions. Les Argonauts (2-9) ont marqué plus de 30 points pour une première fois cette saison et ont inscrit leurs premiers majeurs au sol de la campagne.

Le Rouge et Noir (3-8) a encaissé un quatrième revers d’affilée. Jonathon Jennings a été 32-en-41 pour 320 verges de gains, un touché et une interception.

Les Argonauts ont confirmé leur emprise sur la victoire au quatrième quart quand James Wilder fils a inscrit trois touchés, dont un à la suite d’un échappé de Mossis Madu à la ligne de 13 du Rouge et Noir en fin de rencontre.

Espérant réduire un peu l’écart, Lewis Ward a tenté un placement de 52 verges, mais il a raté la cible et les Argos ont accordé un simple.

Le Rouge et Noir a connu un faux départ en deuxième demie, alors que Brad Sinopoli a commis un échappé près du centre du terrain. Qudarius Ford a récupéré le ballon et a filé jusque dans la zone des buts, offrant une avance de 25-13 aux visiteurs.

Le demi de sûreté du Rouge et Noir Antoine Pruneau a quitté la rencontre tard au premier quart. Il a été aperçu sur les lignes de touche portant une botte protectrice à la jambe droite et utilisant des béquilles pour marcher.

Tennis

Rafael Nadal aura l’occasion de s’approcher des 20 titres de Roger Federer

NEW YORK - Rafael Nadal est toujours très courtois et élogieux lorsqu’il fait allusion à son prochain adversaire. Pour cette raison, il ne fallait pas être surpris de l’entendre parler en bons termes de Matteo Berrettini, l’Italien qu’il affrontera en demi-finale des Internationaux de tennis des États-Unis, vendredi soir.

«Un bon gars. Jeune, avec beaucoup de potentiel, a déclaré Nadal. Il est en demi-finale d’un tournoi du Grand Chelem, il joue donc très bien.»

«Vous ne pouvez pas vous attendre à des adversaires dociles. Vous ne pouvez pas vous attendre à des matchs faciles. Je crois sincèrement que si vous voulez gagner des tournois, vous devez rencontrer des adversaires coriaces», a ajouté l’Espagnol, 2e tête de série.

Dans ce cas particulier, toutefois, Nadal n’aura pas besoin de croiser le fer avec les rivaux les plus coriaces du tableau masculin. Parce qu’il est le seul membre du «Big Three» toujours en lice.

Novak Djokovic, le champion en titre et favori du tournoi, a arrêté de jouer alors qu’il tirait de l’arrière lors de son match de quatrième ronde, à cause d’une douleur à l’épaule gauche, a-t-il expliqué.

Roger Federer, troisième tête de série, a joué son match de quarts de finale au complet, qu’il a perdu en cinq manches contre Grigor Dimitrov, 78e joueur mondial. Toutefois, il était visiblement ennuyé par un problème au haut du dos.

S’il gagne deux autres matchs, d’abord contre Berrettini, puis en finale contre Dimitrov ou le Russe Daniil Medvedev, 5e tête de série, Nadal comptera 19 titres en tournois du Grand Chelem, un de moins que Federer alors qu’il est cinq ans plus jeune.

Nadal a atteint les demi-finales des quatre tournois du Grand Chelem en 2019. Son seul triomphe est survenu aux Internationaux de France, où il a vaincu Federer mais n’a pas affronté Djokovic. Aux Internationaux d’Australie, en janvier, Nadal a perdu en finale contre Djokovic. À Wimbledon, en juillet, il s’est incliné en demi-finale contre Federer, qui a ensuite perdu une finale longue de près de cinq heures contre Djokovic.

Chacun des 11 derniers tournois du Grand Chelem a été gagné par l’un des trois illustres membres de ce trio.

Si quelqu’un d’autre que Nadal soulève le trophée commémoratif dimanche, ce sera la première fois depuis Marin Cilic, lors des Internationaux des États-Unis de 2014, que l’on couronne un premier vainqueur à un tournoi masculin du Grand Chelem.

L’un d’eux n’est pas comme les autres.

Ni Berrettini, 24e tête de série, ni Medvedev n’avaient atteint les quarts de finale d’un tournoi du Grand Chelem avant cette semaine. Dimitrov, lui, présente une fiche de 0-2 lors de ses deux présences en demi-finales d’un tournoi majeur.

La résurgence de Dimitrov est plutôt soudaine: il a déjà occupé le troisième rang du classement mondial mais a connu des ennuis à cause de blessures et d’un manque de régularité dans son jeu.

«Les six ou sept derniers mois ont été assez difficiles pour moi. Mais j’ai eu des gens vers lesquels j’ai pu me tourner, mes amis, ma famille», a raconté le Bulgare.

«J’ai continué de croire au travail, à la rééducation de mon épaule, les exercices, l’entraînement, les petites modifications à la raquette. J’ai dû apporter tellement d’ajustements pendant une si courte, mais importante, période de temps. Puis, vous arrivez vers la fin de l’année et vous affichez un résultat comme celui-là. C’est assez spécial.»

Berrettini et Medvedev, tous deux âgés de 23 ans, ont donné des indices qu’ils se dirigent vers ce genre de résultats.

Medvedev domine le circuit de l’ATP aux chapitres des victoires et des participations à des finales de tournois. Il présente un style de jeu diversifié qui l’a aidé à participer aux finales de trois tournois préparatoires, sur surface dure, avant de se rendre à New York.

De son côté, Berrettini a sauvé trois balles de matchs en troisième ronde à Wimbledon pour mériter une place en deuxième semaine d’un Grand Chelem, avant de s’avouer vaincu face à Federer.

Maintenant, il retrouvera Nadal, un joueur que Berrettini a qualifié de «plus grand bagarreur de l’histoire de ce sport».

Tennis

Collard en demi-finale aux Internationaux des États-Unis

Frustrée par son élimination au deuxième tour des Internationaux des États-Unis en simple, Mélodie Collard se rachète drôlement en double face à l’élite de la planète junior.

Jeudi, avec sa partenaire Hong Yi Cody Wong, elle a atteint le carré d’as à Flushing Meadows avec une victoire en deux manches identiques de 6-4 contre les Américaines Savannah Broadus et Abigail Forbes, rien de moins que les plus récentes championnes de Wimbledon. 

Forbes avait notamment battu la Gatinoise en finale d’un tournoi à San Jose, au Costa Rica, à la mi-janvier. 

«Plus le tournoi avance, plus Mélodie est solide», a réagi son entraîneur Mathieu Toupin. Cette victoire va permettre à Collard d’amasser au moins 56,25 précieux points pour son classement combiné mondial. 

Avant de se rendre à New York, elle occupait le 48e rang mondial. Elle devrait normalement percer le top-40 maintenant. «C’est une étape de plus!», a ajouté Toupin, qui verra sa protégée rependre l’action dès vendredi matin vers 11 heures. 

Son duo affrontera celui des Françaises Aubane Droguet et Selena Janicijevic, finalistes à Wimbledon cette année.

Tennis

Collard éliminée en simple, mais avance en double

Mélodie Collard a franchi une étape importante de sa jeune carrière en gagnant un premier match dans un tournoi du Grand Chelem dimanche à Flushing Meadows.

Elle devra toutefois trouver une solution à la Russe Daria Frayman si elle veut faire plus de chemin la prochaine fois. Pour la deuxième fois en deux semaines, Frayman a éliminé la Gatinoise de 16 ans dans un tournoi majeur. Au premier tour des Internationaux de Repentigny la semaine dernière, la Russe de 17 ans s’était imposée en trois manches de 2-6, 7-5 et 7-6 (5) dans un duel serré qui s’était étiré sur trois heures.