La patineuse de vitesse Ivanie Blondin en action avec ses coéquipières de l’équipe canadienne de poursuite féminine, Isabelle Weidemann et Valérie Maltais.
La patineuse de vitesse Ivanie Blondin en action avec ses coéquipières de l’équipe canadienne de poursuite féminine, Isabelle Weidemann et Valérie Maltais.

Fin de l’incroyable séquence d'Ivanie Blondin

Toute bonne chose a une fin. La séquence dorée de la patineuse de vitesse Ivanie Blondin s’est arrêtée à cinq, dimanche matin, à la Coupe du monde sur longue piste de Nagano.

Ses coéquipières Isabelle Weidemann, Valérie Maltais et elle ont dû se contenter de la médaille d’argent à la poursuite par équipe féminine, étant doublées par le trio japonais, au grand plaisir de la foule asiatique. «Nous avons quand même été très rapides. C’était notre meilleur temps depuis que nous patinons ensemble», a souligné Blondin, qui avait monté sur la première marche du podium à ses cinq courses précédentes en Coupe du monde.

L’athlète franco-ontarienne d’Ottawa avait remporté le 3000 m, la veille, de même que le départ groupé vendredi.

Le week-end précédent à Noursoultan au Kazakhstan, on l’avait vu triompher au 1500 m, 5000 m de même qu’à la poursuite. C’est sans oublier les deux records de piste qu’elle s’est offerte.

Déçue que l’or lui ait échappé cette fois-ci en ce dimanche?

«Nous avons peut-être terminé deuxièmes aujourd’hui, mais nous sommes maintenant assurées de terminer premières au classement de la Coupe du monde à la poursuite», a noté Blondin avec justesse au bout du fil.

La patineuse âgée de 29 ans connaît le meilleur début de saison de sa longue carrière sur le circuit de la Coupe du monde. Cet arrêt au Japon était sa dernière sortie avant la période des Fêtes.

Ivanie Blondin a gagné 10 médailles, dont six d’or, en quatre étapes de la Coupe du monde cet hiver. Un retour au pays l’attend dans les prochains jours, question de refaire le plein d’énergie et rendre peut-être visite au père Noël.
«Je ne sais pas ce que je veux encore», lance en riant la double Olympienne.

Cette pause fera du bien car sa machine bien huilée devra être repartie dès le début de la nouvelle année.

Les sélections de l’équipe nationale l’attendent, tout comme la cinquième étape de la Coupe du monde à Calgary, des championnats du monde à Salt Lake City et Hamar de même que la finale de la Coupe du monde à Heerenveen. À cela s’ajoutent deux camps d’entraînements, dont un loin de la glace au Mexique.

Tout ça en l’espace de 10 semaines.

«Nous allons faire du cyclisme au Mexique. J’avais fait ça plus tôt cette saison avec Isabelle et Valérie. Nous avions eu beaucoup de plaisir. Et ça nous avait beaucoup aidées», souligne Ivanie Blondin, qui n’a nullement l’intention de changer une formule gagnante.

Cette dernière dispute en ce moment sa dixième saison au sein de l’équipe nationale senior. Elle était déménagée à Calgary en 2010 afin de faire le saut en longue piste après une carrière en courte piste.