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Le week-end dernier au stade Terry-Fox d’Ottawa, Farah Jacques a réalisé un chrono de 13,52 secondes au 100 mètres haies féminin.
Le week-end dernier au stade Terry-Fox d’Ottawa, Farah Jacques a réalisé un chrono de 13,52 secondes au 100 mètres haies féminin.

Farah Jacques devra courir plus vite en juin

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
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Farah Jacques risque de suer à grosses gouttes en juin.

Six compétitions en 25 jours l’attendent d’ici la fin du mois pour tenter de se qualifier en vue des Jeux olympiques pour une deuxième fois en carrière. La Gatinoise de 31 ans doit courir le 100 mètres haies féminin en 12,84 secondes ou mieux pour obtenir son billet vers Tokyo.

Le week-end dernier, Jacques a parcouru la distance en 13,52 secondes au stade Terry-Fox d’Ottawa, qui accueillait à huis clos la première étape de la série de qualifications olympiques organisée par Athlétisme Canada. C’était sa première course depuis son retour au pays après avoir passé deux mois et demi en Lousianne.

«J’ai couru plus vite que les compétitions auxquelles j’ai participé aux États-Unis. Mais je suis encore très loin du standard olympique et de ma meilleure performance individuelle. Il y a encore du travail à faire», a avoué Jacques, lundi après-midi, par une journée chaude et humide en Outaouais.

Des conditions similaires à celles qu’elle a eues samedi lors du 100 m haies féminin. Il y a même eu déluge sur elle et ses adversaires lors de la période d’échauffement.

«Il a arrêté de pleuvoir pour la course, mais nous étions quand même très détrempées», a souligné Jacques en riant.

La bonne nouvelle? Il lui reste plusieurs courses de la série de qualification dans les trois prochaines semaines.

«En fin de semaine, je serai à Windsor. La semaine suivante à Guelph et Toronto.»

C’est sans compter les essais olympiques et paralympiques prévus du 24 au 27 juin à Montréal et une dernière compétition de qualification le 29 juin, toujours dans la métropole québécoise.

«Je sais que ce standard, je peux l’atteindre. Je suis heureuse d’avoir été aux États-Unis. Ça m’a donné l’occasion de m’entraîner avec les meilleures tout en améliorant ma technique et ma façon d’attaquer les haies. Maintenant, il reste juste à appliquer tout ça en compétitions, que tous les morceaux tombent en place.»

L’ancienne sprinteuse a déjà stoppé le chrono à 13,11 secondes depuis son passage à l’épreuve des haies.

Jacques a encore bien en tête sa première compétition de l’année aux États-Unis. Elle avait l’impression que son corps était une voiture d’occasion ayant de la misère à démarrer par un temps glacial.

«C’était assez rough. J’ai trouvé ça difficile», a-t-elle confié en riant de nouveau.

Maintenant, son corps a les allures d’une machine bien huilée.

Et si jamais Farah Jacques échoue à courir le 100 m haies en 12,84 secondes ou mieux, il pourrait y avoir un plan B.

Son nom figure toujours dans la tête des entraîneurs de l’équipe canadienne pour le relais féminin 4x100 m si l’équipe obtient une place aux Jeux.

Jacques avait été sélectionné pour représenter l’unifolié aux championnats du monde des relais au début mai en Pologne. Mais Athlétisme Canada s’est finalement ravisé, retirant sa délégation de l’événement quelques jours avant le départ.

«Phylicia George qui faisait les haies avait participé au relais aux Jeux olympiques en 2016, a rappelé Jacques. Il reste que mon objectif principal, c’est de me qualifier dans une épreuve individuelle.»