Red Bull a confirmé que c'est Alex Albon qui sera le coéquipier de Max Verstappen, l'an prochain, mettant fin au suspense.

F1: en 2020, on prend (presque) les mêmes pilotes et on recommence

PARIS — Avec l’annonce mardi du maintien en 2020 des mêmes duos de pilotes chez Red Bull et Toro Rosso, la prochaine saison de Formule 1 opposera quasiment les mêmes protagonistes que la précédente. Avant les grandes manoeuvres en 2021 ?

Le Thaïlandais Alexander Albon a été confirmé chez Red Bull aux côtés du Néerlandais Max Verstappen, comme le Français Pierre Gasly et le Russe Daniil Kvyat chez Toro Rosso.

Ce sont donc huit des dix écuries du plateau qui ne changeront pas de pilotes l’an prochain.

Seules Renault, qui préfère le Français Esteban Ocon à l’Allemand Nico Hülkenberg, et Williams, qui doit encore annoncer le remplaçant du Polonais Robert Kubica, opéreront des changements.

Le pilote canadien de Formule 2 Nicholas Latifi est en pole position pour s’installer dans ce dernier baquet disponible.

Le Canadien Nicholas Latifi

Ce conservatisme n’est toutefois pas surprenant à plusieurs titres.

En 2019, seules Mercedes et Haas avaient conservé les mêmes paires de pilotes et quatre novices (les Britanniques George Russell chez Williams et Lando Norris chez McLaren, l’Italien Antonio Giovinazzi chez Alfa Romeo Racing et Alexander Albon chez Toro Rosso) avaient débarqué.

Surtout, nombre de pilotes disposent de contrats courant jusqu’à fin 2020 pour coïncider avec l’entrée en vigueur en 2021 du nouveau règlement technique, sportif et commercial de la F1 présenté fin octobre.

On attend alors plus de mouvements, notamment parmi les têtes d’affiche, avec le sextuple champion du monde britannique Lewis Hamilton en fin de contrat chez Mercedes, l’Allemand Sebastian Vettel et le Néerlandais Max Verstappen dans la même situation chez Ferrari et Red Bull respectivement.

Albon plébiscité

Du côté des écuries soeurs Red Bull et Toro Rosso, on a finalement aussi privilégié la continuité en 2020, après l’échange de baquet entre Gasly et Albon pendant la trêve estivale.

Promu de Toro Rosso à Red Bull l’hiver dernier, le Français a été rétrogradé à l’été à cause de résultats décevants, au profit du Thaïlandais.

«Alex est très performant depuis ses débuts avec l’équipe au Grand Prix de Belgique (le 1er septembre, ndlr) et ses résultats – sept GP dans le top 6 – parlent d’eux-mêmes», justifie le directeur d'écurie de Red Bull Christian Horner.

«Il est impossible de nier ce niveau de régularité et, avec une réputation grandissante de pilote tenace et farouchement engagé, Alex a prouvé qu’il mérite amplement de continuer sa progression avec Red Bull», poursuit le Britannique.

Le pilote de 23 ans, qui dispute sa première saison en F1, a participé à 19 Grands Prix avec pour meilleur résultat une 4e place au Japon et pour meilleure qualification une 5e position sur la grille au Mexique. Depuis sa promotion, il a marqué 68 points contre 54 à son équipier Verstappen.

Chez Toro Rosso, Gasly (23 ans), engagé courant 2017, et Kvyat (25 ans), revenu en 2019 après un an d’absence et un parcours en dents de scie entre l’écurie italienne et Red Bull, «ont réalisé de très bonnes performances cette saison», explique le directeur d'écurie Franz Tost.

Ils «ont prouvé au cours de leurs années en F1 qu’ils étaient très compétitifs, capables d’exploiter le potentiel de leurs voitures et de donner de précieux retours d’expérience pour les améliorer», ajoute l’Autrichien.

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OJBECTIF ZÉRO ÉMISSION DE CO2 EN 2020

La Formule 1 a annoncé mardi un plan «à effet immédiat» pour réduire à zéro ses émissions de CO2 d’ici à 2030 et organiser des événements plus respectueux de l’environnement d’ici à 2025.

«Cette initiative inclut les monoplaces, les activités en piste ainsi que le reste des opérations liées au sport», précise dans un communiqué la F1, dont le plan implique la Fédération internationale de l’automobile (FIA), les promoteurs des Grands Prix, les équipes ou encore les commanditaires. Le premier volet concerne les moteurs des Formule 1, avec pour objectif de développer leur hybridation, instaurée en 2014, et l’utilisation de carburants durables.

«Nous croyons que la F1 peut continuer à être un chef de file pour l’industrie automobile et travailler avec les secteurs de l’énergie et de l’auto pour produire le premier moteur à combustion interne hybride zéro émission», plaide son pdg, Chase Carey.

Or, parmi les 256 551 tonnes de CO2 émises par la F1 en 2019 (selon des chiffres publiés mardi), seuls 0,7 % sont liés aux moteurs et 7,3 % aux autres activités organisées sur les circuits (courses supports, consommation d’énergie, diffusion télévisée, activités des commanditaires et des VIP...). Le plus gros des émissions est dû au transport du matériel (45 %), aux déplacements des personnels (27,7 %) et au fonctionnement des bureaux et usines (19,3 %).

Sont donc également prévues «des mesures visant à assurer l’adoption d’une logistique et de moyens de transport ultra-efficients, ainsi que des bureaux, des installations et des usines fonctionnant à 100 % à l’énergie renouvelable», et des programmes de compensation carbone et de capture du CO2 dans l’air.