Éric Bélanger, un des hommes derrière le retour en force de la boxe professionnelle dana la région, en compagnie de son poulain Andrew Gardiner.

Éric Bélanger, un coach qui fait des miracles

Ses boxeurs ont compilé une fiche de 15 victoires en autant de présence dans le ring depuis un an et demi. Il a déjà dirigé l'équipe nationale en plus de se retrouver dans le coin de Tyson Fury en avril dernier au Madison Square Garden, à New York.
Faites la connaissance d'Éric Bélanger, un des hommes derrière le retour en force de la boxe professionnelle dans la région de Gatineau-Ottawa. Il est le fondateur et entraîneur-chef du club Final Round, situé dans le sous-sol d'une église orthodoxe sur la rue Eccles.
«Ça fait vraiment club de boxe, hein?» lance-t-il au journaliste du Droit.
Bélanger venait de terminer une session d'entraînement avec Andrew Gardiner, un des trois poulains de son écurie chez les pros. Il s'occupe aussi de du Gatinois Pascal Villeneuve et du Franco-Ontarien Samer Barakat, dit «Le Marteau».
Le premier a gagné ses premiers combats chez les mi-lourds en 2013, le second est invaincu en deux sorties.
Quant à Gardiner, il met en jeu sa fiche parfaite de 10-0 samedi soir à Montréal.
«Notre équipe de boxeurs amateur a grossi aussi. Nous sommes rendus à une quinzaine d'athlètes. Ça les motive de voir un gars comme Andy affronter un gars classé deuxième», note Bélanger.
Son club existe depuis sept ans.
Le coach, lui, est impliqué dans la boxe depuis deux décennies. Il vient de fêter son 35e anniversaire de naissance.
Bélanger a grandi à Avonmore, près de Moose Creek, dans l'Est ontarien. Sa mère l'a élevée seule.
«Même si je n'ai jamais eu de père ou de frère, j'ai toujours eu ce goût de faire de la boxe.»
À ses 16 ans, il s'est dirigé vers Ottawa, s'inscrivant au Beaver Boxing Club. Sa carrière de pugiliste a été de courte durée, le principal intéressé préférant entraîner les autres.
«Si c'est toujours le gars le plus talentueux qui gagne un combat, ça serait plate de regarder la boxe», note-t-il. C'est pourquoi il croit dans les chances de Gardiner de causer une surprise. «Andy n'a rien à perdre. Ce n'est pas le favori. Un gars qui n'a rien à perdre, c'est toujours un gars dangereux.»