Stéphane Antiga était à la tête de l’équipe canadienne depuis 2016.

Équipe Canada perd son entraîneur-chef

À moins de deux ans des prochains Jeux olympiques, le Canada doit trouver un nouvel entraîneur-chef à son équipe de volley-ball masculin dont le port d’attache est à Gatineau.

Stéphane Antiga, qui avait pris la relève de Glenn Hoag à l’automne 2016, a remis sa démission. Il avait dirigé la formation nationale à une septième position, il y a une dizaine de jours, aux championnats du monde en Bulgarie.

L’instructeur d’origine française avait mené le Canada à une médaille de bronze en Ligue mondiale l’an dernier.

Antiga, 42 ans, a fait valoir des raisons personnelles pour justifier son départ au milieu d’un cycle olympique. Ses enfants demeuraient en Europe pendant qu’il se promenait un peu partout avec l’équipe nationale entre mai et septembre.

Le reste de l’année, Antiga la passe en Pologne où il se trouve à la barre d’un club pro, le AZS Politechnika Warszawa.

« Je dois mettre ma famille au premier plan, mais l’équipe canadienne me manquera beaucoup. Je lui souhaite de continuer à progresser et de connaître beaucoup de succès », a soutenu Antiga au site web de Volleyball Canada, qui a annoncé son départ mercredi.

L’ancien joueur devenu coach venait de se lancer dans une autre importante aventure le mois dernier. Il avait uni ses efforts avec plusieurs gros noms du volley-ball international, dont Hoag, afin de sauver la prestigieuse équipe française Paris Volley.

Le groupe a allongé plusieurs gros dollars pour maintenir à flot ce club en péril.

Antiga avait été entraîneur de l’équipe nationale polonaise qui a remporté le titre mondial en 2014. En tant que joueur, il avait été un pilier de la formation nationale française de 1998 à 2010.

Volleyball Canada n’avait aucune idée que son instructeur-chef se préparait à délaisser ses fonctions. « Sa décision m’a surpris, a avoué le directeur de haute performance Julien Boucher lorsque joint au Japon où il accompagne l’équipe féminine.

«Il (Antiga) m’a annoncé ça en Bulgarie le soir après notre dernier match. Mais quand il m’a expliqué pourquoi il arrêtait, je l’ai compris. Ce n’était pas une situation évidente pour un entraîneur avec une jeune famille.»

Maintenant, Volleyball Canada devra lui trouver un successeur.

«Peu importe le timing, c’est toujours un peu difficile de remplacer des gens de la qualité de nos deux derniers entraîneurs, a reconnu Boucher en faisant allusion à Antiga et Hoag.

«C’est sûr que tu préfères avoir de la stabilité durant un cycle olympique. Mais nous ne sommes pas dans une mauvaise situation. Le premier tournoi de qualification olympique aura lieu l’été prochain. On ne sait pas encore exactement la date ni la place. Mais on a du temps.»

Reste à voir si la fédération nationale veut et peut convaincre Hoag de la dépanner. Fatigué, ce dernier avait décidé de délaisser son rôle d’entraîneur-chef après l’élimination du Canada en quart de finale aux Jeux olympiques de 2016. Il voulait enfin profiter de ses mois d’été aux côtés de sa conjointe.

Il y a toujours aussi l’option Vincent Pichette, un ancien adjoint de Hoag. Le Gatinois épaule maintenant le sélectionneur de l’équipe nationale française, Laurent Tillie.