Le défenseur robervalois a paraphé une nouvelle entente de sept ans et 35 millions $ avec l’Avalanche au cours des dernières heures.

Entente de sept ans pour Samuel Girard avec l'Avalanche

Samuel Girard est au Colorado pour y rester et son avenir financier est assuré. Le défenseur robervalois a paraphé une nouvelle entente de sept ans et 35 millions $ avec l’Avalanche au cours des dernières heures.

L’équipe en a fait l’annonce dans un communiqué en fin d’avant-midi. «Samuel a été un des défenseurs les plus complets depuis qu’il s’est joint à l’Avalanche, a souligné le directeur général Joe Sakic. Il prend des minutes importantes et il est une personne sur laquelle les entraîneurs comptent pour affronter les meilleurs trios adverses.

«Il a des habiletés exceptionnelles pour patiner et contrôler la rondelle. En tant que membre de notre noyau, nous estimons qu’il était important de l’embaucher à long terme», a poursuivi Sakic.

Le défenseur robervalois a paraphé une nouvelle entente de sept ans et 35 millions $ avec l’Avalanche au cours des dernières heures.

Ce nouveau contrat entrera en vigueur au début de la saison 2020-2021, jusqu’en 2027, où il sera admissible à l’autonomie complète. La saison prochaine, Girard écoulera la dernière année de son contrat recrue d’une durée de trois ans. «C’est une belle marque de confiance. Je suis content», a pour sa part indiqué Samuel Girard, précisant que les négociations avaient duré environ deux semaines.

«Ça fait du bien. Ça enlève un peu de stress sur les épaules. Je n’aurai plus besoin de penser à rien et seulement embarquer sur la glace pour contrôler ce que je peux faire. Je suis vraiment content. Un contrat à long terme, c’est ce que je voulais. Je ne pouvais pas demander mieux, de noter le défenseur de l’Avalanche, qui n’a pas l’intention de changer son train de vie, mais projette de construire une maison à Roberval. Je vais rester un petit gars de Roberval. Je vais continuer de venir et de participer aux activités pendant l’été.»

L’an dernier, la tornade de Roberval a disputé tous les matchs de l’Avalanche en saison régulière, amassant 27 points. Blessé en première ronde, il a tout de même été de l’alignement pour neuf rencontres éliminatoires. Choix de deuxième ronde des Predators de Nashville en 2016, Girard a été acquis par l’Avalanche la saison précédente dans une transaction à trois équipes qui avait notamment fait passer Matt Duchene aux Sénateurs d’Ottawa et Kyle Turris à Nashville. 

Samuel Girard quittera pour le Colorado le 27 août. Dernière équipe qualifiée pour les séries avec 90 points, l’Avalanche a écarté les Flames de Calgary, champions de la division Pacifique, en cinq matchs en première ronde, avant de subir l’élimination en sept rencontres contre les Sharks de San Jose. 

«Je pense qu’on est sur la bonne voie. Des mouvements ont été faits pendant l’été pour nous renforcer. La direction et le directeur général croient en notre équipe. Ça augure bien», estime Samuel Girard, à quelques semaines du début de la prochaine saison.  

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DES SACRIFICES RÉCOMPENSÉS

Les sacrifices ont été nombreux pour la famille Girard tout au long de la carrière de Samuel.

«C’est un gros moment. C’est vraiment quelque chose. Sept ans, on ne s’attendait pas à ça», a commenté son père, Tony Girard, mercredi après-midi, lors d’une entrevue téléphonique. 

Lui et sa femme, Guylaine Dion, étaient au courant des négociations entre l’agent André Ruel, de l'écurie de Pat Brisson, et l’Avalanche lors des dernières semaines et finalement, tout a été ficelé mardi en fin de soirée. Même si tout était encore officieux, Samuel Girard a pris la peine d’avertir ses proches via une conversation vidéo. Une fois tous les papiers signés et envoyés aux bureaux de la Ligue nationale, l’annonce a été faite, mercredi avant-midi. La fierté était bien sûr très grande pour tout le monde.

«Jérémy (son frère) a fait des gros sacrifices pour Sam et il pleurait de joie. Il était vraiment content pour Sam et toute la famille aussi. On a toujours dit que le travail égalait récompense et c’est ce que ça donne», raconte le paternel. Plus jeune, Jérémy avait mis en veille sa propre carrière de hockeyeur au profit de son frère cadet en raison des obligations financières trop importantes pour ses parents.

«C’est un bon contrat pour Sam», estime Tony Girard, précisant qu’un fiscaliste de l’équipe de Pat Brisson conseillera le hockeyeur de 21 ans à prendre des décisions éclairées.

«Sam reste terre à terre. C’est comme si de rien était. Il est comme d’habitude», assure le paternel, ajoutant que des célébrations d’usage seront faites lors d’un souper de famille dans quelques semaines. À compter du 19 août, le Robervalois sera de passage dans la région pour participer à l’École de power skating Julie Robitaille à Dolbeau-Mistassini. D’ici là, il continuera son entraînement estival à Châteauguay.