De l’intérieur de ma voiture à Edmonton, avant le départ. J’avais confiance à la suite de la découverte que nous avions effectuée.

Enfin de l’espoir!

CHRONIQUE / Ça y est, avec sept épreuves complétées sur 13, nous avons passés le cap de la mi- saison en série canadienne de NASCAR. Certains diront qu’on va maintenant passer aux choses sérieuses.

Après avoir terminé 11e et 6e à Saskatoon, j’ai fini 8e à Edmonton samedi dernier. Le voyage dans l’Ouest, en bout de ligne, n’a pas été terrible. Mais remarquez qu’on ne s’attendait pas à des miracles non plus.

Alors que nous nous préparions pour la course d’Edmonton, je vous ai parlé en long et en large des deux épreuves de Saskatoon et de mes frustrations. Je dirais qu’Edmonton, malgré un autre résultat ordinaire, a apporté son lot de positif…et d’espoir.

Car voyez-vous, il y a eu de la malchance à Edmonton.

D’abord, il y a eu une tonne de relances et la plupart du temps, je partais de l’extérieur, ce qui est un très net désavantage sur un petit ovale comme celui-là. À quelques reprises, j’ai dû reprendre les positions perdues avant de me retrouver là où j’étais avant que le signaleur n’agite le drapeau jaune. Il y a plein de pilotes que j’ai dépassés deux fois…

De la malchance aussi parce que la pluie a fait en sorte qu’il n’y a pas eu de qualifications et que l’ordre de départ a été conçu en fonction des meilleurs temps en pratique. Et comme je n’ai ramené que le 12e meilleur temps parce que nous avons essayé des trucs sur la voiture, je suis parti de très loin.

Oui, j’estime que j’ai été malchanceux parce que j’avais une bien meilleure voiture à Edmonton qu’à Saskatoon. À la suite de longues conversations avec mon chef d’équipe, on a fini par trouver quelque chose sur la voiture qui nous empêchait d’être compétitif sur ovale. C’est très technique, mais je pense qu’on a trouvé. D’où l’espoir.

Je ne suis pas du genre à vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, mais je pense que notre découverte va changer les choses d’ici la fin de la saison. La prochaine épreuve sur ovale aura lieu sur le circuit de Riverside, en Nouvelle-Écosse, le 17 août. On verra à ce moment-là si nous avions raison de nous réjouir.

De la compétition… et de bonnes foules

Qu’est-ce que je retiens de la première moitié de saison? Quelques trucs.

D’abord, j’ai l’impression que la série Pinty’s est encore, si c’est possible, plus compétitive que l’an dernier. Quand je vois un gars comme Brett Taylor grimper sur le podium à Saskatoon, je me dis : ‘En voilà un autre qui progresse et qui va nous faire la vie dure tantôt!’

Mais ça, c’est très positif et ce n’est pas pour rien que les foules sont excellentes partout. À Bowmanville, en ouverture de saison, il y avait 45 000 personnes. Et dans l’Ouest, malgré la pluie, les gradins étaient toujours très bien garnis.

Les gens viennent voir la série canadienne de NASCAR parce qu’ils savent qu’ils verront les meilleurs pilotes au pays et qu’ils auront assurément un bon spectacle. Au risque de me répéter, je suis fier de courir au sein de cette série.

Au classement, je suis quatrième, à 44 points du meneur Andrew Ranger. Avec six courses à faire, tout est encore possible.

Parlant d’Andrew, je suis content pour lui. Tout le monde sait qu’il a énormément de talent et il semble que son équipe ait trouvé les bons ajustements sur ovale. Il fait aussi partie de ceux qui bénéficient clairement de l’arrivée des nouveaux pneus, des vrais pneus de course.

Mais la saison n’est pas finie. Et si, comme je le pense, on a enfin trouvé ce qui ne fonctionnait pas sur notre voiture sur ovale, mon ami Andrew aura de la compétition dans les prochaines semaines…

Propos recueillis par Michel Tassé