Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Enoch Kalambay est revenu de Riga la semaine dernière avec une médaille de bronze dans ses bagages.
Enoch Kalambay est revenu de Riga la semaine dernière avec une médaille de bronze dans ses bagages.

En revenant de Riga avec une médaille [VIDÉO]

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
Article réservé aux abonnés
Ajoutez un autre nom à la liste grandissante de joueurs de basket de Gatineau qui percent sur la scène nationale et internationale depuis une décennie.

Enoch Kalambay est revenu de Riga la semaine dernière avec une médaille de bronze dans ses bagages. L’ailier de six pieds six pouces faisait partie de l’équipe canadienne qui a terminé troisième aux championnats du monde des moins de 19 ans.

«J’ai adoré l’expérience. C’était parfait. Un beau moment, même si nous avons terminé troisièmes», affirme le jeune homme du quartier Mont-Bleu.

Le Canada n’a perdu qu’une seule fois en sept parties dans le tournoi. Un revers de 92-86 survenu en demi-finale contre les États-Unis.

«Les Américains battaient toutes les autres équipes par 30 ou 40 points. Nous, c’était vraiment serré. Nous aurions pu gagner ce match-là.»

La formation canadienne a vaincu la Serbie le lendemain afin d’obtenir le bronze.

«Nous ne pouvions pas aller à Riga et revenir sans une médaille», fait valoir Kalambay.

Il s’agissait de son premier tournoi en carrière durant laquelle il revêtait le maillot rouge canadien.

On l’a vu sur le terrain lors de quatre parties, jouant en moyenne 7,9 minutes. Il n’a pas été utilisé par l’entraîneur en demi-finale de même qu’en finale.

Enoch Kalambay faisait partie de l’équipe canadienne qui a terminé troisième aux championnats du monde des moins de 19 ans.

«C’était nouveau pour moi d’être sur le banc. J’étais habitué à me retrouver dans l’alignement partant de toutes les équipes dans lesquelles j’avais joué auparavant», relate-t-il.

«Quand j’ai eu la chance d’embarquer sur le jeu, je me concentrais à jouer avec beaucoup d’énergie en défensive. Et quand j’étais sur le banc, j’étais très vocal et positif. J’étais le joueur qui encourageait les autres. J’ai beaucoup appris aussi en côtoyant des gars qui jouent déjà en première division dans la NCAA. J’avais un coéquipier qui se trouve déjà en Arizona avec un des meilleurs programmes.»

Enoch Kalambay, 19 ans, espère que cette participation lui ouvrira à son tour les portes de la NCAA.

Ce dernier se prépare justement à se rendre aux États-Unis afin de poursuivre ses études et jouer au basket dans un «junior college» pendant deux ans à Indian Hills, en Iowa.

«Quand j’aurai terminé, j’espère me retrouver dans la NCAA», précise-t-il.

Sa dernière année, Kalambay l’a passé dans une école secondaire privée à Orangeville, au nord de Toronto. «Afin d’augmenter ma visibilité, de me faire connaître auprès des recruteurs. C’est un des meilleurs endroits au pays pour le basket», ajoute-t-il.

Auparavant, le jeune homme a joué chez les Dragons de Gatineau en plus de porter les couleurs de l’école secondaire de Thetford Mines pendant une année. Bref, il s’est promené pas mal depuis cinq ans.

Le basket s’avère une affaire de famille. Son père pratiquait ce sport au Congo durant son adolescence.

Le grand frère Daniel jouait au sein de l’équipe de basket de l’école secondaire Mont-Bleu. Une blessure récurrente à une épaule a mis fin à son parcours. Un problème de genou a mené au même résultat pour sa grande soeur Lilianne.

Enoch Kalambay espère que sa participation aux championnats du monde des moins de 19 ans lui ouvrira les portes de la NCAA.

«J’ai deux autres soeurs plus jeunes. Une (Eunice) joue au basket à Mont-Bleu tandis que l’autre (Shalom) aime mieux le piano.»