Non, ma voiture n’était pas à point à Saskatoon.

Une mauvaise soirée au bureau

CHRONIQUE / Onzième et sixième. Non, les choses n’ont pas fonctionné à mon goût lors des deux épreuves de 100 tours présentées sur l’ovale de Saskatoon mercredi soir. Appelons ça une mauvaise soirée au bureau.

Encore une fois, ma voiture n’était pas à point. Ma voiture sur ovale, je dois préciser, puisque je n’ai rien à redire au sujet de celle sur circuit routier, comme en fait foi ma victoire à Toronto.

On a travaillé, on a fait des améliorations sur la voiture, mais ça n’a pas été suffisant pour sauver la mise à Saskatoon. Peut-être aurais-je pu espérer un podium lors de la deuxième course, mais pas plus.

Chemin faisant vers Edmonton, jeudi, j’ai eu une bonne discussion avec mon chef d’équipe. Est-ce qu’on réussira à avoir enfin les bons ajustements pour l’épreuve de samedi ? Je l’espère parce que c’est vraiment frustrant d’aller aux courses sans espoir de gagner.

La bonne nouvelle, c’est qu’on a ramené la voiture en un seul morceau, même si un accrochage est venu abîmer mon pare-choc arrière à la suite d’une relance lors de la deuxième épreuve. On s’encourage comme on peut !

Avec un peu de chance, malgré tout, j’aurais pu obtenir un meilleur résultat lors de la deuxième course. J’étais cinquième à un moment donné, il y a eu un accrochage, je me suis retrouvé 12e et j’ai réussi à remonter jusqu’à la sixième place, ma position finale. Au risque de me répéter, un podium aurait peut-être été possible n’eût été de ce qui est arrivé…

Ce que ça nous prendrait, présentement, c’est une ou deux longues journées d’essais sur ovale. On pourrait alors voir ce qui ne va pas et faire tous les ajustements nécessaires. Mais voilà, on est au milieu de la plus grosse semaine du calendrier…

Des passionnés

Les gens de Saskatoon aiment les courses. On en a eu une très belle preuve l’autre soir quand un violent orage a fait en sorte qu’il y a eu un délai de plus de deux heures et demie entre les deux épreuves. Moi, honnêtement, j’étais convaincu qu’il n’y aurait pas un chat dans les gradins pour la deuxième course, mais les amateurs sont revenus et il y avait pratiquement autant de spectateurs pour le second 125 tours que pour le premier. Je n’en revenais pas. On parle ici de vrais passionnés.

Nous sommes toujours très bien accueillis dans l’Ouest. Les gens sont contents de nous voir et on sent qu’ils aiment les voitures NASCAR. Pour moi, ce voyage constitue toujours un des beaux moments de l’année… même quand les résultats ne sont pas toujours au rendez-vous.

Là, c’est Edmonton samedi. On va espérer pour le mieux. On s’en reparle la semaine prochaine.

Propos recueillis par Michel Tassé