Alexandre Picard accroche ses patins pour de bon, à l’âge de 33 ans.

Éliminé des séries, Alexandre Picard confirme sa retraite

Alexandre Picard avait annoncé en juillet dernier que la saison 2018-2019 serait la dernière de sa carrière, et maintenant qu’elle vient de prendre fin, le défenseur gatinois n’a pas changé d’idée : il est temps pour lui d’accrocher ses patins pour de bon, à l’âge de 33 ans.

« C’est officiel, c’est terminé. On va avoir notre dernière activité d’équipe (dimanche), une présentation devant les partisans de l’équipe. Ça va être une occasion de dire au revoir alors que c’est fini pour moi », a confié l’ancien des Sénateurs d’Ottawa et du Canadien de Montréal au Droit en fin de semaine.

Picard a apprécié cette dernière campagne avec le Düsseldorfer EG de la Deutsche Eishockey Liga, qui a terminé au sixième rang du classement général en saison régulière du circuit allemand avant de s’incliner en quart de finale lors d’un septième match âprement disputé contre les Panthers d’Augsburger.

« C’était ma deuxième saison avec cette équipe et celle-ci a été pas mal différente. Ma première avait été misérable, on n’avait pas participé aux séries, alors que là, on a réussi à se rendre à un match numéro sept qu’on a perdu par un but (2-1). Pour moi personnellement, ça a été une bonne saison (huit passes en 50 parties) alors que je me sentais bien physiquement. C’était une belle façon de profiter de mes derniers moments dans le hockey professionnel... Je dois lever mon chapeau à notre DG pour ça, il s’est départi des pommes pourries et il est allé chercher des gars de caractère, ce qui a fait la différence », a souligné Picard, qui avait été ralenti par différentes blessures au cours des dernières années.

Plusieurs émotions

Celui qui a aussi joué pour les organisations des Flyers de Philadelphie, des Penguins de Pittsburgh, du Lightning de Tampa Bay et des Hurricanes de la Caroline au cours de ses sept saisons en Amérique du Nord ne cache pas qu’il a ressenti toute une gamme d’émotions lors de son dernier match.

« Perdre un septième match, c’est toujours difficile. Dans ma situation, tu n’oses pas penser avant le match que ça peut être ton dernier, mais en même temps, c’était plus fort que moi. J’ai été émotif, mais c’était plus le fait que j’étais fâché que ça ne continue pas, plus le fait que c’était ma dernière partie », a noté Picard, qui a aussi joué pour Prague dans la KHL (Russie), Graz dans la ligue autrichienne, Ingolstadt en DEL et Fribourg-Gotteron en Ligue élite suisse avant son séjour à Düsseldorf.

Gagnant d’une médaille d’or à la coupe Spengler avec Équipe Canada en 2016, l’ancien des Mooseheads de Halifax qui avait été un choix de troisième ronde des Flyers en 2003 est particulièrement fier d’avoir porté les couleurs des Sénateurs (2008 à 2010) et du Canadien (en 2010-2011).

« Je suis pas mal fier quand je regarde en arrière. Ça a passé vite quand même, je ne réalise pas l’ampleur encore. Ça va peut-être me frapper plus tard, quand je vais être en dehors du monde du hockey comme joueur et que mes enfants vont vieillir... Le fait de jouer dans la Ligue nationale et de jouer pour les Sénateurs qui sont chez nous, et le Canadien qui est le rêve de tous les Québécois pas mal, c’est quelque chose. Avoir trois enfants et vivre plein de choses différentes avec eux par la suite en Europe, comme famille, on en est vraiment fier, même si parfois il y a eu des moments difficiles », raconte le père de Liam (sept ans), Léonie (quatre ans) et Levi (15 mois).

Déménagement

La petite famille va rester en Allemagne jusqu’à la fin mai vu que Liam est inscrit à l’école internationale, après quoi Picard et son épouse Marika vont revenir au Québec pour s’établir à Drummondville, d’où cette dernière est originaire. « Notre maison est à vendre à Gatineau et la nouvelle maison est achetée à Drummondville », a indiqué Picard, qui a déjà des plans d’après-carrière impliquant une compagnie allemande voulant prendre de l’expansion au Canada. « Mais mon but premier serait de travailler dans les médias, à la télé ou à la radio si possible. J’aime parler et je me tiens au courant de tout ce qui se passe dans la LNH », a-t-il indiqué.