Dustin Cook estime ne pas être en mesure de rivaliser à armes égales avec ses adversaires.
Dustin Cook estime ne pas être en mesure de rivaliser à armes égales avec ses adversaires.

Dustin Cook veut tourner la page sur 2019

Dustin Cook n’a jamais vu pareil cocktail météo en 10 saisons sur le circuit de la Coupe du monde. Ça illustrait aussi très bien son début de saison à oublier.

Le skieur alpin du Lac Sainte-Marie est revenu en Amérique du Nord ces dernières heures après avoir terminé 40e au super-G de Val Gardena, vendredi, en Italie. Une course qui a été interrompue pendant trois heures en raison des sautes d’humeur de dame Nature.

« C’était un peu de tout, sauf le soleil », a lancé en riant Cook au bout du fil.

« C’étaient les pires conditions que j’ai vues... de la pluie et de la brume. Ce n’était pas dangereux sur la piste. C’était très lent. Mais ce n’était pas plaisant non plus ! »

Ce qui est pénible, aussi ? Les deux premiers mois de sa saison.

« C’est très évident que je ne suis pas heureux du tout », a-t-il soutenu.

Le vice-champion du monde de 2015 en super-G a pris le départ de trois courses dans cette discipline depuis le début de novembre. Il a été incapable jusqu’ici de se qualifier pour la deuxième manche.

Sa meilleure sortie a été une 31e place à Beaver Creek, il y a deux semaines.

Il y a eu cette 50e position à Lake Louise.

Cook estime ne pas être en mesure de rivaliser à armes égales avec ses adversaires.

« Nous sommes sous-financés comme équipe. Nous n’avons pas eu l’occasion de nous entraîner beaucoup avant le début de la saison. Nous affrontons des formations très bien financer qui ont pu se préparer trois ou quatre fois plus que nous », a-t-il déploré.

« Ça se voit en piste dans les résultats. C’est difficile à digérer. Déjà que ma confiance était ébranlée à la suite de la saison dernière. »

Cook avait connu des hauts et des bas sur la neige. Il s’était retrouvé seul de l’équipe nationale de vitesse à la suite de la retraite d’Erik Guay et des blessures à ses coéquipiers Manuel Osborne-Paradis et Broderick Thompson. Ajoutez à cela le départ de l’entraîneur au milieu de l’hiver dernier.

« Revenir à la maison fera du bien. J’ai besoin d’une pause mentalement. Je suis parti depuis le 4 novembre. Ça fait une quarantaine de jours. »

Après la pause des Fêtes, l’athlète de l’Outaouais retournera en Europe afin de se préparer pour le super-G de Kitzbuehel. Il avait terminé 23e l’an dernier au rendez-vous autrichien.

Manque de confiance

Cook ne semble pas confiant de retrouver la même vitesse.

« Rattraper l’écart qui nous sépare des autres équipes sera difficile. Mais un bon bloc d’entraînement nous attend. »

« Si je peux obtenir un résultat ici et là, ça me permettra au moins de retrouver un peu de confiance. Mais je n’ai pas de grandes attentes. Je me sens un peu loin du peloton de la Coupe du monde en ce moment. »

Il y a au moins un truc qui l’encourage à la veille de 2020.

« Heureusement, nous avons un nouveau conseil d’administration qui prendra la relève. Ça devrait aider et éviter que nous nous retrouvions à nouveau dans une pareille situation », a-t-il dit au sujet de la préparation de l’équipe nationale.

« C’était inacceptable comme programmation et entraînement. J’avais déjà fait part de mon désaccord. »

En plus de Kitzbuehel, Dustin Cook se tapera notamment en deuxième moitié de saison l’étape de la Coupe du monde à Yanqing, en Chine. Il s’agit du parcours qui servira aux Jeux olympiques de 2022.