Dustin Cook n'est plus l'inconnu qu'il était l'an dernier.

Dustin Cook de retour sur ses skis

Finies les vacances pour le vice-champion du monde du super-G. Dustin Cook se retrouve ces jours-ci très loin du lac Sainte-Marie.
Le skieur alpin s'entraîne depuis quatre jours au Chili avec quelques coéquipiers de l'équipe canadienne, dont Erik Guay. Plus tôt cet été, il s'était tapé trois semaines en Europe afin de mettre à l'essai de l'équipement.
«Je me sens bien sur mes skis. Et je descends déjà très vite», lance-t-il au bout du fil.
Cook a passé un bel été loin des pentes. Un horaire meublé par des sorties avec sa copine et quelques dégustations de bière.
Ça, et l'entraînement en gymnase et sur les sentiers de vélo de montagne.
«J'ai toujours éprouvé de la difficulté à prendre du poids au fil de ma carrière, rappelle-t-il. Mais j'ai réussi cet été à gagner huit livres.»
Huit livres de muscles, précise-t-il rapidement en riant.
Cook fait maintenant osciller la balance à près de 90 kg (198 livres). Et surtout, il ne traîne aucun bobo. De quoi faire plaisir aux dirigeants de Canada Alpin, qui voient grand en vue de l'hiver prochain.
Attentes élevées
Guay, ancien champion du monde en descente, renouera avec la compétition. Manuel Osborne-Paradis, qui a remporté trois courses en Coupe du monde entre 2009 et 2010, fera de même.
Ça devrait enlever un peu de pression sur les épaules de Cook, qui s'est hissé parmi l'élite la saison dernière. Il y a eu cette deuxième place surprise aux Mondiaux en février au Colorado.
Le skieur de l'Outaouais a répété l'exploit en remportant le bronze à Kvitfjell au début du mois de mars. Onze jours plus tard, il a gagné l'épreuve finale de la Coupe du monde à Méribel, en France.
L'étiquette d'inconnu ne tient plus. Dorénavant, les attentes seront élevées à chacune de ses sorties sur la neige.
Et il le sait.
Déjà, Dustin Cook a noté qu'on le reconnaît un peu plus souvent ici et là. Il ne baigne plus dans l'anonymat.
«On m'interpelle par mon nom maintenant. Je ne suis plus seulement un membre de l'équipe nationale quand on sollicite mon autographe», raconte-t-il.
Ses performances lui ont permis d'empocher plus de 51 000 $ la saison dernière sur le circuit de la Coupe du monde. Elles lui ont aussi permis d'attirer l'attention de possibles commanditaires.
«À ce chapitre, j'ai connu mon été le plus occupé. Il y a eu beaucoup de discussions, mais rien de concret n'a été conclu pour l'instant.»
Il reste encore sept semaines avant le début de la nouvelle saison. La première course, un slalom géant, est prévue le 25 octobre à Sölden, en Autriche.
«C'est encore loin à mes yeux. Si on se reparle lors de notre prochain camp d'entraînement à la mi-octobre, je risque d'être un peu plus fébrile à ce moment-là.»