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Drake Batherson était apparemment prédestiné à porter les couleurs des Sénateurs d'Ottawa.
Drake Batherson était apparemment prédestiné à porter les couleurs des Sénateurs d'Ottawa.

Drake Batherson, le hockey dans le sang

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
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Le monde du hockey est plus petit qu’on le pense et Drake Batherson en est la preuve vivante.

L’ailier droit des Sénateurs d’Ottawa était apparemment prédestiné à porter les couleurs de cette équipe, un quart de siècle après que son père Norm ait joué pour leur club-école de l’Île-du-Prince-Édouard et que son oncle Dennis Vial ait fait partie des premiers balbutiements de la franchise de la capitale nationale.

Batherson s’est établi comme un régulier cette saison et comme par hasard, il se trouve à partager sa saison recrue avec Tim Stützle, le troisième choix au dernier repêchage. Les deux jeunes hommes ont en commun qu’ils ont tous deux donné leurs premiers coups de patin en Allemagne. Le père de Batherson y a passé les huit dernières saisons de sa carrière.

Né à Fort Wayne, en Indiana, le 27 avril 1998, Drake n’a pas eu le choix de suivre l’année suivante quand son paternel a fait une croix sur les ligues mineures nord-américaines pour se joindre au club d’Oberhausen, dans la Deutsche Eishockey Liga (DEL). Il a ensuite joué les six années suivantes en deuxième division allemande, d’abord avec Hambourg et Riessersee, puis avec les Tigres de Straubing pendant quatre ans. C’est là que le jeune Batherson a commencé son hockey mineur.

Drake Batherson s’est établi comme un régulier cette saison chez les Sénateurs.

«Je me souviens encore très bien de nos années en Allemagne. C’était fantastique parce que l’équipe de mon père me permettait d’aller sur la glace à tout bout de champ. Après ses entraînements, il pouvait passer beaucoup de temps avec moi, à travailler sur mon coup de patin ou mes habiletés. Je lui dois beaucoup. Il m’a tout enseigné et il m’a motivé pendant tout mon hockey mineur et il m’a même ‘coaché’ au niveau bantam, quand on est revenus au Canada. Je suis un peu le même genre de joueur, bon sur les 200 pieds de la glace», a confié Batherson récemment lors d’une entrevue avec le Droit.

«C’était un bon environnement là-bas pour que mes deux enfants commencent dans le hockey, raconte pour sa part Norm Batherson. À Straubing, il y avait un excellent entraîneur pour le hockey mineur. Drake a appris à patiner et à manier la rondelle à un très jeune âge. Quand j’ai arrêté de jouer et qu’on est revenus, il était bien en avant des autres. Il pouvait faire des choses avec la rondelle que peu de jeunes de 12 ans pouvaient faire.»

Au Canada, les Batherson se sont établis à New Minas, en Nouvelle-Écosse, à environ une heure de route au nord de Halifax.

Drake s’est mis à dominer avec les formations pee-wee et bantam des Wildcats de Valley. Mais il n’y avait qu’un problème: sa poussée de croissance à l’adolescence tardait à venir.

«À 14 ans, il pesait à peu près 100 livres, et il jouait contre des gars de 180 livres. Il ramassait encore beaucoup de points. À 16 ans, il ne mesurait que 5’ 4’’. On l’a fait examiner par un médecin, qui nous a dit qu’il allait juste grandir sur le tard, comme moi et mon épouse d’ailleurs. Il a eu sa poussée pour se rendre à 6’ 3’’ à 19 ans. Maintenant, à 22 ans, je ne suis pas certain s’il a fini de remplir son corps», souligne son père.

Cette poussée de croissance tardive a permis aux Screaming Eagles du Cap-Breton de l’obtenir en sixième ronde au repêchage de la LHJMQ de 2015, et on connaît la suite.

Maintenant Batherson commence à écrire d’autres chapitres à son histoire, en jouant avec Stützle.

«Je suis allé à l’école primaire en Allemand pendant trois ans, donc je parle un peu la langue. Timmy vous dira que je suis pas mal rouillé, mais je pense que je pourrais la retrouver assez vite si je retournais là-bas», souligne Drake Batherson.


« Drake a appris à patiner et à manier la rondelle à un très jeune âge. »
Norm Batherson

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TEL FRÈRE, TELLE SŒUR

De son propre aveu, Drake Batherson est un passionné de hockey.

Dès qu’il en a la chance, il regarde des matches à la télévision. Il est aussi un fervent partisan du hockey féminin, avec sa soeur Mae qui joue à la défense pour l’Orange de l’Université de Syracuse.

«C’est fantastique de la voir aller. Elle est une défenseure qui joue bien dans les deux sens, fait de bonnes passes. Elle en est à sa deuxième saison et elle aimerait bien jouer chez les professionnelles un jour. Mais en raison de la COVID, elle va avoir une année d’éligibilité de plus, cinq ans au lieu de quatre», mentionne-t-il.

En grandissant, ils ont passé de nombreuses heures dans l’entrée de la cour ou sur la patinoire aménagée sur un étang à l’arrière de la résidence familiale à jouer à un contre un. «J’étais l’attaquant qui tentait de la déjouer, ça a bien fonctionné pendant des années, c’était cool», ajoute-t-il.