L'entraîneur-chef du Fury Marc Dos Santos et ses adjoints veulent créer une mentalité gagnante dès le début du camp d'entraînement.

Dos Santos place la barre haute

L'entraîneur-chef Marc Dos Santos a affiché ses couleurs dès la première journée du camp d'entraînement du Fury d'Ottawa hier avant-midi au Complexe Branchaud-Brière.
Il dirige peut-être une équipe d'expansion dans la North American Soccer League (NASL), mais son club sera à prendre au sérieux. «Jouez pour gagner», vociférait-il à profusion pendant des exercices intenses axés sur les jeux de passe à haute vitesse entre deux clans.
Les 25 joueurs qu'il avait sous la main ont sué à grosses gouttes en cette journée de grande première au plaisir de Pierre-Rudolph Mayard, un ancien de l'Impact de Montréal, qui se régalait sur le terrain.
«Ouf, que ça fait du bien! Je manquais ça. C'était génial comme entraînement. On sent que l'été va arriver vite! Nous avons un nouveau groupe de joueurs de qualité et expérimentés. Tout le monde attendait cette première journée avec impatience. Il y avait de l'excitation et de la nervosité dans l'air. L'intensité était quand même très élevée!»
Motivé à l'idée de sortir de son bureau pour la première fois en sept mois, Marc Dos Santos a même prolongé l'entraînement de 20 minutes supplémentaires. Décidément, il souhaitait donner le ton à la saison des siens.
«Nous voulons devenir une équipe appréciée par nos partisans. Je veux que les joueurs adoptent une attitude gagnante dès le départ. Quand une équipe est intense, elle a toujours une chance de gagner.»
À première vue, Dos Santos a bien aimé ce qu'il a vu de l'équipe qu'il a assemblée au fil des derniers mois.
«Les athlètes d'aujourd'hui sont beaucoup plus en forme qu'avant. Physiquement, on voit tout de suite qu'ils sont prêts. J'espère qu'ils vont pouvoir maintenir ce rythme pendant six semaines. Nous avons des joueurs qui nous arrivent avec des bagages différents. Oliver Minatel (du Brésil) n'avait jamais joué sur une surface synthétique. Ce qui est important, c'est que les joueurs se moulent à notre style de jeu, mais ça devrait bien aller parce qu'ils souhaitent la même chose que les entraîneurs.»
Le milieu de terrain québécois, Philippe Davies, a également apprécié sa première journée au boulot.
Mentalité gagnante
«C'était dur, mais c'était bon. On voit que les entraîneurs veulent tout de suite instaurer une mentalité gagnante. La séance s'est bien déroulée. On voit que nous avons plusieurs joueurs avec de l'expérience professionnelle», a souligné le membre de l'équipe nationale canadienne.
De son côté, le jeune Gatinois Thierry Foucher Lemay a eu droit à un baptême de feu brutal à l'entraînement du Fury.
«Ça va vite! Tout le monde s'est donné à fond. Je suis un des plus jeunes ici, mais d'ici deux à trois jours, je devrais m'habituer au niveau de jeu. Je ne me présente pas ici avec des objectifs particuliers. Je ne m'impose pas de pression. Mon but, c'est d'apprendre auprès des pros et des joueurs plus expérimentés. Je pose déjà beaucoup de questions!»
Deux joueurs manquaient à l'appel hier parmi les 17 joueurs déjà sous contrat. Le défenseur brésilien Maykon Araujo et le milieu de terrain Hamza Elias (du Ghana) sont retenus chez eux et débarqueront en ville à la mi-mars, ce qui donnera 27 joueurs à l'entraînement du Fury.
Marc Dos Santos compte amener 20 joueurs avec lui quand le camp se transportera en Floride dans quatre semaines.
Le Fury sera de retour au Complexe Branchaud-Brière aujourd'hui avant de s'entraîner au Dôme de l'école secondaire Louis-Riel de Blackburn Hamlet de mercredi jusqu'à vendredi.
jfplante@ledroit.com