Originaire d’Orléans, Sylvain Favreau était de passage à Gatineau lors de la visite des Mooseheads de Halifax vendredi dernier.

D’Orléans à Halifax en passant par Charlie

Dans ses bonnes années, Charlie Henry était passé maître dans l’art de dénicher de bons joueurs ontariens pour ses Olympiques de Hull.

Mais le Grand Manitou ne s’arrêtait pas là. Il a aussi pigé dans le bassin voisin pour dénicher quelques entraîneurs comme Claude Julien et Guy Lalonde.

Aujourd’hui encore, son influence vient en aide à certains clubs de la LHJMQ.

Tenez, cet été, les Mooseheads de Halifax étaient à la recherche d’un entraîneur-adjoint et Charlie Henry a eu l’idée de passer un coup de fil au propriétaire des Mooseheads pour lui faire une suggestion.

Entraîneur dans la Ligue centrale junior A depuis huit ans, Sylvain Favreau avait le sentiment d’avoir fait le tour du jardin quand il a eu la surprise de recevoir l’appel de Bobby Smith.

«J’ai mis du temps avant de savoir comment mon nom s’était rendu à ses oreilles. J’ai fini par comprendre que Charlie Henry était derrière ça», dit le Franco-Ontarien d’Orléans.

La connexion va encore plus loin que ça. Dans son hockey mineur, Sylvain Favreau a joué dans les mêmes équipes que Marty Johnson, un ancien capitaine des Olympiques devenu entraîneur.

Les deux ont d’ailleurs été dirigés par Guy Lalonde. «Guy était notre mentor. Charlie a toujours eu de l’estime pour Marty comme entraîneur. De fil en aiguille, il a placé un mot pour moi auprès de Bobby Smith.»

C’est ainsi que Favreau a quitté les Grads de Cumberland, un club junior A bien géré, mais à petit budget, pour se joindre à une équipe junior majeur aux coffres pleins. «C’est un monde de différence ! Nous avons des ressources phénoménales à Halifax. À Cumberland, j’avais 10 chapeaux. Je m’occupais parfois même de la cantine. Ici, je me concentre sur le hockey. On m’a confié la gestion de l’attaque massive. Je m’occupe des attaquants. Ça me convient. J’étais un joueur offensif avant que ma carrière ne prenne fin à cause d’une fracture de la rotule», a dit l’entraîneur de 39 ans, qui a joué cinq ans chez les professionnels en France avant de rentrer au bercail pour prendre les rênes des Rangers de Gloucester, là où il a joué son hockey junior.

À Halifax, il a la chance de diriger quelques-uns des meilleurs espoirs de la LNH : Filip Zadina, Benoît-Olivier Groulx, Jared McIsaac, Raphaël Lavoie et Alexis Gravel pour ne nommer que ceux-là.

«Ce sont des joueurs d’impact, même à 17 ans. Nous avons vraiment un groupe spécial.»

S’il est heureux d’appuyer Jim Midgley à sa première année dans la LHJMQ, Favreau ne cache pas ses ambitions.

«J’ai goûté au hockey pro en Europe. J’ai la piqûre du coaching. J’ai du succès à ce jour. Je veux gravir les échelons. La prochaine étape sera de devenir entraîneur-chef à ce niveau avant de passer chez les professionnels.»