Après l’Allemagne et la Slovénie, Dominique Moncion-Groulx retrouvera les pistes de sa région. Il participera aux championnats de l’Est du Canada sur les sentiers du club Nakkertok dans deux semaines.

Dominique Moncion-Groulx: foule bruyante, bâton brisé

Ses débuts en Coupe du monde, Dominique Moncion-Groulx ne les oubliera pas.

Non, le skieur de fond originaire d’Aylmer n’a pas gagné de médaille le week-end dernier à Dresden, en Allemagne. Il n’a pu faire mieux qu’une 59e position aux sprints de style libre puis une 25e position en sprints par équipe avec son coéquipier Antoine Briand.

« Ce fut tripant. C’est le bon mot pour dire comment j’ai trouvé ça super cool. Pas en termes de résultat. Ce n’était pas la performance que je voulais. Mais la foule... Elle était grosse », a relaté le produit du club Nakkertok au bout du fil.

« Les spectateurs étaient nombreux. Ils étaient bruyants. Ils étaient partout le long du parcours. Il y avait des bannières partout et un gros écran de télé. »

Et il y a eu ce bâton brisé le dimanche qui a possiblement coûté une participation à la finale des sprints par équipe.

Briand et lui étaient quatrièmes après quatre des six tours en demi-finale. Puis...

« Mon bâton a pris dans une petite butte et il a cassé. J’ai failli tomber. Par le temps que j’ai retrouvé l’équilibre, j’étais rendu dernier. Je n’étais plus dans le coup », a raconté Moncion-Groulx.

« Même si nous avons skié plus vite, nous n’étions pas capables de remonter le groupe. »

L’autre duo que le Canada avait délégué, formé de Bob Thompson et Julien Locke, a été malchanceux aussi, ratant la finale par 0,17 seconde.

Les quatre skieurs de fond sont débarqués en sol allemand en fin de journée jeudi. La veille, ils avaient participé à la dernière course des sélections olympiques à Mont Sainte-Anne.

« J’espérais me qualifier pour les Jeux, a reconnu Moncion-Groulx, qui avait gagné la ronde quart de finale des sprints en style classique pour terminer ensuite cinquième en finale. J’avais besoin d’une journée parfaite. »

Son prix de consolation ? Ski de fond Canada a décidé de l’envoyer à la Coupe du monde de Dresden de même que celle de Planica, le week-end prochain, en Slovénie. L’équipe nationale a décidé de donner congé à ses fondeurs réguliers, dont Alex Harvey.

« Je suis content d’obtenir cette opportunité », a soutenu Dominique Moncion-Groulx, qui était un brin nerveux avant sa première course samedi dernier.

« Dix minutes avant la course, quand j’ai commencé à me changer. J’avais peur de manquer mon départ. J’entendais le bruit de la foule. Je n’étais pas habitué à ça. J’ai réalisé l’envergure de la compétition. »

L’autre grosse différence ? Les conditions de course.

« Nous sommes passés du Mont Saine-Anne où il faisait moins 15 degrés Celsius à un plus cinq degrés à Dresden. La première journée à l’entraînement, nous avions skié dans la slush. »

C’est sans compter que la neige se faisait rare là-bas. À preuve, les organisateurs ont dû transporter de la neige en ville pour aménager la piste servant aux sprints le long du fleuve Elbe.

Moncion-Groulx reviendra au pays après les épreuves en Slovénie. Ce sera direction vers l’Outaouais et non Canmore, en Alberta, où il s’entraîne depuis trois ans.

L’athlète âgé de 24 ans aura la chance de skier devant les siens aux championnats de l’Est du Canada, qui aura lieu du 2 au 4 février sur les sentiers du club Nakkertok.