Vincent Dunn pense qu’il devrait s’amuser pas mal plus la saison prochaine alors qu’il s’est déniché du boulot avec les Solar Bears d’Orlando.

Direction Orlando pour Vincent Dunn

Vincent Dunn n’a pas eu trop de plaisir à jouer au hockey lors des deux dernières saisons passées dans des petites villes comme Wichita, au Kansas, et Brampton, en Ontario.

L’ancien espoir des Sénateurs d’Ottawa, qui l’ont échangé aux Penguins de Pittsburgh l’hiver dernier en même temps que Derick Brassard, pense qu’il devrait s’amuser pas mal plus la saison prochaine alors qu’il s’est déniché du boulot avec les Solar Bears d’Orlando.

Sous le soleil de la Floride, il va tenter de relancer sa carrière après avoir vu son contrat initial chez les professionnels arriver à échéance en juin dernier, sans que les Penguins ne lui fassent d’offre qualificative pour conserver leurs droits sur lui.

Pour le Gatinois de 22 ans, c’était la solution idéale que d’accepter l’offre de contrat de cette équipe qui a signé un contrat d’affiliation avec le Lightning de Tampa Bay cet été, après quelques saisons en tant que club-école des Marlies de Toronto (et donc des Maple Leafs).

«Ça n’a pas encore été annoncé officiellement, mais j’ai accepté leur offre il y a deux semaines. Orlando va être le club-école de Tampa Bay, donc ils vont être liés au club de Ben (Benoît Groulx, l’entraîneur du Crunch de Syracuse dans la Ligue américaine). C’est un contrat à sens unique (de la ECHL), donc si Ben ne me rappelle pas, je peux aller n’importe où aussi. Ça va être le ‘fun’, il va faire beau et ils vont avoir un bon club en plus. Ça faisait changement de pouvoir choisir moi-même (sa destination), alors qu’avant, ils (les Sénateurs) pouvaient m’envoyer n’importe où, au Kansas, en Illinois aussi (Evansville)», a-t-il confié au Droit cette semaine alors qu’il a été rencontré au Sensplex, où plusieurs hockeyeurs professionnels du coin s’entraînent avec les joueurs de l’organisation des Sénateurs qui sont arrivés en ville.

Dunn, qui a joué 29 matches avec les Senators de Belleville/Binghamton lors des trois dernières années, n’a pas reçu d’invitation au camp du Crunch, mais il espère toujours que son agent Dominic Deblois pourra lui dénicher une place. Sinon, sa saison morte va commencer à être pas mal longue puisque le camp des Solar Bears ne s’ouvrira qu’au début octobre, en vue de leur début de saison le 13 octobre.

Une fois qu’il sera avec son équipe, le robuste attaquant de 5’ 11’ et 190 livres voudrait montrer à son entraîneur Drake Berehowski qu’il est capable de contribuer en attaque, et non seulement de jouer un rôle de policier, qui est en voie de disparition dans le hockey contemporain. Il a déjà compté 31 buts à sa meilleure saison chez les juniors, en 2013-2014 avec les Olympiques de Gatineau.

«Il faut que je compte des buts cette année. Je me donne une autre année ou deux ici (en Amérique du Nord) avant de penser à tenter ma chance en Europe si ça ne fonctionne pas. Je me suis entraîné fort cet été à la Sporthèque avec deux entraîneurs personnels, et j’ai aussi beaucoup travaillé sur mes ‘skills’ sur la glace. J’espère que ce travail va rapporter», a dit l’ancien choix de cinquième ronde des Sénateurs en 2013, qui a récolté 18 points, dont 10 buts, et 70 minutes de punition en 31 matches avec Brampton la saison dernière, en plus de 4 passes en 17 parties avec Belleville (29 minutes au cachot).