La joueuse de basket-ball de Chelsea, Catherine Traer, participera aux Jeux de la francophonie en Côte d'Ivoire.

Direction Côte d'Ivoire pour Traer

Le passeport de Catherine Traer aura été étampé beaucoup en 2017.
La joueuse de basket-ball de Chelsea est revenue la semaine dernière de l'Argentine où elle participait à un camp d'entraînement de l'équipe du Canada-Québec qui concourra aux Jeux de la francophonie du 21 au 30 juillet, à Abidjan, en Côte d'Ivoire. Elle avait passé trois semaines au printemps en Afrique du Sud pour les fins d'une maîtrise en sciences politiques à l'université Carleton.
Traer a étudié l'immigration qui s'avère en hausse dans ce pays.
« C'est le pays le plus riche en Afrique. Il y a beaucoup de gens qui immigrent du Mozambique et du Zimbabwe », a-t-elle souligné.
La femme rousse âgée de 22 ans traversera à nouveau l'océan Atlantique la semaine prochaine. Cette fois-ci pour des raisons sportives
Un groupe différent
Traer sera une des deux vétéranes de l'équipe Canada-Québec en compagnie de Jane Gagné, de Laval, aux Jeux de la francophonie. Elle avait vécu l'expérience en 2013, à Nice, en France.
« J'étais une des plus jeunes il y a quatre ans. Ce sera un groupe complètement différent cette fois-ci. Il y a plusieurs filles qui n'ont jamais joué ensemble, a relaté l'ailière de 6'1''.
«Le coach a déjà mentionné aux autres filles qu'il y a deux joueuses qui savent à quoi s'attendre aux Jeux.»
L'entraîneur faisait référence notamment à Traer.
«Les autres filles n'ont jamais affronté des équipes africaines. C'est un style de jeu très différent, qu'on ne voit jamais ici. Leurs joueuses sont beaucoup plus agressives et plus longues que la moyenne.»
On le sent dans sa voix. Catherine Traer a hâte de fouler le bois franc à Abidjan.
«Je suis vraiment chanceuse de participer une deuxième fois aux Jeux. Peu de gens ont ce privilège. Puis j'ai des attentes. La dernière fois, nous avions terminé quatrièmes. Je veux nous voir aboutir sur le podium cette fois-ci.»
Jouer sous pression ne va pas l'effrayer. Au contraire.
Traer a l'habitude des grands championnats depuis son adolescente. Elle a aidé l'Outaouais à gagner l'or aux Jeux du Québec, en 2010, à Gatineau.
Puis elle a aidé les Ravens de Carleton à remporter le bronze en mars dernier au «Final 8», qui s'avère le championnat canadien universitaire de basket féminin. Elle avait été nommée au sein de l'équipe d'étoiles du tournoi.
«Nous visons l'or la saison prochaine, surtout que plusieurs filles en seront à leur quatrième ou cinquième année. Plusieurs n'avaient pas vécu auparavant l'expérience d'un championnat national. Il y avait beaucoup de nervosité lors de notre demi-finale. Ça n'avait pas bien été.»
Traer en sera justement à sa dernière saison dans les rangs universitaires en 2017-2018. Elle avait disputé ses trois premières années dans l'uniforme des rivales des Ravens, les Gee Gees d'Ottawa.
«J'aimais ça à l'Université d'Ottawa. Je suis partie pas mal plus pour des raisons académiques», a-t-elle précisé.
«Le coach de Carleton (Taffe Charles) a été super accommodant avec moi. Je ne connaissais pas les filles au début. Je ne connaissais pas les jeux non plus. Il a été très patient.»