La joueuse de tennis de Gatineau, Mélodie Collard, occupe le 499e rang au classement mondial junior.

Différente surface, même résultat pour Collard

Un mois et demi plus tard, Mélodie Collard effectue un bon de.... 1000 rangs au classement mondial junior.

La joueuse de tennis de Gatineau est maintenant considérée la 499e meilleure raquette depuis sa plus récente conquête, samedi, à San Jose, au Costa Rica. Elle a gagné un deuxième titre en simple féminin en huit jours, défaisant l’Américaine Sara Alejandra Seivane Torres en trois manches de 6-2, 1-6 et 7-6 en finale de la Edicion Copa Pura Vida.

Le week-end précédent, l’adolescente de 15 ans était sortie victorieuse au Panama à une autre étape de classe G5 de l’ITF.

« Ce que j’ai surtout aimé, c’est que j’ai réussi à m’adapter à des conditions de jeu complètement différentes d’un tournoi à l’autre, se réjouissait Collard à son retour au pays, tard lundi soir.

«C’était chaud et humide au Panama. Ça se passait sur terre battue. C’est le type de surface que je préfère. Je m’attendais à gagner. Puis quand je suis arrivée au Costa Rica, c’était plus frais. Il ventait beaucoup et les matches se jouaient sur des surfaces dures. Le jeu était extrêmement rapide. J’avais moins d’attentes.»

Ça ne l’aura pas empêché de gagner à nouveau.

Ce voyage en Amérique latine aura été payant. En plus des deux titres en simple, Collard a gagné deux finales en double féminin avec sa partenaire Corina Spasojevic, d’Ottawa. En novembre, elle avait aussi atteint la demi-finale en simple de deux tournois ITF junior en sol canadien.

En octobre, le produit de Tennis Outaouais Performance (TOP) se pointait au 1455e rang mondial.

«Je suis contente car les points que j’ai gagnés vont m’aider maintenant à participer à de plus gros tournois. J’ai vraiment grimpé dans le classement.»

Collard a déjà dans sa mire trois étapes ITF juniors G1 en janvier.

Des arrêts au Costa Rica, en Colombie et Équateur pourraient se retrouver à son horaire.

«Après les tournois du Grand Chelem, les tournois de grade 1 sont les plus relevés. Par exemple, je pourrais affronter la neuvième joueuse junior au monde. J’ai hâte.»

Sans surprise, son entraîneur Mathieu Toupin était également emballé par ce qu’il a vu de sa protégée dans les dernières semaines. «De sortir du pays, d’affronter de nouvelles joueuses, cela lui a fait du bien», a-t-il reconnu.

Ce qu’il a aimé le plus ?

«Mélo s’est ajustée aux différentes conditions de jeu. Elle m’en a parlé à trois ou quatre reprises. Tu vois qu’elle en est très fière. Elle a pu trouver des solutions. Cette capacité d’adaptation, c’est primordial si tu veux faire carrière au tennis. Sur le circuit international, tu passes d’une ville à l’autre. La vitesse des surfaces n’est jamais la même.»