Le Norseman Xtreme Triathlon est généralement reconnu comme le triathlon extrême le plus prestigieux sur la planète.

Deux grands défis pour Thériault en 2018

Le physiothérapeute gatinois Francis Thériault a trouvé un défi à sa hauteur en ce début d’année 2018. Adepte d’épreuves d’endurance, il a décidé de participer à deux des triathlons les plus exigeants sur la planète.

« En réalité, on peut même dire que je participerai à deux épreuves et demie. Et tout ça se fera dans un seul mois », confie-t-il.

Thériault a vécu sa plus grande expérience sportive à l’été 2016. Il a fini au 103e rang parmi les hommes qui ont pris part au Norseman Xtreme Triathlon. Il a mis 14 heures, 53 minutes et 26 secondes à parcourir les 226 kilomètres de cette épreuve qui s’articule autour d’un fjord norvégien.

Deux ans plus tard, il est prêt à remettre ça.

Sa candidature a d’abord été retenue pour le Swissman Xtreme Triathlon, une course qui est présentée dans la partie sud de la Suisse à la fin du mois de juin.

Un peu moins d’un mois plus tard, il se retrouvera sur le fil du départ du AlaskaMan Extreme Triathlon, dans le 49e État américain.

Entre les deux, il effectuera un petit détour par la maison. Il accompagnera un de ses amis pendant une petite partie du Canada Man. La région de Lac-Mégantic organise son propre triathlon extrême, depuis l’an dernier.

« Participer à deux épreuves comme ça dans un mois, ce sera, en quelque sorte, un essai pour moi. Je m’appuie sur mes expériences antérieures. Tout est dans la préparation. Tant qu’on se donne un délai raisonnable entre deux compétitions, pour récupérer, tout peut bien aller. Je vais m’accorder une semaine de repos complet après la course en Suisse. Je prendrai mes vacances annuelles là-bas, avec ma blonde. Je vais recommencer à bouger un peu, par la suite. Accompagner mon ami au Canada Man me permettra de bouger un peu. Je ne chercherai pas vraiment à gagner quoique ce soit. Je vais surtout travailler à gérer mon niveau de fatigue », explique-t-il.

Le Norseman Xtreme Triathlon est généralement reconnu comme le triathlon extrême le plus prestigieux sur la planète.

Les athlètes qui aspirent à le compléter doivent endurer des froids extrêmes.

Presque aussi prestigieux, le Swissman est un peu plus clément en ce qui a trait aux températures.

La température de l’eau lors de la portion de natation devrait se situer aux environs des 18 degrés Celcius. Lors du vélo et de la course à pied, ça pourrait grimper jusqu’à 25 degrés Celcius.

Le dénivelé positif du parcours, en revanche, devrait être plus important qu’au Norseman.

« Le défi devrait être inversé lorsque je serai en Alaska », prévient Thériault.

« Le défi là-bas ne se situera pas au niveau du dénivelé, mais bien au niveau des températures. On m’a dit que la température de l’eau devrait se situer aux environs de 10 degrés lorsque nous prendrons le départ. Elle pourrait chuter jusqu’à sept degrés lorsque nous nous trouverons au point le plus éloigné du rivage. En plus, on devra franchir 4,2 KM à la nage. Habituellement, le parcours de natation est de 3,8 KM. »

Les triathlètes qui participeront à l’AlaskaMan devront nager dans Resurrection Bay. « L’an dernier, des otaries ont nagé avec les athlètes », indique Thériault.

L’athlète de l’Outaouais n’a pas l’intention de s’arrêter au terme de cette saison. La triple couronne des triathlons extrêmes est composée du Norseman, du Swissman et du Celtman. Il rêve de prendre part à cette dernière course, en Écosse, d’ici la fin de sa carrière.