Leylah Fernandez s’est fait reconnaître en arrivant à Gatineau. «Ça ne m’était jamais arrivé de rencontrer autant d’enfants qui me reconnaissent», a avoué la Lavalloise.

Deux belles surprises pour Leylah Fernandez au Challenger

Ça faisait un bout de temps que Leylah Fernandez avait visité l’Outaouais. L’étoile montante du tennis canadien a subi un petit choc, samedi, lorsqu’elle a mis les pieds au parc de l’Île.

Elle venait simplement s’entraîner, en prévision du Challenger Banque Nationale de Gatineau.

Le site était rempli d’enfants, venus pour participer aux activités du Mini-Challenger. Les enfants n’ont pas manqué de la reconnaître. Ils se sont rués vers elle. La séance de photos et d’autographes qui a suivi a duré pendant un bon bout de temps.

«Ça m’a surpris. Beaucoup», a-t-elle confié au Droit.

«Ça ne m’était jamais arrivé de rencontrer autant d’enfants qui me reconnaissent, qui me suivent et qui ont envie de jouer au tennis, comme moi. C’était la première fois.»

L’adolescente lavalloise a du mal à mesurer l’impact qu’ont eu ses récents succès sur sa popularité.

À sa décharge, son calendrier chargé la garde assez loin du Québec.

Après sa victoire lors du tournoi féminin junior, à Roland-Garros, elle est vite rentrée en Floride, où elle s’entraîne.

Elle passera une partie de son été au Canada, pour prendre part à une série de tournois professionnels.

Il était relativement facile de passer inaperçue dans l’ouest du pays, la semaine dernière. La jeune athlète de 16 ans s’est inclinée au premier tour d’un Challenger présenté à Saskatoon.

Les projecteurs seront davantage braqués vers elle, cette semaine, alors qu’elle se rapproche de la maison.

Pour son match de premier tour, à Gatineau, elle sera confrontée à Haruka Kaji, une Japonaise de 24 ans qui détient le 369e rang mondial.

Ce sera une belle préparation, pour celle qui se dirigera ensuite vers Granby, à un jet de pierre de Montréal.

Quand elle était enfant, les idoles de Fernandez s’appelaient Rafael Nadal, Justine Henin, Roger Federer et Novak Djokovic. «Les top joueurs au monde», sourit-elle.

«Il n’y avait pas beaucoup de Canadiens, dans le temps. Il y en avait quand même quelques-unes. Rebecca Marino a très bien fait. Aleksandra Wozniak, aussi. Elles ont fait une étape de plus que la génération d’avant. Nous, la prochaine génération, ça nous motive encore plus. On va peut-être gagner en Grand Chelem ou arriver dans les demi-finales. En espérant que, dans quelques années, il y aura encore plus de Canadiens dans le top-100 de la WTA et de l’ATP.»

L’appel de Marino

Fernandez a glissé de façon parfaitement subtile le nom de Marino dans cette réponse.

La Torontoise de 28 ans lui a fait une autre belle surprise, il y a quelques jours.

Marino ne sera pas en mesure de prendre part au tournoi en simple, à Gatineau. Elle tentera cependant sa chance en double. Elle fera équipe avec l’étoile de la relève.

«C’est elle qui m’a contactée ! J’ai été surprise. Je n’avais pas vu son nom sur la liste des participantes. Quand elle m’a demandé si j’avais une partenaire, je lui ai répondu que je voulais jouer avec elle, tout de suite, sans même y penser.»

À Roland-Garros, Fernandez a fait équipe avec la Gatinoise Mélodie Collard. «Dommage qu’elle soit blessée. J’aurais été contente de jouer avec elle de nouveau. Je suis déçue pour elle. J’espère qu’elle guérira rapidement», dit-elle.

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BEAUX DÉFIS POUR LES CANADIENS

Le tournoi débute officiellement lundi. Dès la première journée, deux Canadiens seront confrontés à de gros défis sur le court central.

Aux environs de 18 h 30, Alexis Galarneau entrera en scène.

Le Lavallois de 20 ans n’a pas joué de chance, lors du tirage au sort qui a eu lieu dimanche matin. Le hasard a voulu qu’il affronte un adversaire de haute qualité – le Chilien Marcelo Tomas Barrios Vera – dès le premier tour.

« Ce sera vraiment intéressant pour nos Canadiens. Il y a de bons matchups. Alexis affronte un des favoris. Ça pourrait être un bon match, parce qu’Alexis joue du bon tennis présentement. Il pourrait causer une surprise », croit le directeur du tournoi, Francis Milloy.

Quand ce match sera terminé, Benjamin Sigouin prendra le relais.

Le jeune homme de Vancouver croisera un Croate, Borna Gojo, en lever de rideau. Il faudra attendre un peu avant de voir quelques-uns des joueurs les plus connus.

La favorite du côté des femmes, la Torontoise Katherine Sebov, devrait arriver sous peu. Elle vient de s’incliner en finale du Challenger de Saskatoon, où elle était également tête de série numéro un.

Vasek Pospisil et Peter Polansky ont aussi des laissez-passer au premier tour.

Polansky, un habitué de Gatineau, vient de conclure une belle semaine au Challenger de Winnipeg. Il a été sacré champion au double masculin.

Il faudra ensuite surveiller l’entrée en scène de Françoise Abanda. 

Celle qui se remet d’une blessure à une épaule affrontera une Américaine, Dasha Ivanova, au premier tour.

Plus tard, quand le tournoi en double se mettra en branle, un Gatinois aura la chance de vivre une expérience unique. Sébastien Collard fera équipe avec l’Américain Brandon Holt.