Marcel Desjardins cherche un entraîneur « qui possède de l’expérience de la Ligue canadienne ». C’est le seul critère qu’il a partagé.

Desjardins a déjà approché un candidat pour remplacer Campbell

Le Rouge et Noir devra patienter au moins une douzaine de journées avant de rencontrer certains candidats potentiels pour son poste vacant d’entraîneur-chef.

Le directeur général Marcel Desjardins a rappelé au Droit que la Ligue canadienne de football (LCF) a mis en place un règlement empêchant les équipes de discuter pendant les éliminatoires avec tout entraîneur sous contrat avec un club adverse. « Aucune entrevue ne peut avoir lieu avant au moins 48 heures après la fin du match de la coupe Grey », a-t-il souligné.

Ottawa se retrouve sans instructeur-chef depuis le départ de Rick Campbell survenu trois jours après la conclusion de la dernière saison. Le club de la capitale venait de terminer au fond du classement avec une fiche de 3-15.

Desjardins n’a pas perdu de temps pour entamer ses recherches. Il a confirmé avoir déjà approché un candidat sans toutefois en révéler l’identité.

« Une première discussion quand même rapide pour savoir s’il y avait un intérêt mutuel. Puisque c’est le cas, je ne veux pas commenter plus. »

Impossible de savoir si c’est un des adjoints de Campbell lors des deux dernières saisons. Le coordonnateur des unités spéciales Bob Dyce a déjà dirigé les Roughriders de la Saskatchewan tandis que le coordonnateur défensif Noel Thorpe a été finaliste l’hiver dernier pour diriger les Lions de la Colombie-Britannique et les Argonauts de Toronto.

Les noms des deux hommes ont circulé en coulisses à travers la LCF.

D’autres possibles candidats selon nos sources ? Le coordonnateur offensif des Tiger-Cats de Hamilton, Tommy Condell, de même que l’ancien entraîneur-chef des Lions, DeVone Claybrooks.

Il y a six ans, le Rouge et Noir avait considéré les anciens instructeurs Marcel Bellefeuille et Danny Maciocia avant d’arrêter son choix sur Campbell.

Marcel Desjardins a répété avoir mis sur papier une longue liste de critères. « La personne qui va en cocher le plus devrait être la personne qui sera choisie », a-t-il expliqué.

Encore là, le dg franco-ontarien se fait discret.

« La seule chose que je vais dire, c’est ce que j’ai déjà mentionné lors de la conférence de presse. Je veux quelqu’un qui possède de l’expérience dans la Ligue canadienne de football. Je vais garder le reste des critères pour moi-même pour l’instant. »

Ottawa vise toujours avoir un nouvel entraîneur-chef en service avant la période des Fêtes. Des discussions se poursuivent aussi avec certains joueurs pouvant profiter de leur pleine autonomie en février.

Le Rouge et Noir s’est entendu en fin de saison avec cinq vétérans canadiens, dont le receveur Brad Sinopoli, le centre Alex Mateas et le membre des unités spéciales, Jean-Philippe Bolduc.

Parmi les joueurs dont le contrat vient à échéance, on retrouve le garde Nolan MacMillan, les botteurs Lewis Ward et Richie Leone, de même que les secondeurs Avery Williams et Kevin Brown de même que les demis défensifs Sherrod Baltimore et Anthony Cioffi.

Le demi de coin Jonathan Rose, qui a raté la majeure partie de la dernière saison en raison d’une blessure au cou, ne sera pas de retour à Ottawa. Sa carrière s’avère même compromise.

Un œil sur les Alouettes

Un autre dossier sur lequel les partisans du Rouge et Noir devraient garder un œil dessus ? Ce qui se passera chez les Alouettes de Montréal, toujours sans propriétaire.

L’équipe a indiqué vendredi qu’elle entamera la recherche d’un nouveau directeur général. Il ne serait pas surprenant qu’elle regarde vers Ottawa où le directeur du personnel des joueurs, Jean-Marc Edmé, vient de compléter sa quatrième saison. Il possède 13 années d’expérience dans la LCF, dont huit chez les Alouettes.

Edmé, 39 ans, a participé au dépistage des rangs professionnels et collégiaux chez le Rouge et Noir en plus de donner un coup de main dans la négociation de contrats. L’ancien centre-arrière a joué son football collégial chez les Cheetahs de Vanier en plus de porter les couleurs du Vert et Or de l’Université de Sherbrooke.