Vincent de Haître, Alexis Lepage et Karol-Ann Canuel
Vincent de Haître, Alexis Lepage et Karol-Ann Canuel

Des Jeux olympiques qui devaient commencer vendredi à Tokyo pour des athlètes d’ici

Alexis Lepage se trouve ces jours-ci à Victoria en Colombie-Britannique. Vincent De Haître, lui, revient de Milton, en Ontario. Quant à Nicholas Hoag, il s’entraîne avec ses coéquipiers de l’équipe nationale de volley-ball au centre sportif de Gatineau.

En temps normal, une vingtaine d’athlètes de la région de la capitale nationale serait en route vers Tokyo en vue des Jeux olympiques. L’événement devait se dérouler du 24 juillet au 9 août en sol japonais.

C’était le plan avant que la pandémie force le report des Jeux à l’été 2021.

«C’est sûr que j’y ai pensé dernièrement... Je serais peut-être même déjà là-bas depuis quelques jours. Peut-être nous aurions eu un camp d’entraînement non loin de Tokyo pour nous acclimater aux changements», laisse tomber Lepage, un triathlète de l’Outaouais qui a gagné une première médaille en Coupe du monde l’an dernier.

Ce dernier avait terminé troisième à Chengdu, en Chine. Il faisait partie des favoris pour se tailler une place au sein de l’équipe canadienne olympique en vue des Jeux de 2020.

«J’essaie maintenant de voir ça comme une bonne chose, dit-il du report d’un an. Ça me donne plus de temps pour me préparer, pour me qualifier.»

Lepage, 26 ans, est arrivé en Colombie-Britannique, il y a une douzaine de jours. Il compte y rester jusqu’en octobre.

«Pour m’entraîner avec mon coéquipier de l’équipe canadienne, Tyler Mislawchuk. Nous avons le même âge. Ça fait longtemps qu’on se connaît. Puis ça rend les entraînements moins lassants.»

Surtout que Lepage ne s’attend pas à prendre le départ de triathlons en 2020.

«Il y a des courses inscrites sur le calendrier... mais bon, moi je préfère me préparer pour le long terme. Je dois être dans ma meilleure forme possible cet hiver.»

Le processus de qualification devrait reprendre tôt en 2021.


« Je ne pense plus aux Jeux depuis un bout de temps. Depuis que ce fut annulé pour cette année. J’ai passé à autre chose »
Vincent de Haître

Quant à De Haître, il devait être confirmé au sein de l’équipe canadienne olympique en cyclisme sur piste. Une annonce était prévue à la fin mars, mais la pandémie a mis le tout sur la glace.

En coulisses, on dit que Cyclisme Canada pourrait dévoiler son alignement officiel d’ici le début du mois d’août.

«Je ne pense plus aux Jeux depuis un bout de temps. Depuis que ce fut annulé pour cette année. J’ai passé à autre chose», affirme De Haître, qui a passé les deux dernières semaines en camp d’entraînement en banlieue de Toronto.

Plus précisément, on l’a retrouvé au vélodrome de Milton avec les autres membres de l’équipe nationale.

«La piste était ouverte seulement pour nous, précise-t-il. C’était la première fois que nous étions en piste depuis les championnats du monde en février.»

Ce camp lui a fait du bien. Ses performances lors des séances l’ont aussi rassuré.

De Haître, 26 ans, s’était surtout entraîné dans les semaines précédentes en vue d’un retour sur glace en patinage de vitesse. Il compte se préparer en vue des Jeux olympiques d’hiver de 2022 à Pékin tout en peaufinant sa technique sur le vélo pour les Jeux d’été qui auront lieu à Tokyo, maintenant dans un an.

«Ce fut motivant pour moi de voir que je pouvais encore obtenir de bonnes performances en vélo sur piste, même si j’avais recommencé à m’entraîner pour le patin. Je te dirais que je suis arrivé au camp dans une très bonne forme physique. Cela a rassuré moi et aussi l’entraîneur. Ça démontre que je suis capable de jumeler les deux sports dans la prochaine année.»

L’ancien vice-champion du monde sur longue piste au 1000 m doit donner ses premiers coups de lame mercredi à l’ovale de Calgary.

Parmi les autres athlètes qui auraient pu se retrouver à Tokyo ces jours-ci, il y a notamment la lutteuse Erica Wiebe, les cyclistes Karol-Ann Canuel et Michael Woods, la sprinteuse Audrey Leduc, la spécialiste des haies Farah Jacques et la canoéiste Sophia Jensen.