Le président de la Fin de semaine des courses d’Ottawa, John Halvorsen, souligne que la capitale n’est pas la seule compétition en Amérique du Nord à souffrir d’une baisse des inscriptions.

Des coureurs moins pressés de s’inscrire

John Halvorsen a vécu la croissance fulgurante de la Fin de semaine des courses d’Ottawa. Ces jours-ci, le président du plus important rendez-vous sportif de la région est témoin d’un essoufflement.

L’ancien athlète de Chelsea se rappelle des années où ils étaient environ 10 000 participants à converger vers le centre-ville, non loin du parlement. L’événement a atteint un sommet de 49 000 inscriptions en 2014, une édition marquée par les 40 ans du Marathon d’Ottawa.

L’an dernier, ils étaient un peu moins que 43 000 personnes à fouler le bitume dans l’une des six épreuves. Il y aura encore moins de monde sur le fil de départ, le mois prochain, les 26 et 27 mai.

« Les inscriptions entrent au ralenti, avoue Halvorsen.

«Plusieurs facteurs s’avèrent hors de notre contrôle, dont la météo. De voir de la neige au sol en ce moment n’aide pas. Les gens ne pensent pas nécessairement à participer à une course à pied.»

Ce dernier compare la situation de la Fin de semaine des courses à celle de la Gatineau Loppet, dont les inscriptions s’avèrent à la merci de dame Nature depuis quelques hivers.

«Je connais les organisateurs. Ils ont le même problème. Quand il n’y a pas de neige, les gens attendent avant de s’inscrire.»

Par le passé, certaines épreuves de la Fin de semaine des courses affichaient complet avant le Jour de l’An. Ce fut le cas pour le demi-marathon et le 10 km.

On devait refuser aussi des inscriptions en vue du Marathon.

C’est loin d’être le cas en 2018.

«Nous n’afficherons pas complet.... peut-être seulement en vue du Marathon des enfants. En fait, nous nous approcherons de notre sommet de 1700 participants. C’est une bonne nouvelle quand tu cherches à bâtir une nouvelle génération de coureurs.»

Halvorsen souligne qu’Ottawa n’est pas la seule compétition en Amérique du Nord à souffrir. «Running USA a noté une tendance ces dernières années... Il y a de moins en moins de coureurs», dit-il.

Dotée d’un budget de fonctionnement de trois millions $, la Fin de semaine des courses est l’un des deux seuls événements au monde à offrir deux épreuves sanctionnées «OR» par la Fédération internationale d’athlétisme amateur (IAFF). Malgré la baisse d’inscriptions, ses organisateurs continuent à attirer des coureurs élites.

Des annonces sont prévues dans les prochaines semaines en vue du Marathon de même que le 10 km.

«Le gars qui vient de gagner le Marathon de Boston avait indiqué son désir de venir courir chez nous... Mais c’était avant qu’il gagne là-bas», indique John Halvorsen.

La Fin de semaine des courses sera occupée ce week-end. Elle présentera samedi la 12e édition de la Émilie’s Run, ce rendez-vous annuel de 5 km qui rend hommage à l’ancienne Olympienne Émilie Mondor décédée dans un accident sur la 417 en 2006.

L’événement qui était disputé auparavant en septembre sur la promenade de l’Aviation aura lieu à la Ferme expérimentale sur un parcours homologué par Athlétisme Canada.