Alexandre Gaumont a remporté le titre provincial chez les 165 livres.

Des choix importants attendent Gaumont

Deux combats, deux victoires par knock-out technique au deuxième round. Alexandre Gaumont a frappé fort au Défi des champions de Boxe Québec tenu le week-end dernier à Montréal.

Le droitier de Buckingham a remporté le titre provincial chez les 165 livres, ce qui lui a permis de se qualifier en vue des championnats canadiens prévus en mai. « J’aimerais bien gagner maintenant le titre national, avoue-t-il.

«Mais ça va être dur. Les dix meilleurs boxeurs de ma catégorie devraient être là. Ça va me permettre de voir où je suis rendu.»

Gaumont, qui est âgé de 24 ans, montre maintenant une fiche de 23-3, 14 KO dans les rangs amateurs. «Il avait perdu à son premier combat», rappelle son père et entraîneur, Marcellin Gaumont.

Une autre de ces rares défaites est survenue l’automne dernier, en demi-finale des Gants dorés. Une compétition qu’il avait pourtant remportée en 2018.

Cet échec lui a servi de source de motivation en se pointant au Défi des champions. Ce sont ses adversaires qui en ont payé le prix.

«Ç’a été une petite promenade dans le parc pour Alex, souligne le coach. L’entraîneur du deuxième gars qu’il a affronté a lancé la serviette pour arrêter le combat.»

Ce sera une première participation aux championnats canadiens pour le jeune Gaumont, qui a déjà combattu sur la scène internationale l’an dernier. L’équipe du Québec l’avait invité à un camp d’entraînement en Tunisie.

«Alex arrive à la croisée des chemins», estime Marcellin Gaumont.

Une victoire aux championnats canadiens pourrait valoir au boxeur du club BG de Buckingham une place au sein de l’équipe nationale en vue du prochain cycle olympique menant aux Jeux de 2024 à Paris. «Ou il pourrait décider de passer chez les pros», ajoute l’entraîneur.

Le principal intéressé, lui, ignore ce qu’il fera.

«Je ne suis pas pressé de boxer chez les pros, lance Alexandre Gaumont. Mais je ne suis pas sûr non plus que je veux attendre quatre ans... Je vais en parler avec mon coach. On verra.»

Sa force de frappe pourrait intéresser un promoteur ou deux. Son ratio de KO s’avère élevé dans les rangs amateurs.

«Sa puissance m’épate chaque fois. Ça fait mal quand il frappe, affirme Marcellin Gaumont. Il bouge aussi très bien le haut du corps. Il ne reçoit pas souvent des coups. J’imagine qu’il a un bon menton, mais il n’a jamais vraiment été testé.»

Fiston, lui, compte travailler sur sa vitesse dans les deux prochains mois afin de conquérir le titre canadien. «En boxe olympique, c’est moins la force qui compte, mais plutôt les coups qui touchent la cible, rappelle-t-il.

«Ça sera plus technique et rapide», ajoute le travailleur de la construction.