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Antoine Cyr se trouve en Europe depuis la deuxième semaine de janvier.
Antoine Cyr se trouve en Europe depuis la deuxième semaine de janvier.

Des championnats en manches courtes attendent Cyr

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
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Antoine Cyr risque de suer un coup aux championnats du monde seniors de ski de fond qui commencent mardi à Oberstdorf.

Cette partie de l’Allemagne est frappée par une vague de chaleur en plein mois de février. «Ça fait quatre jours que nous sommes ici et il a toujours fait au-dessus de 12 degrés Celsius. Tantôt, nous nous sommes entraînés en shorts et t-shirt», a relaté l’athlète de Hull lorsque joint lundi après-midi.

«Ça risque d’être comme ça pour tout le reste de la semaine. Les organisateurs ont commencé à restreindre les heures d’entraînement pour conserver la neige, même s’ils ne sont pas trop inquiets. Il y a encore pas mal de neige.»

Cyr, 22 ans, préférait rire de la situation. Surtout qu’il y a une semaine et demie, il se trouvait en Finlande.

Antoine Cyr

Le village de Vuokatti accueillait les championnats du monde des moins de 23 ans.

«Il faisait moins 20 degrés Celsius. Il faisait tellement froid à un certain moment qu’une course a dû être reportée d’une journée», a souligné Cyr.

Ce dernier se trouve en Europe depuis la deuxième semaine de janvier. Il a participé à trois étapes de la Coupe du monde avant de prendre le départ des Mondiaux U23.

Son meilleur résultat individuel a été une 37e place au skiathlon de Lathi.

«Je suis tombé malade à Falun. Je n’ai pas fait la course de distance. J’ai participé aux sprints. J’étais même 19e après le premier split, mais je n’ai pas pu continuer à ce rythme. Je n’avais pas l’énergie. Au moins, je sais que j’ai la vitesse pour bien faire.»

Aux Mondiaux U23, Cyr a notamment terminé 18e au 15 km de style libre.

«Tout allait bien. J’étais dans le top 10 jusqu’au 13e kilomètre puis j’ai éclaté. Je n’avais plus ce dont j’avais besoin pour me battre avec les meilleurs.»

Le produit du club Skinouk ne s’en fait pas. À ses yeux, il pourra rivaliser avec l’élite mondiale.

«Il me manque juste de l’expérience. Je n’ai pas encore 10 départs en carrière en Coupe du monde. Même si je les ai déjà vus à la télé, je découvre les parcours en ce moment. Même chose avec les protocoles de courses. Je me bats en ce moment contre des gars qui comptent plus de 35 départs en carrière. Et le reste de l’hiver, ces gars-là participent aux courses de la Coupe d’Europe.»

Des publicités qui détonnent

Antoine Cyr vivra ses premiers pas de skis dans un contexte de championnats du monde seniors à Oberstdorf.

Son premier constat jusqu’ici? C’est gros comme rendez-vous. C’est impressionnant aussi.

«Les équipes sont plus grosses. Les championnats du monde sont plus importants que les Jeux olympiques pour les Européens. On y accorde beaucoup d’importance ici. Je rentre de skier sur le parcours où il y avait des bannières publicitaires électroniques sur le bord, un peu comme celles qu’on retrouve sur les bandes au hockey. Les publicités défilent à la même vitesse que toi! Ça peut paraître niaiseux, mais c’est déstabilisant. Je ne suis pas habitué à ça.»

On est bien loin de la coupe Skinouk dans le parc de la Gatineau ou même des championnats de l’Est du Canada au centre Nakkertok.

«Je regarde les Norvégiens qui sont débarqués avec 15 skieurs. Ils ont trois camions de fartage, dont un gros. C’est malade! Nous, nous avons un petit camion.»

Cyr s’avère un des 10 fondeurs qui représenteront le Canada aux championnats du monde du 23 février au 7 mars. Dans le lot, il y a deux autres athlètes de l’Outaouais, Katherine Stewart-Jones et Laura Leclair.

Laura Leclair

Stewart-Jones, 25 ans, connaît la meilleure saison de sa carrière sur la scène internationale. Elle a notamment terminé 17e au départ groupé de 10 km de la Coupe du monde de Falun.