Le centre gatinois, Derick Brassard, est convaincu que son équipe va jouer du hockey inspiré afin de mettre un frein à sa série de six défaites consécutives.

De la frustration à évacuer

ROCKLAND — Derick Brassard pense qu’un affrontement contre le Canadien de Montréal au Centre Bell est l’occasion parfaite pour ses Sénateurs d’Ottawa de retrouver le droit chemin.

Le centre gatinois est convaincu que son équipe va jouer du hockey inspiré afin de mettre un frein à sa série de six défaites consécutives, contre un adversaire qui lui a infligé une cuisante défaite de 8-3 pas plus tard que le 30 octobre dernier, sur la glace du Centre Canadian Tire.

« C’est une opportunité parfaite pour nous de se remettre sur les rails, a-t-il lancé mardi après l’entraînement des siens tenu exceptionnellement à l’Académie CIH de Rockland. Il n’y a rien de mieux que de jouer contre ces gars-là, à cet endroit. On a eu une très bonne pratique après deux jours de congé où on a pu se regarder dans le miroir... Il y a beaucoup de frustration avec nos six défaites de suite, mais nous ne sommes pas loin, on joue du bon hockey, on ne trouve juste pas le moyen de gagner des matches en comptant des buts importants au moment opportun. »

Brassard avait justement cette occasion au bout de sa palette samedi avec environ une minute à faire au revers de 2-1 contre les Islanders de New York, alors que Matt Duchene l’a repéré dans l’enclave. Jaroslav Halak l’a cependant frustré sur ce qui était son neuvième lancer du match, à un de son record personnel établi quand il était avec les Rangers.

« J’aurais aimé ça (marquer là-dessus), c’était un beau jeu de Duchene derrière le but. J’ai eu la passe contre mon corps un peu. J’essaie de lancer plus souvent. Depuis une dizaine de matches, j’ai de très bonnes chances, de qualité ‘A’ tout le temps. Pour n’importe quelle raison, ça ne rentre pas en ce moment, un peu à l’image de notre séquence. Il faut rester confiant, quand tu as des chances de marquer et que tu joues bien, c’est bon signe. C’est ce qui arrive à notre équipe en ce moment, on n’est pas capable de scorer. Quand ça arrive, tu es hésitant, tu n’es pas aussi confiant. Juste compter un but peut aider à retrouver ta confiance », a-t-il souligné, notant que c’est ce qui devrait arriver à Duchene, auteur de son premier but avec Ottawa samedi.

« Il y a beaucoup d’hésitation dans notre jeu présentement. On fait des beaux jeux, mais quand on arrive au moment crunch pour la mettre dedans, des fois on hésite un petit peu », a-t-il ajouté.

Brassard n’a pas secoué les cordages lors des 13 dernières parties des siens, après avoir compté six buts lors des huit premiers matches. Il a été séparé du meilleur attaquant de l’équipe, Mark Stone, lors du dernier match, alors que ce dernier forme maintenant un trio avec Duchene et Mike Hoffman.

Le Gatinois se retrouve pour sa part avec Zack Smith et Bobby Ryan qui sont toujours en quête d’un premier but cette saison, en 13 et 14 matches, respectivement. À eux trois, c’est donc un total de 40 matches sans but que totalise ce nouveau trio où on retrouve deux joueurs qui ont raté des matches pour cause de blessures à des doigts.

« N’importe quoi pour essayer de donner un boost à l’équipe, je suis pour ça. Même si j’avais une bonne chimie avec Mark depuis le début de l’année, je ne pense pas que ça va aller nulle part. L’équipe a besoin d’un petit changement, un nouveau look », note-t-il.

CHABOT COMME 7e DÉFENSEUR

Les Sénateurs ont rappelé le défenseur Thomas Chabot de Belleville lundi soir, après l’avoir cédé à cette même formation pour qu’il aille jouer un match dimanche à Toronto.

Thomas Chabot

L’entraîneur-chef Guy Boucher a cependant indiqué que le meilleur espoir de l’équipe revient pour agir comme septième défenseur pour le long voyage qu’il entame, alors que Mark Borowiecki ressent toujours les effets de la commotion cérébrale qu’il a subie la semaine dernière.

« Ça nous prend sept défenseurs minimum dans un voyage comme ça... On va voir, j’espère qu’on va être capable de l’insérer dans un match, et à partir de là, on va voir. Il a bien fait à son dernier match, mais quand on regarde (Ben) Harpur, il fait très bien. (Fredrik) Claesson a été laissé de côté (vendredi à Columbus). On va voir, mais je suis bien content de son développement à date... Lors du dernier match, le jeu de puissance a été outstanding et il n’était pas là. Est-ce qu’il peut nous aider sur l’avantage numérique, oui. Mais est-ce nécessaire de l’avoir ? Non. Ça, c’est la vérité. On va le rentrer (dans l’alignement) quand on va sentir qu’on a l’opportunité, soit parce que quelqu’un ne joue pas bien, ou parce qu’il y a un blessé », a expliqué Boucher.