Vincent De Haître n’est pas encore qualifié pour les prochains Jeux olympiques. Il ne tient rien pour acquis, mais il est optimiste.

De Haître y est presque

Pour Ivanie Blondin, les essais olympiques en patinage de vitesse sur longue piste, cette semaine à Calgary, ne devraient pas être trop stressants. Ses résultats sur le circuit de la Coupe du monde, plus tôt cette saison, lui ont permis de se préqualifier sur 3000 et sur 5000 mètres.

Pour l’autre patineur franco-ontarien, ce sera une autre histoire.

Vincent De Haître n’a pas encore obtenu son ticket pour PyeongChang.

L’athlète d’Ottawa n’est pas trop nerveux. « Je ne suis plus exactement une recrue. Je fais davantage partie des cibles que les autres essaient d’atteindre », commente-t-il.

De Haître se dit, aussi, qu’il est passé bien près d’obtenir sa préqualification.

Il aurait pu le faire, sur 1500 mètres, en remportant une médaille sur le circuit de la Coupe du monde, tout en se maintenant parmi les cinq meilleurs au classement cumulatif.

Il a sa médaille, mais il figure présentement en septième position. « J’accuse un retard de quatre points sur le détenteur de la quatrième position. En Coupe du monde, ce n’est presque rien », dit-il.

Sur 1000 mètres, De Haître occupe présentement la quatrième place au classement. « Mais je n’ai pas de médailles. »

« J’aurais difficilement pu passer plus près de ma préqualification », dit celui qui ressentira néanmoins un peu de trac lorsqu’il se présentera sur la piste de Calgary qu’il connaît bien.

« Je pense que suis sur la bonne voie. Je suis quand même en santé. Ça va bien dans mes entraînements. J’ai apporté les améliorations qui étaient nécessaires. J’ai quand même assez de confiance. Oui, c’est toujours un peu stressant. Tout peut toujours arriver. Je pourrais ne pas me qualifier. Il ne faut cependant pas que je laisse ces idées m’entrer dans la tête. »

Les choses ont bien progressé pour De Haître, dans les quatre dernières années. En 2014, aux Jeux de Sotchi, il a pris la 20e position sur 1000 mètres.

L’an dernier, il a fracassé le record canadien sur cette distance, lors des Championnats mondiaux de sprint de l’International Skating Union (ISU).

Il a complété la saison au deuxième rang du classement général sur cette distance, au classement de la Coupe du monde.

De façon à rester bien concentré sur les objectifs à atteindre, l’athlète de 23 ans a choisi de rester loin de sa famille d’Ottawa durant les Fêtes.

« Je pense que ça fait bien six années d’affilée que je passe les Fêtes loin de la famille. Quand je suis à la maison, je ne peux pas m’ennuyer. C’est le prix à payer pour vivre la vie de patineur. »

Aux essais olympiques, De Haître tentera également sa chance sur 500 mètres.