Dave Léger derrière le banc du Dunaujvaros Acelbikak, de la Ersteliga de Hongrie.
Dave Léger derrière le banc du Dunaujvaros Acelbikak, de la Ersteliga de Hongrie.

Dave Léger déjà de retour en Hongrie

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
Alors que la Ligue nationale de hockey a réussi sa relance estivale pour compléter la saison 2019-2020 interrompue par la pandémie de la COVID-19, plusieurs circuits européens ont l’intention de commencer la campagne 2020-2021 en septembre comme prévu, la KHL en tête, qui a commencé son calendrier pré-saison.

Et elle n’est pas seule : l’ancien entraîneur des Gee Gees d’Ottawa Dave Léger est de retour en Hongrie alors que le camp d’entraînement de son club, le Dunaújváros Acélbikák, s’est mis en branle au début d’août. Son circuit, la Ersteliga, envisage également un début de saison «normal».

«Tout semble bien en place pour un début de saison prévu le 11 septembre. La Hongrie en tant que pays n’a pas eu beaucoup de cas de COVID-19, moins de 5000 cas avec un peu plus de 600 décès. Les ‘importés’ (joueurs et entraîneurs étrangers) ont dû se soumettre à des tests rigoureux avant d’arriver, et on a été accepté dans le pays après avoir soumis les résultats de deux tests en peu de temps. Nos joueurs ont ensuite dû se soumettre à une quarantaine et le gouvernement a vérifié où ils étaient régulièrement... Ce qu’on ne sait pas encore, c’est si les amateurs pourront assister aux matches. Notre aréna a une capacité d’environ 3000 spectateurs, mais on en attire en moyenne moins de 1000 à nos parties», a relaté Léger lorsque joint par le Droit lundi.


« À l’heure actuelle, les temps sont durs pour les hockeyeurs professionnels, il y a beaucoup d’incertitude dans le marché, beaucoup de joueurs qui sont disponibles. »
Dave Léger

Embauché par la formation située dans une petite ville située à 45 minutes de Budapest en janvier dernier, Léger effectue un retour en Hongrie alors qu’il y avait fait un séjour lors de la saison 2014-2015, attiré là par l’ancien Olympique Donald MacLean, dont il était l’adjoint alors que celui-ci commençait une carrière d’entraîneur — celle-ci a pris fin un an plus tard après un séjour comme adjoint avec les Greyhounds de Sault Ste. Marie, dans la LHOntario et ce champion de la coupe Memorial en 1997 vit maintenant à Halifax.

«Le calibre a augmenté depuis mon premier passage parce que la fédération hongroise a augmenté le nombre de joueurs importés permis de un ou deux à six... Ça fait que présentement, avec plusieurs ligues qui ne savent pas trop quand elles vont commencer, je suis soudain le meilleur ami de plusieurs agents», blague Léger, qui a cependant déjà embauché ses six joueurs étrangers, quatre Canadiens et deux Suédois.

«Il y a plusieurs joueurs de la Ligue américaine qui veulent s’amener en Europe vu que cette ligue ne commencera pas avant décembre. À l’heure actuelle, les temps sont durs pour les hockeyeurs professionnels, il y a beaucoup d’incertitude dans le marché, beaucoup de joueurs qui sont disponibles», a-t-il ajouté.

Léger, qui a dirigé récemment les Lasers de Kanata dans la Ligue centrale, est un habitué des expériences différentes outre-mer, lui qui a aussi été entraîneur dans la Ligue asiatique de même qu’en Pologne.

Cette année, le coronavirus l’a obligé à traverser l’Atlantique sans son épouse Darlene et leurs deux filles, qui sont restées à Ottawa.

«Mon épouse est enseignante. Normalement, elle et mes enfants me suivent où je vais ‘coacher’. C’est important pour mes filles de vivre des expériences dans des cultures différentes. Mais la réalité du virus complique les choses avec les quarantaines et tout ça. On va voir quelle sera la situation rendu aux Fêtes, si elles peuvent me rendre visite ou si je peux rentrer au Canada... Je me croise les doigts que la rentrée va bien se passer pour elles, alors qu’elles doivent retourner en classes après avoir fini le dernier semestre avec de l’enseignement en ligne. C’est le monde dans lequel on vit maintenant, tout le monde doit s’adapter», a souligné Léger, lui qui dirige autant la formation senior que celle pour les moins de 21 ans.