D’Artagnan Joly sera de retour au centre Robert-Guertin samedi soir avec le Drakkar.

D’Artagnan Joly en mode rattrapage

Michaël Joly a déjà fait beaucoup de dommage aux Olympiques de Gatineau quand il jouait pour l’Océanic de Rimouski.

Il avait même contribué à leur élimination au deuxième tour des séries de 2015. Samedi soir, D’Artagnan Joly, le cadet des sept frères gatinois, aimerait bien laisser sa propre marque lors du passage du Drakkar de Baie-Comeau au centre Robert-Guertin. Surtout que les Olympiques l’avaient réclamé au deuxième tour du repêchage de 2015 avant de l’échanger à Baie-Comeau pour obtenir Nicolas Meloche quelques mois plus tard.

« C’est toujours le fun de revenir au Vieux-Bob, là où tout a commencé pour moi. Ma famille pourra me voir deux fois de suite parce que nous sommes aussi à Boisbriand vendredi soir », a dit l’attaquant de 18 ans quelques heures avant d’affronter l’Armada.

Troisième meilleur compteur du Drakkar avec une récolte de 48 points la saison dernière, D’Artagnan Joly reconnaît qu’il n’a pas encore atteint sa vitesse de croisière cette année. 

Une vilaine blessure « au bas du corps » l’a tenu loin de la patinoire pendant sept mois. Cette blessure qu’il ne tient pas à publiciser l’a empêché de prendre part à son premier camp de la LNH avec les Flames de Calgary cet été. Il a également raté les neuf premiers matches du Drakkar cette année.

Après avoir marqué deux buts dans une défaite de 5-3 contre  l’Armada vendredi, il a maintenant amassé 14 points en 15 matches à sa troisième saison dans la LHJMQ.

« Ça faisait longtemps que je traînais une blessure, mais j’ai continué à m’entraîner fort quand même. J’ai fait tous les tests des combinés de la LNH avant le repêchage pour montrer que j’étais sérieux, mais en poussant trop fort, mon état s’est aggravé. J’ai reçu mes résultats de radiographies une semaine après avoir été repêché par les Flames et c’est là que j’ai dû tout arrêter. »

C’était la première fois de sa vie qu’il était vraiment blessé et ce « croc-en-jambe » est venu freiner ses ardeurs.

À Calgary quand même

« J’ai été obligé de prendre une grosse pause. Les Flames ont été bons avec moi. Ils m’ont quand même invité à leur camp afin que je me familiarise avec leur environnement. L’année prochaine, je serai un peu plus connu. Ils m’ont bien encadré pour traiter cette blessure, mais ça n’empêche pas que j’ai pris du retard sur tout le monde. »

Pendant que ces coéquipiers prenaient du coffre à l’entraînement cet été, Joly était au neutre.

« L’été, c’est fait pour prendre des forces et de la masse musculaire. À 16 ans, je pesais 168 livres à la fin de la saison. Quand je suis arrivé au camp à 17 ans, j’étais rendu à 186 livres. Je n’ai pas pu poursuivre dans cette voie cette année et ça se remarque dans mes batailles à un contre un. C’est frustrant de perdre une bataille contre une recrue de 16 ans. Je suis un gars compétitif et ce n’est pas censé arriver ! Je ne me sentais pas à la hauteur, mais mon entraîneur m’a aidé en me disant que mon retour allait se faire par étape. »

Aujourd’hui, le gaillard de 6’3’’ sent qu’il progresse, mais il n’est pas encore à 100 %. « Je ressens encore de la douleur quand nous jouons un deuxième match en deux soirs. »

Joueur offensif qui évolue auprès d’Ivan Chekhovich et Simon Chevrier, Joly sait qu’il a les outils pour faire scintiller la lumière rouge comme son frère Michaël. Il ne veut cependant pas établir d’objectif précis pour la prochaine saison.

« Parce que j’ai pris du retard, je n’ai pas les mêmes objectifs. On veut tous récolter des points, mais je veux commencer par gagner plus de batailles et polir mon jeu afin de devenir un joueur complet. »

Stranger Things

Parlant de Michaël, il dominait la Ligue de la Côte Est avec 13 buts en 14 matches avant d’être rappelé par le Rampage de San Antonio dans la Ligue américaine vendredi soir. Quant à D’Artagnan, son prénom original continue de lui attirer de l’attention. Après le personnage du Masque de fer, il doit maintenant faire face aux références à D’Artagnan, le nouveau monstre de la série Stranger Things sur Netflix. « Je n’écoute pas la série, mais ma mère m’en a parlé ! Mes coéquipiers ont du plaisir avec ça aussi. J’aurais peut-être dû faire du cinéma ! »

LES 67'S ONT MANQUÉ DE TEMPS

Les 67’s d’Ottawa devront apprendre à connaître de meilleurs départs. Vendredi, dans un deuxième match de suite, ils ont tiré de l’arrière 3-0, mais contrairement à la veille à Érié, ils ont manqué de temps pour effectuer une remontée.

Vaincus 5-4 par les Otters en prolongation jeudi, les 67’s se sont inclinés 3-2 contre les IceDogs du Niagara vendredi soir.

Mathieu Foget a amorcé la tentative de remontée en marquant le premier but des visiteurs avec sept minutes à faire au match, puis Graeme Clarke a réduit l’écart à un but à trois minutes de la fin.

Si Noel Hoefenmayer avait créé l’égalité avec huit secondes à faire dans le duel de la veille, le gardien Stephen Dhillon a mis fin à tout espoir des 67’s qui l’ont testé à 31 reprises vendredi. Olivier Tremblay a bloqué 21 tirs devant la cage des 67’s, qui étaient privés de Kody Clark, blessé au bas du corps jeudi.

C’est justement le jeune Graeme Clarke (16 ans) qui l’a remplacé dans le premier trio de la troupe d’André Tourigny.

Celle-ci complétera son voyage de trois matches en trois jours avec un arrêt à Hamilton samedi. Après ce match, les 67’s auront disputé 16 de leurs 26 premiers matches sur la route.