Mardi matin, on a mis en vente les billets pour le tournoi annuel des recrues de la Ligue nationale de hockey.

Dans un mois, le hockey

CHRONIQUE / On a l’impression que l’été s’étire et qu’il n’est pas près de s’en aller. C’est trompeur.

Mardi matin, on a mis en vente les billets pour le tournoi annuel des recrues de la Ligue nationale de hockey. 

Cette année, les espoirs des Sénateurs d’Ottawa y affronteront ceux du Canadien de Montréal et des Jets de Winnipeg. 

Ça va se passer à Belleville, du 6 au 9 septembre.

Le compte à rebours est donc officiellement débuté. Il reste moins d’un mois avant la reprise officielle des activités.

L’automne est pratiquement à nos portes.

On comprendra les partisans des Sénateurs de ne pas trépigner d’impatience.

Artem Anisimov, Tyler Ennis, Ron Hainsey et Nikita Zaitsev ont sans doute de très belles qualités en tant qu’êtres humains. Ces qualités devraient leur permettre de vite trouver leur place, dans le vestiaire.

Il ne faut cependant pas s’attendre à ce que les nouveaux venus deviennent les architectes d’une remontée spectaculaire au classement.

Sur la glace, les perspectives à court terme ne sont pas très réjouissantes.

Le problème, c’est qu’elles ne sont pas nécessairement meilleures dans les bureaux.

Une nouvelle est pratiquement passée sous silence, la semaine dernière.

Les Sénateurs ont perdu leur chef du marketing.

Ce sont des blogueurs qui ont annoncé le départ d’Aimee Deziel. Les médias n’en ont pas vraiment parlé.

J’ai obtenu la confirmation, mardi. Dans un bref communiqué, les Sénateurs ont affirmé que Mme Deziel quittera son poste «afin de relever de nouveaux défis à l’étranger».

On la remercie pour les «efforts déployés dans la préparation de la campagne de marketing pour la saison 2019-20, qui sera officiellement lancée dans les prochaines semaines».

Mme Deziel aura donc passé un peu moins d’un an à l’emploi des Sénateurs.

À l’été 2018, elle avait été une des deux embauches stratégiques de la direction. Nicolas Ruszkowski avait été embauché à titre de chef de l’exploitation. Il devait, en quelque sorte, s’installer à la tête d’une organisation qui manquait de direction, depuis le départ du président Tom Anselmi.

Aimee Deziel a été recrutée pour s’occuper de la mise en marché d’une organisation qui naviguait d'une controverse à l'autre.

M. Ruszkowski a quitté les Sénateurs au début du mois de mai dans des circonstances qui demeurent nébuleuses.

Mme Deziel le suit, maintenant.

Il reste un peu moins d’un mois à écouler avant le début du camp d’entraînement. Les Sénateurs n’ont pas de président. Ils n’ont pas de chef de l’exploitation.

Ils n’ont pas de chef de marketing. Et, jusqu’à preuve du contraire, ils n’ont pas de plan pour combler tous ces postes stratégiques vacants.

On pourrait aussi parler d’un autre fauteuil vide, dans les bureaux de direction.

À la fin du mois de mars, les Sénateurs ont annoncé l’embauche imminente d’un président chargé de superviser la section des opérations hockey. On se lançait alors à la recherche d’un homme d’expérience capable d’épauler le directeur général Pierre Dorion. On voulait embaucher quelqu’un de sage, capable de remplacer - en partie - le regretté Bryan Murray.

Avec la banque d’espoirs bien garnie et les nombreux choix de repêchage en banque pour les prochaines années, Ottawa est devenue une destination de choix pour les hommes de hockey de talent, disait le communiqué.

Quatre mois ont passé. On a cessé depuis longtemps d’attendre l’arrivée d’un homme de hockey de talent. Les candidats de choix ne se bousculent visiblement pas au portillon.

Dorion continue de travailler seul. Il a fait preuve d’ingéniosité, au cours des dernières semaines. Il a trouvé le moyen de compléter deux transactions qui permettront aux Sénateurs d’économiser plusieurs centaines de milliers de dollars, sans pour autant glisser sous le plancher salarial.

Il reste moins d’un mois avant la reprise.

Le jeune centre Colin White, une des belles surprises de la dernière saison, n’a toujours pas signé son nouveau contrat.

Il reste moins d’un mois avant la reprise et rien de tout cela ne semble bien réjouissant.

Le pire est derrière nous, clamait Dorion, il n’y a pas si longtemps.

C’est difficile de partager son optimisme.