Antoine Cyr, de Hull, en sera à ses débuts en Coupe du monde. Zoë Williams, de Cantley, Laura Leclair, de Chelsea, et Katherine Stewart-Jones, également de Chelsea, seront elles aussi à Québec pour affronter l’élite mondiale du ski de fond.

Cyr et Williams accèdent à la Coupe du monde

Cette fois-ci, le cœur de Zoë Williams n’a pas été brisé. Cette fois-ci, son nom a été appelé par les dirigeants du ski de fond au pays.

La jeune femme de Cantley fait partie des 29 athlètes sélectionnés par Nordiq Canada afin de représenter le pays, le week-end prochain, aux finales de la Coupe du monde à Québec. Un sprint et deux courses de distance auront lieu sur les plaines d’Abraham pendant ces trois jours.

La liste des heureux élus a été dévoilée dimanche lors d’une soirée tenue au Musée de l’histoire dans le cadre des championnats canadiens qui se déroulent en Outaouais pour la première fois depuis le milieu des années 1990.

« J’ai eu l’appel la veille. J’étais excitée, surtout que j’avais été malade au début de ces championnats qui servaient de qualifications. J’étais inquiète », a raconté Williams, qui effectuera ses débuts sur le circuit de la Coupe du monde.

« Habituellement, je suis malchanceuse. Je suis la fille qui rate tout juste les sélections. C’est ce qui s’est produit par le passé en vue des championnats du monde juniors et des moins de 23 ans. »

Williams, 21 ans, a fait ses classes au sein du club Nakkertok. Elle habite à « dix minutes de route » du centre de ski qui accueille les championnats canadiens.

Sa famille carbure à ce sport. Ils sont six enfants chez les Williams.

L’aîné Ezekiel, 26 ans, a déjà participé aux Mondiaux juniors en 2013 en République tchèque. Un autre frère, Jesse, est entraîneur à Nakkertok en plus d’avoir conçu le logo des championnats canadiens. « Mes deux sœurs plus jeunes et mon frère plus jeune ont skié durant les championnats », a souligné Zoë Williams, qui étudie en neurosciences et santé mentale à l’université Carleton. « Il me reste une autre année. Par la suite, je compte diriger mes énergies vers le ski de fond et voir ce qui se produit en 2022. »

Ce sera l’année des Jeux olympiques à Pékin.

Williams ne sera pas la seule fondeuse de l’Outaouais aux finales de la Coupe du monde, à Québec. Ils seront trois autres.

Katherine Stewart-Jones était déjà qualifiée en raison de sa participation aux championnats du monde. Laura Leclair, de Chelsea, prendra aussi le départ, tout comme Antoine Cyr, de Hull.

Dans le cas de Cyr, âgé de 20 ans, ce sera aussi ses premières glisses dans un peloton de la Coupe du monde. « Je suis passé très proche de participer à des courses après les Mondiaux des moins de 23 ans, mais ça n’a pas fonctionné. J’étais un peu déçu. Là, je suis vraiment content », a soutenu le produit du club Skinouk qui s’entraîne maintenant au CNEPH à Saint-Ferréol-les-Neiges.

Cyr s’est rappelé dimanche une expérience vécue en mars 2016 au parc Jacques-Cartier. L’élite de la Coupe du monde était débarquée à Gatineau pour des sprints.

On l’avait choisi avec d’autres ados pour ouvrir les pistes.

« Je m’imaginais un jour avec un vrai dossard de compétiteur. Ce rêve va maintenant se réaliser la fin de semaine prochaine », a lancé Antoine Cyr.

Grand succès

Ce dernier a tenu à rendre hommage aux organisateurs des championnats canadiens qui se déroulent au centre Nakkertok depuis mercredi. « C’est fou comment il y avait du monde dans le stade. C’était plein dans les derniers jours. C’est un grand succès », a-t-il dit.

Ces championnats prendront fin mercredi. La majorité des gros noms ne sera pas en action dans les prochains jours, question de refaire le plein d’énergie avant les finales de la Coupe du monde.