Jusqu’ici, 67 181 amateurs se sont déplacés au Centre Canadian Tire pour assister au Roar of the Rings. Sur la photo, on voit Chelsea Carey, de Calgary, en action pendant la journée de jeudi.

Curling Canada s’intéresse à Guertin

Le prochain événement majeur que Curling Canada octroiera à la région de la capitale nationale pourrait bien aboutir à Gatineau.

Ottawa a accueilli le Brier en mars 2016 à la Place TD. C’est sans compter le Roar of the Rings, le surnom aux sélections olympiques qui se déroulent depuis samedi au Centre Canadian Tire (CCT).

« Nous suivons attentivement le dossier du nouvel aréna Guertin », a confirmé au Droit le directeur des communications de la fédération nationale de curling, Al Cameron.

Gatineau a donné le feu vert à un projet de construction de 104 millions $ d’un nouvel amphithéâtre comprenant quatre glaces, dont une destinée au club de hockey junior des Olympiques de Gatineau. On retrouverait plus de 4000 sièges et 40 loges pour la surface de jeu principal.

Le Brier a été présenté en mars dernier au centre Mile One, à Saint-Jean, Terre-Neuve. L’endroit pouvait asseoir plus de 6000 personnes.

Gatineau a accueilli le Brier une seule fois de son histoire en 1967. La dernière fois que le Québec a été hôte de ce championnat canadien masculin, c’était en 1988 à Chicoutimi.

« Un aréna pouvant accueillir environ 5000 personnes, c’est parfait pour le Tournoi des Cœurs ou la Coupe Canada, a souligné Cameron. Il y a plusieurs événements prestigieux que nous pourrions présenter dans ce nouvel aréna, même les championnats du monde. »

Depuis 2009, Gatineau est le site d’une étape du World Curling Tour (WCT), plus précisément au centre Robert-Rochon situé dans le secteur Masson-Angers.

« Gatineau possède une belle tradition de curling. Puis la ville se retrouve voisine d’un marché important à nos yeux. Cette possibilité nous intrigue beaucoup », a pris le soin de noter Al Cameron.

L’entrevue se déroulait en matinée, jeudi, lors des premiers matches de la journée du Roar of the Rings. Le sujet principal devait être les assistances. Elles sont en dessous des attentes depuis le début des essais olympiques.

Ils étaient 3688 personnes lors de ces deux joutes.

La foule la plus importante a été enregistrée samedi après-midi lors des quatre premières joutes de l’événement. Plus de 5774 spectateurs s’étaient déplacés afin d’encourager la favorite locale Rachel Homan d’Ottawa.

Jusqu’ici, 67 181 amateurs ont assisté au Roar of the Rings. Si la tendance se maintient, ce sera moins que les 137 000 personnes qui ont acheté des billets lors des essais en 2013 à Winnipeg. Quatre ans auparavant à Edmonton, un total de 175 000 amateurs avaient encouragé l’élite canadienne.

« C’était à prévoir, a soutenu Cameron au sujet des ventes qui ont tourné au ralenti à Ottawa. Le marché est saturé. Nous avons octroyé la présentation du Roar of the Rings avant l’annonce de la venue du match de la coupe Grey et du match en plein air de la LNH. Cela dit, l’événement a été bien organisé. Les Sénateurs d’Ottawa s’avèrent des hôtes incroyables. »

Pourquoi le Roar of the Rings ne se déroulent pas dans un aréna plus petit tel que celui de la Place TD ? « C’est simple. Les dirigeants de la Place TD n’ont pas soumis de proposition afin d’accueillir le tournoi », a indiqué Al Cameron.

« Nous ne sommes pas le seul sport qui fait face à des défis ces jours-ci pour vendre des billets. C’est le cas du patinage artistique. Le match de la coupe Grey n’a pas été disputé à guichets fermés en 2016 à Toronto. Puis Montréal a eu de la difficulté à remplir les gradins pour le Championnat du monde de hockey junior. »

LE CHAMPION OLYMPIQUE EN TITRE ÉLIMINÉ

Il y a quatre ans, Brad Jacobs avait gagné toutes ses parties afin de se qualifier en vue des Jeux à Sotchi. On connaît la suite. Le skip de Sault-Sainte-Marie a mis la main par la suite sur l’or olympique en sol russe.

Un titre qu’il ne pourra pas défendre à Pyeongchang en février.

Brad Jacobs

Jacobs et ses coéquipiers ont été éliminés jeudi soir au Roar of the Rings, à Ottawa. Même s’ils remportent leur dernier match vendredi et terminent avec une fiche de 4-4, ils ne pourront pas participer aux éliminatoires.

Le quatuor du Nord de l’Ontario savait qu’il était dans le trouble plus tôt jeudi après une autre défaite. Mais il s’accrochait à un mince espoir d’accéder à un match de bris d’égalité.

« On n’est pas mort, mais on n’est pas fort », avait soutenu Jacobs.

« Ça ne ressemble en rien à la dernière fois (en 2013) où tout semblait bien aller », avait-il avoué. Jusqu’ici, on sait que l’équipe de Kevin Koe, gagnante du Brier en 2016 et invaincue en sept parties à Ottawa, sera de la finale masculine. Le champion olympique de 2006 à Turin, Brad Gushue, lui est assuré de jouer en demi-finale, ayant gagné jusqu’ici cinq de ses sept parties.

Reste à voir contre qui. Ce sera McEwen, Carruthers ou Bottcher.Chez les femmes, seule Chelsea Carey sait qu’elle disputera un match éliminatoire. Elle n’a pas encore perdu.

La favorite locale Rachel Homan montre une fiche de 6-1 après sa victoire de 7-5 jeudi contre Val Sweeting. Elle se retrouvera dans le pire des scénarios dans un match suicide. Mais une victoire vendredi contre la championne olympique en titre Jennifer Jones lui donnera accès à la demi-finale.

Ce choc entre Homan et Jones est le plus attendu du tournoi à la ronde. C’est pourquoi les organisations l’ont placé en soirée de la dernière journée de la semaine.