Danyk Croteau affrontera un Mexicain âgé de 38 ans, mercredi prochain.

Croteau affrontera une recrue de 38 ans

La petite Olivia tenait une corde à danser non loin du ring. Elle essayait d’imiter son papa qui va disputer son prochain combat dans quelques jours.

« Elle va avoir deux ans au début du mois de novembre », soulignait fièrement Danyk Croteau en regardant sa fille, vendredi, lors d’un entraînement public au club Final Round. Le boxeur de Gatineau participera au gala organisé par le Groupe Yvon Michel (GYM), mercredi soir, au Casino du Lac-Leamy.

Le droitier âgé de 27 ans n’a pas échangé de taloches avec un adversaire depuis décembre dernier. 

Il avait mis seulement 104 secondes pour gagner via knock-out.

« Je ne m’attends pas que ce soit la même chose cette fois-ci. Mais ça ne prend seulement qu’un coup de poing parfois à la boxe », rappelait Croteau (2-1, 1 KO).

Ce dernier connaît peu de choses au sujet de Raul Correa, l’homme recruté pour l’affronter au milieu de la semaine prochaine. Le Mexicain s’avère une recrue âgée de... 38 ans qui a effectué ses débuts chez les pros en juin, gagnant ses trois combats.

« Nous n’avons vu aucune vidéo de lui, a indiqué l’entraîneur Éric Bélanger.

«Est-ce qu’il sait vraiment boxer ? Nous ne savons pas vraiment à quoi s’attendre de lui. Peut-être que ça fait 20 ans qu’il s’entraîne dans un gym et qu’il a finalement décidé de commencer à faire des combats... J’espère qu’il ne va pas nous surprendre, mais ça reste un risque pour Danyk.»

Croteau, lui, s’avérait tout sauf nerveux.

«Je m’adapte vite. Je vais réussir à placer mes coups, a-t-il commencé par dire.

«J’ai hâte de le voir dans le ring. Je sais qu’il a gagné contre des gars qui n’avaient pas de bonnes fiches, qu’il a seulement gagné une fois par knock-out. Ça ne semble pas un grand cogneur.»

L’ancien soldat n’a pas modifié sa préparation par rapport à ses autres combats précédents. «Nous avons gardé la recette gagnante», a-t-il fait valoir.

Sept combats sont prévus lors du gala du 25 octobre dont la finale mettra en vedette Marie-Ève Dicaire chez les mi-moyens.

Le promoteur Yvon Michel tient à faire d’elle la prochaine championne du monde de son écurie de boxeurs. Dicaire, qui est invaincue en huit sorties chez les pros, participait à l’entraînement public, tout comme plusieurs autres pugilistes, dont le champion WBA-NABA Canada des poids moyens, Patrice Volny (8-0, 6 KO).

Ce dernier partage ses semaines entre Ottawa et Montréal, s’entraînant la moitié du temps sous les ordres de Bélanger. Il devait se mesurer initialement à Manny Siaca (25-8, 20 KO).

Mais le vétéran de Porto Rico, qui a déjà été champion du monde WBA en 2004, s’est désisté.

«Avec tout ce qui s’est passé là-bas dans les dernières semaines, c’était rendu compliqué pour lui de s’entraîner et se préparer pour le combat», a expliqué Bélanger.

Finalement, ce sera l’Argentin Genaro Quiroga (14-12, 9 KO) qui tentera d’infliger un premier revers à Volny.

La chanteuse d’opéra Claire Hafner disputera son 
troisième combat chez les professionnels, mercredi.

Boxeuse et... chanteuse d’opéra

Claire Hafner est une habituée des grandes scènes. Un soir, des amateurs de sports applaudissent ses talents de boxeuse entre les câbles. Une autre journée ? Elle se retrouve devant des mordus des arts, debout sur les planches du Centre national des arts (CNA) à faire vibrer ses cordes vocales.

La femme âgée de 40 ans est chanteuse d’opéra depuis deux décennies. Elle participait notamment à un spectacle mercredi pour une œuvre caritative.

Mercredi prochain, un autre rendez-vous important l’attend. 

Celui-là au Casino du Lac-Leamy. 

L’athlète originaire d’Ottawa enfilera des gants afin de se battre en sous-carte du gala de GYM.

On la verra dans un affrontement chez les 185 livres en remplacement de Vanessa Lepage-Joanisse, blessée.

« C’est énorme pour moi ça. C’est mon troisième combat en carrière chez les pros, mais mon premier dans mon patelin », a expliqué le poids lourd, qui a remporté la victoire en mai puis perdu en août, chaque fois au Nouveau-Brunswick.

Cette fois-ci, elle ne sera pas la vilaine qui tente de vaincre la favorite locale.

« C’est à la fois excitant, mais épeurant de se battre devant parents et amis. Il y aura une certaine pression sur moi de bien faire.

«Mais en même temps, ce n’est pas trop différent d’être chanteuse. Ce sont deux rôles très individuels. Tout le monde te regarde. Quand tu chantes, tu n’as pas à craindre toutefois d’encaisser des coups, mais tu peux oublier des mots !»

Hafner se met à rire en offrant ce commentaire.

Sur un ton plus sérieux, l’artiste et sportive souligne avoir participé à plusieurs marathons et triathlons avant de se tourner vers la boxe, il y a presque cinq ans. Elle a conservé une fiche de 12-3 dans les rangs amateurs, «gagnant quelques tournois».

Claire Hafner souligne fièrement n’avoir jamais visité le tapis dans le ring. «Je me retrouve au sol seulement durant les opéras quand mon personnage doit mourir, a-t-elle précisé en riant de nouveau.

«Je compte bien que ça reste encore comme ça lors du prochain combat !»