L'ancien du Fury d'Ottawa, Maxime Crépeau s'aligne aujourd'hui avec les Whitecaps de Vancouver dans la MLS.

Crépeau et Dos Santos sont reconnaissants envers l’Impact

MONTRÉAL — Marc Dos Santos et Maxime Crépeau se présenteront au stade Saputo mercredi soir avec le désir de vaincre. Un désir de vaincre qu’ils ressentent à chacune de leurs sorties et qui ne sera pas amplifié par des sentiments de rancune, ni même d’amertume, envers l’Impact de Montréal.

Maintenant de fiers porte-étendards des Whitecaps de Vancouver à titre d’entraîneur-chef et de gardien numéro un respectivement, Dos Santos et Crépeau, en fait, n’avaient que des fleurs à lancer à l’organisation montréalaise qui, ont-ils affirmé, leur a servi de rampe de lancement.

Même s’il est heureux dans ses nouveaux quartiers en Colombie-Britannique, Dos Santos vit une saison difficile à la barre d’une équipe en transition. Il se dit toutefois optimiste pour l’avenir grâce à un groupe de joueurs autour desquels, croit-il, il sera possible de relancer l’organisation.

L’un de ces joueurs est Crépeau, qui a signé une entente de deux saisons, assortie d’une année d’option, il y a environ un mois.

« Je connaissais Max. Il est l’un des premiers jeunes gardiens que j’ai appelés quand j’ai dirigé l’Impact en NASL. Et déjà là, il avait de très bonnes qualités », a rappelé Dos Santos.

« Ce qui a été frappant pour moi, ç’a été sa saison à Ottawa (l’an dernier), a-t-il ajouté. Dans une équipe qui ne faisait pas trop bien, une équipe qui n’a pas fait les séries, il a réussi à montrer beaucoup de qualités. Pour nous, quand l’opportunité est arrivée, c’était une évidence pour nous. »

S’il était encore méconnu parmi les partisans de soccer en Amérique du Nord, Crépeau s’est chargé de modifier cette perception en réalisant une performance record de 16 arrêts, samedi soir, dans une défaite de 3-1 contre les Earthquakes de San Jose. Ces derniers, qui aiment se lancer en attaque, ont décoché pas moins de 43 tirs dans sa direction.

« Je prenais ça un ballon à la fois. Je me concentrais sur le jeu. C’est quelque chose d’important, dans les moments comme ça, dans les matchs qui ne tournent pas de ton côté, d’être là pour tes coéquipiers. C’est ça que j’ai essayé de faire », a-t-il raconté avec humilité.

Comme Dos Santos, Crépeau ne ressent aucune animosité à l’endroit de l’Impact, qui l’a laissé partir en décembre dernier pour presque rien.

« Je m’entends super bien avec tout le monde de l’organisation. Je l’ai dit dans toutes mes entrevues, je le dis à tout le monde, que c’est important de dire merci à Montréal, parce que c’est eux qui m’ont donné l’opportunité quand j’avais 18 ans et ils m’ont formé. J’ai vu Phil Eullaffroy hier (lundi), et je lui ai donné un gros câlin. C’est mon premier coach formateur. C’est lui qui m’a mis dans les buts quand j’avais 15 ans. Franchement, je remercie l’organisation et la page est tournée depuis longtemps. Je suis à Vancouver, et je suis extrêmement heureux. »

Crépeau se sent flatté de faire partie du noyau de joueurs autour desquels les Whitecaps veulent rebâtir.

« Je suis vraiment reconnaissant que l’organisation me manifeste cette confiance. Lorsque tu reçois un vote de confiance, tu dois tout simplement aller sur le terrain, t’amuser, t’exprimer et te donner à 100 pour cent », a-t-il résumé.