Le sélectionneur de la Belgique Roberto Martinez en compagnie de son joueur vedette Kevin De Bruyne.

«Opportunité unique» contre la France

SAINT-PÉTERSBOURG — « Une opportunité unique » de remporter la Coupe du monde pour le sélectionneur de la Belgique Roberto Martinez et les retrouvailles entre la France et Thierry Henry : voici les deux thèmes qui ont dominé lundi la conférence de presse avant la première demi-finale du Mondial-2018 mardi.

Près du but

Roberto Martinez (sélectionneur de la Belgique) : « Il s’agit d’une opportunité unique pour toute l’équipe, pour toute la Belgique, pour tout le dur travail qui a été fait, non pas seulement depuis ces deux dernières années, mais depuis ces 10-15 dernières années à développer ces jeunes joueurs. »

Kevin de Bruyne (milieu de la Belgique) : « (Martinez) nous a rapprochés ensemble en nous donnant plus de conviction qu’on pouvait gagner. Peut-être (qu’avant) en Coupe du Monde ou lors des Euros, certains joueurs n’avaient pas du tout ce sentiment. Maintenant, il y a davantage ce sentiment de confiance les uns envers les autres pour être plus performant que jamais. Quand vous êtes arrivés (en demies), vous voulez continuer jusqu’à la fin. »

Hugo Lloris (capitaine de l’équipe de France) : « Je crois qu’on a l’opportunité de marquer l’histoire de l’équipe de France, c’est surtout ça. On se rapproche du but. On le sait, c’est de plus en plus difficile, l’adversaire demain sera encore plus fort. Je pourrais uniquement le dire à la fin du tournoi, mais en tout cas, il y a un bon mélange entre joueurs expérimentés et cette nouvelle génération avec un potentiel énorme. On ne connaît pas trop ses limites et c’est ce qui fait la force de cette équipe. On avance avec la confiance acquise au fil des étapes, et demain, c’est encore une autre étape qui sera importante dans nos carrières à tous. »

Henry, « une situation difficile »

Didier Deschamps (sélectionneur de l’équipe de France) : « Ça me fait plaisir, c’est quelqu’un que j’apprécie. On s’est côtoyés en tant que partenaires. Lui était tout jeune, il débutait, et moi j’étais plutôt en fin de carrière. Il a pris le bon wagon. Je suis heureux pour lui de tout ce qu’il a fait de très bien après, j’ai pu le regarder et apprécier tout ce qu’il a fait, en club et en équipe nationale. Évidemment, c’est une situation difficile pour lui. Cela arrive des fois en club : quand vous êtes dans un club étranger et que vous revenez jouer contre un club français, vous faites partie de l’équipe ennemie. Là, c’est encore un cran au-dessus, puisqu’il va être sur le banc, et en face il y a son pays, sa nation. Mais il savait très bien, à partir du moment où il fait partie de l’encadrement comme adjoint de Martinez, que ça pouvait être un cas de figure. Quant à moi, sur un plan personnel, c’est avec un grand plaisir que je vais le revoir demain » (mardi).

Kevin de Bruyne : « Peut-être qu’il va chanter La Marseillaise, ce que je trouve normal. Mais après il n’a pas dit grand-chose sur l’équipe de France. Pour lui, peut-être que (mardi) ce sera un peu difficile, mais il travaille maintenant pour la Belgique, il veut qu’on gagne. »

Roberto Martinez : « Il nous amène ce qu’un ancien footballeur d’élite pense. Ensuite c’est un coach, qui par son dévouement, son attention aux détails, essaye d’aider n’importe quel joueur de l’équipe. Il était la pièce parfaite qui manquait à notre staff technique. Durant ces deux dernières années, il nous a amené ce qui nous manquait : l’expérience du niveau international, le savoir-faire pour gagner une Coupe du monde, pour être un footballeur, comment vous devez vous comporter sous le regard du monde entier, et savoir ce que vous ressentez dans ces moments-là. »